Pérou

Pérou : infos utiles avant le départ

Pérou ! Un pays oh combien merveilleux ! Sans aucun doute le voyage le plus beau et le plus intense que nous ayons fait jusqu’à présent ! Mais avant de partir découvrir ce pays d’Amérique du Sud, voici un article pour te donner tout plein de petits conseils avant le jour J.

 

Quand partir au Pérou?

 

Nous concernant, nous sommes partis en juin mais tout dépend de l’endroit ou tu veux aller, car le Pérou est un pays très grand avec des climats qui selon les endroits peuvent être différents.

Étant dans l’hémisphère sud, les saisons sont plus ou moins inversées par rapport à chez nous, mais ici on va plutôt parler de saison sèche et de saison des pluie.

Dans ce pays, il faut faire la distinction entre 3 endroits :

 

  • La cote : ici pour avoir beau temps mieux vaut privilégier les mois de décembre à février ou les températures peuvent avoisiner les 30°C. De juin à aout, se sont les mois les plus froids avec environ 15° à 20°. Mieux vaut ne pas aller sur Lima et le reste de la cote à cette période, tu y trouveras la « garua », genre de brume humide permanente qui ne laisse passer aucun rayon du soleil, autant dire que l’ambiance y est assez triste. Ici nous l’avons clairement constaté, des qu’on arrivait à Lima en avion, nous rentrions dans une grisaille assez impressionnante et pesante.

 

  • Les Andes / Altiplano : un endroit à éviter absolument entre novembre et mars, non seulement car la plupart des sommets sont tous dans les nuages mais surtout car il s’agit de la saison des pluies et certaines routes peuvent même être coupées à la circulation à cause des crues. Nous connaissons plusieurs personnes qui se sont rendus là-bas à cette période… Bé crois nous, c’était loin d’être une partie de plaisir! Ici il faut privilégier les mois de mai à septembre qui correspondent à la saison sèche, avec un grand soleil le jour et des nuits relativement fraiches. Les mois d’avril et octobre sont souvent des mois de transition

 

  • L’Amazonie : même topo que pour les Andes. Les températures sont cependant plus chaudes lors de la saisons sèche, elles peuvent monter jusqu’à 30°C voir plus, sans oublier l’humidité qui va avec.

 

Peu importe l’endroit ou l’on se rend, au Pérou, il convient toujours d’avoir avec soi un bon imperméable. En haute altitude et en Amazonie personne n’est à labris d’une bonne pluie, même pendant la saison sèche 😉

Arrivée du trek de Santa Cruz à Cashapampa

Carte Sim locale

 

Nous avons fait le choix d’acheter une carte Sim locale afin de faciliter les échanges avec les différentes agences par lesquels nous sommes passées pour nos randos / treks et ainsi ne pas courir derrière le wifi en cas de besoin. Au Pérou, le wifi n’est pas non plus d’excellente qualité, en général il y a souvent mille et une personne dessus, ne t’attend donc pas à avoir une super connexion. 

Niveau opérateurs téléphoniques on entend souvent parler Claro, Movistar ou encore Bitel. Claro, serait d’après les dires, celui qui possèderait la meilleure couverture réseau sur l’ensemble du pays et pour l’avoir choisi au cours de nos trois semaines de voyage, on peut dire qu’on captait même par moment en pleine montagne (bon par contre des qu’on montait vraiment en altitude il n’y avait plus de réseau ^^). On a été très satisfait de cet opérateur.

Pour acheter une carte sim il faut se rendre dans un « Centro de Atencion Claro » et fournir son passeport. Il y en a un sous forme de kiosque à l’aéroport de Lima, à l’endroit ou l’on récupère les bagages vers la sortie (seulement pour les vols internationaux, les vols locaux, eux, ne sortent pas au même endroit). C’est donc à cet endroit que nous avons acheté notre carte sim le jour même de notre arrivée au Pérou. La Sim coute 5 S/ et il y a plusieurs recharges ou forfaits possible :

Si tu souhaites utiliser en priorité internet il y a des recharges spéciales internet : 100MO pour 3 S/ (même pas 1€) jusqu’à 3Go pour 30 S/ (un peu moins de 10€)

Un forfait pour 3 semaines avec appels et internet illimités coutent environ 130€

Si tu envisages d’opter pour les recharges à la place du forfait, tu pourras également les acheter dans les petites supérettes de quartier, pharmacies etc

En plein trek de Santa Cruz

Les taxis

 

Quelques conseils pour ne pas te faire avoir. Lorsque tu arriveras dans un aéroport ou une station de bus, tu auras forcément mille et un taxis qui te sauteront dessus pour te proposer leurs services. Ici il convient d’être un minimum sur ses gardes car des taxis il y en a des fiables et des pas fiables (principalement à l’aéroport de Lima qui se situe dans une zone craignos).

 

Pour éviter tout problème, il convient de passer par une compagnie de taxi officielle. A Lima par exemple tu trouveras : Taxi 365, Taxi Directo ou encore Taxi Green. Dans les aéroports il est recommandé de réserver son taxi dans les bureaux de ces derniers (ils se situent juste avant la sortie de l’aéroport). Une course jusqu’au centre ville de Lima ne doit pas dépasser les 60 S/ (en dehors de la capitale, le prix doit être moins chère. A Arequipa par exemple, nous avons payé 30 S/ pour rejoindre le centre ville depuis l’aéroport). Négocie toujours le prix avant de monter. N’hésite pas non plus à demander la carte du chauffeur pour t’assurer qu’il fasse bien partie de la compagnie en question. A l’exterieur de l’aéroport les prix sont souvent plus attrayants mais attention, cela n’est vraiment pas recommandé niveau sécurité, surtout lorsque l’on débarque en mode backpacker (on va dire qu’on est vite catalogué : « touristes = argent »). Veille également à avoir de la monnaie car les chauffeurs ont rarement de quoi rendre sur un gros billet.

 

Une fois dans le taxi, lorsque tu arriveras à destination, attend toujours que le chauffeur sorte le premier de la voiture (au moins tu seras sur qu’il ne partira pas d’un coup avec ton sac à dos dans le coffre). Attend toi aussi à une conduite assez sportive et sache que Lima est une ville très embouteillée. Le jour de notre arrivée nous avons mis 1h30 pour faire de l’aéroport à la station de bus (alors que Google Map indiquait 25min)… Mieux vaut donc prévoir large. Dans cette ville les bouchons peuvent durer facile jusqu’à 21h.

 

Un taxi officiel possède en général un signal lumineux sur le toit avec le logo « Taxi ». Certains ont un damier sur les 2 cotés du véhicule sous forme de sticker (ce dernier peut être noir et blanc ou encore noir et jaune). Le chauffeur doit impérativement avoir une carte officielle.

 

En descendant des différents bus que nous avons pris, nous n’avons jamais réservé notre taxi dans un bureau car il n’y en avait pas. Nous avons donc eu directement à faire au chauffeur (il y en avait des dizaines présents au pied du bus, même en pleine nuit). Ici en général, ils te montreront tous leur cartes officielles qu’ils portent autour du cou (les voitures étaient cependant pour la plupart on ne peut plus classique sans logo « Taxi », ni damier). Sinon, tu peux aussi contacter ton hôtel et leur demander de te réserver un taxi lors de ton arrivée à la station de bus, un chauffeur sera alors présent avec ton nom sur une pancarte.

Plaza de Armas, Huaraz

Les bus

 

En Amérique du sud, le bus est le moyen de transport le plus populaire. En dehors de l’Argentine et du Chili, il n’est en général pas recommandé de louer une voiture, d’une car la conduite locale est très sport et de deux car il peut y avoir des coins « tendus ». Il y a donc de fortes chances que tu passes par le bus et le bus en Amérique du Sud c’est souvent une grande aventure!

 

Au Pérou tu trouveras mille et une compagnies, certaines recommandées, et d’autres à fuir absolument. Concernant les compagnies fiables on entend souvent parler de « Linea », « Oltursa » ou encore « Movil Tour » sans oublier la fameuse compagnie « Cruz del Sur » qui serait pour beaucoup la plus sur du pays. De notre coté, avec tout ce qu’on avait entendu sur les bus dans ce pays : alcoolémie, conduite à risque, accidents etc, nous avons fait le choix de voyager avec Cruz del Sur mais qu’en avons nous pensé?

 

Nous avons fait au total 4 voyages avec eux : 3 de nuits et un d’après-midi. La durée allait de 6h à 8h à chaque fois et nous avons voyagé en classe VIP pour environ 25€ par trajet et par personne. Les sièges sont hyper confortables : de beaux fauteuils en cuir qui s’allongent presque complètement. On a bien senti ici que ces bus n’étaient pas vieillots et entretenus. Chaque siège possède de plus un petit oreiller, une couverture polaire et un écran. Nous avons également toujours eu le droit à une boisson et une collation au cours du trajet. Par rapport à d’autres compagnies que l’on a pu apercevoir, le confort est vraiment présent chez Cruz del Sur, c’est indéniable. Il y a même le chauffage (qui parfois est tout de même un peu fort)

 

Au niveau des bagages comment ça se passe? Lorsque tu arriveras à la station de bus il te faudra enregistrer ton gros sac à dos (un peu comme dans un aéroport pour que ton sac parte en soute). Ici, ce dernier voyagera dans le coffre du bus et on te remettra un ticket pour que tu puisses le récupérer en arrivant. On te demandera bien entendu de présenter ton passeport et ta réservation (que tu peux acheter le jour même sur place ou commander à l’avance sur internet). Si tu as un bagage cabine il pourra voyager à tes pieds sous ton siège et ici impossible de te le faire piquer , on a trouvé le système vraiment très bien.

 

Chez Cruz del Sur il y a 2 chauffeurs qui se remplacent l’un l’autre au fil de la route. Les 2 doivent faire un test d’alcoolémie avant de prendre le volant, le test est effectué devant une caméra. Une fois dans le bus, un membre de l’équipe passe dans le bus pour filmer l’ensemble des passagers. Dans chaque bus était présent aux deux étages un petit écran avec la vitesse du conducteur. Ce dernier n’a pas le droit de dépasser les 90km/h, si cela est le cas une sonnerie se déclenche au sein du bus.

 

Alors recommandons nous cette compagnie? Pour le confort et les contrôles c’est un grand oui! Lors de notre premier trajet par exemple on a tout de même réussi à dormir 6h sur 8h c’est pour dire! Concernant la conduite notre avis est cependant plus que mitigé… On a connu des chauffeurs au top qui n’ont par exemple jamais dépassé les 50km/h sur des routes de montagnes. Mais on a eu aussi tout l’inverse lors de notre trajet Huaraz / Lima ou ce dernier a roulé tout le long à 80km/h sur des routes de montagnes en dépassant à plusieurs reprises les 90km/h. Résultat : nous sommes arrivés à Lima avec plus d’une heure d’avance! Avec ce type de conducteur ne t’attend pas à bien dormir car dans le bus ça tremble de tout les cotés sans parler des virages pris à fond… Autant dire qu’on avait hâte de descendre et que niveau sécurité, là pour le coup c’était loin d’être tip top! Sympa pour la compagnie qui se dit être la plus sur du pays et qui au passage est aussi la plus chère…

 

En fait, avec les bus, on en a conclu que tout dépend vraiment du chauffeur que tu as, peu importe la compagnie que tu choisis. Un prix plus chère n’est pas forcément signe de qualité, la preuve! Bon par contre il est évident qu’il vaut mieux éviter de choisir une compagnie avec des bus vieillots ou mal entretenus. Quand on croisait d’autres backpacker par exemple, on pouvait entendre tout un tas d’éloges sur telle compagnie et d’autres allaient dire tout le contraire sur cette même compagnie. Le bus ça fait donc un peu parti de l’aventure en Amérique du sud, ça peut être très calme comme il peut y avoir pas mal d’adrénaline et ça il faut l’avoir en tête. Si tu constates au cours du voyage que le bus va trop vite, tu peux toujours, à ton arrivée à la station de bus, laisser une réclamation sur le « libro de reclamaciones »

Dans le bus entre Aréquipa et Puno

La nourriture

 

On avait lu avant notre départ qu’on mangeait très bien au Pérou et bien on ne peut que le confirmer : quinoa, alpaga, patate, porc cuisiné de mille et une façon, soupes (bon on aura finalement pas gouté le cochon d’inde :P). Au niveau des restaurants il y en a pour tout les budgets, il nous ait même arrivé de manger pour 15 S/ (moins de 5€ par personne). Il faut en général donner un pourboire pour le service (10% à 15% de la note finale). Attention cependant à éviter la cuisine de rue ou les stand sur les marchés. Parfois la nourriture y a une drôle de tête et nous connaissons plusieurs personnes qui ont été malades par la suite.

 

Une petite arnaque à savoir concernant les restaurants : lorsque tu demanderas l’addition, le serveur te ramènera la note avec ce que tu as consommé et parfois tu pourras voir apparaitre en plus « Servicio local » avec une somme à coté comme 20 S/ par exemple. Ne paye surtout pas cette somme en plus car le restaurateur n’a en réalité pas le droit de te la facturer. Si ce dernier insiste dit lui que tu n’hésiteras pas à contacter la police si il continue. La seule fois ou nous avons eu le cas c’était à Aguas Calientes  (petite ville au pied du Machu Picchu, construite de toutes pièces pour les touristes). Ici nous avons juste eu à lui dire que nous ne paierons pas la somme en plus et ce dernier n’a pas insisté (il était surtout étonné de voir que des étrangers connaissaient cette arnaque).

Bruschetta et Croqeuttes de Quinoa

La sécurité

 

Le Pérou étant un pays d’Amérique du sud, on avait pu lire des choses pas tip top niveau sécurité avant notre départ et pourtant en 3 semaines, pas une seule fois nous ne nous sommes sentis en danger!  Que ce soit dans les villes de Huaraz, Arequipa ou encore Cusco, nous nous sommes même baladés à pied en soirée et aucun problème. En ville, il convient cependant de rester plus ou moins autour de la Plaza de Armas, qui est le cœur de la ville : c’est l’endroit ou tu trouveras le plus de monde. Évite cependant les endroits isolés et fait attention si tu te rends dans les hauteurs d’une ville, certaines fois, certains belvédères peuvent être mal fréquentés.

 

Si tu prends le bus de nuit tu arriveras bien souvent à des heures très matinales comme 6h du matin voir même 4h. Si ton hôtel n’est pas à proximité, nous te recommandons ici de prendre un taxi car il n’est pas conseillé de se balader dans les rues à une heure si matinale (principalement 4h du matin). Réserve également une nuit d’hôtel lors de ta nuit en bus. Tu vas nous dire : « Mais pourquoi donc vu que je passe la nuit dans le bus ? ». Quand tu arriveras à 4h du matin, tu seras bien content d’avoir ta chambre crois nous ! Tu pourras ainsi te prendre une bonne douche, poser tes affaires, voir te reposer encore un peu. Cela t’évitera aussi de trainer dans les rues à des heures si matinales. En réservant ton hôtel pour la nuit après ton arrivée en bus, tu devras attendre en général 11h avant de récupérer ta chambre.

 

Attention par contre à ton sac à dos / sac à main car des voleurs il y en a! Si tu as un sac à dos ferme le toujours avec un cadenas lorsqu’il est sur ton dos, et pour le sac à main, fait en sorte de garder les choses importantes avec toi devant. Lors de la fête de l’Inti Raymi à Cusco nous étions dans la foule et Joh a retrouvé la petite poche de son sac à dos ouverte (heureusement il n’y avait rien dedans, les choses de valeurs étaient dans le sac sous cadenas)

 

Le seul endroit qui ne nous a franchement pas donné envie, lorsque nous y sommes passés en taxi, est la ville de Lima. Ici il est vrai que nous sommes passés en voiture par des quartiers vraiment pas top. En général, dans cette ville, les voyageurs se contentent des quartiers touristiques Miraflores et Barranco, mais nous ne sommes pas passés par ces 2 endroits (nous n’avons pas visité Lima car à nos yeux il y a des endroits beaucoup plus sympas ailleurs. De plus, en 3 semaines, nous avons du faire des choix et nous n’avons pas regrettés de ne pas nous y être attardés). Nous sommes également passés par la ville de Juliaca en bus, lorsqu’on se rendait à Puno (lac Titicaca), en fin de journée, et cette dernière nous a semblé assez glauque (du moins à l’endroit ou nous sommes passés en bus).

Trek du Salkantay

Le mal des montagnes

 

Un voyage au Pérou, rime la plupart du temps avec altitude élevé. Avant toute chose on t’invite à lire l’article qu’on avait rédigé sur le sujet avant notre départ ici (Onglet : « Mal des Montagnes et Consultations Médicales »). Après ce voyage au Pérou voici ce qu’on peut dire sur le sujet (en plus de l’article mentionné ci-dessus). Nous concernant, c’était la première fois qu’on s’aventurait à plus de 2500m et à notre grande surprise, nous avons réussi à aller 2 fois à 5000m, sans aucun symptôme du mal des montagnes. Faut dire qu’ici on s’attendait à la base à souffrir, car le mal des montagnes touche en général les 3/4 des personnes, surtout la première fois! Et chez nous, rien! Même pas un petit mal de tête! Juste le souffle court pendant l’effort (ce qui est normal des altitudes élevées).

 

Ici on a vu des gens être mal, voir très mal mais nous nous sommes surtout rendus compte que la plupart de ces personnes allaient beaucoup trop vite et que par conséquent leur corps n’avait pas eu le temps de bien s’acclimater à l’altitude. La règle de base est donc la suivante : même si tu n’as que 3 semaines, 15 jours ou une semaine sur place : ne néglige surtout pas le temps d’acclimatation avant de te lancer en rando ou en trek car cela pourrait bien mettre en péril ton aventure ! A Huaraz par exemple, on a vu des personnes arrivées par le bus de nuit et enchainer directement une rando, sans même s’être posées ne serait ce qu’une journée dans la ville qui est déjà à 3100m ! A Cusco c’est encore pire, déjà la ville est plus élevée 3400m, et ici on a vu des personnes partir en trek du Salkantay alors qu’elles étaient arrivées au Pérou la veille (et ce trek possède un col à 4635m le 2ème jour). Résultat une des personnes à fait une chute de tension brutale suivi d’un gros manque d’oxygène et était à deux doigts de tomber dans les pommes ! Elle a d’ailleurs fini la journée de trek sur un cheval de secours.

 

On ne peut donc que te conseiller d’adapter tes treks et tes randonnées en fonction du temps que tu as sur place et non chercher à en faire le plus possible. De notre coté on a commencé par Huaraz et on a trouvé que c’était une très bonne idée. Comme indiqué plus haut la ville est moins haute que Cusco et le premier jour, après le bus de nuit, nous sommes restés sur place à découvrir la ville. A ce moment là notre corps n’était pas du tout acclimaté et une simple montée en ville nous demandait un gros effort, nous étions essoufflés vraiment pour pas grand-chose. Il a aussi fallut, lors de cette balade en ville, qu’on apprenne à marcher doucement. C’est bête mais chez nous on a tendance à marcher assez rapidement or à des altitudes élevés il faut vraiment prendre son temps pour que le corps s’habitue progressivement. Le troisième conseil et pas des moindres c’est l’eau ! S’hydrater c’est la base en altitude car l’eau apporte de l’oxygène et cela va beaucoup t’aider ! En général on buvait 3L d’eau par jour (alors oui on pissait toutes les 30sec lol) mais à coté on a eu aucun mauvais symptôme ! L’agence Quechuandes (par laquelle nous sommes passés pour nos treks et randos, qu’on ne peut que recommander) nous avait d’ailleurs conseillé de boire 1L entre le moment du levé et du petit-déjeuner, ce que nous avons fait tout les jours (ainsi le sang est déjà pas mal oxygéné avant de monter plus haut).

 

Ensuite il faut commencer les randos tout doux, de la plus simple à la plus physique au fil des jours. On ne fait pas un 4500m à pied d’entrée par exemple, et avant de débuter un trek, il est toujours bien de faire au moins deux randonnées d’acclimatation sur 2 jours. A savoir que les balades en bus sont aussi considérées comme de l’acclimatation (même si tu montes haut) car ici le corps n’aura pas l’effort de la marche vu que tu seras dans le bus. Dans ce cas, nous avons été au Glacier Pastoruri à 5000m, que nous avons fait en 2ème randonnée d’acclimatation, avant d’enchainer le lendemain avec la fameuse Lagune 69, qui elle monte moins haut (4600m), mais ou tout se fait à pied (donc beaucoup plus physique). Lorsque nous sommes montés en bus à 5000m pour voir le glacier, nous ne sommes restés que 2h sur place. Lors de l’acclimatation il est important de ne pas s’éterniser lorsque l’on monte très haut.

En altitude on va bien lorsque :

  • On a le sourire
  • On a faim et qu’on mange
  • On va uriner régulièrement (attention au Diamox que les ¾ prennent contre le mal des montagnes. Ce dernier est un diurétique, il déshydrate encore plus et demande de boire encore plus d’eau, ce qui demande d’aller 3 fois plus au toilette même la nuit. Le sommeil est donc d’avantage perturbé ce qui n’est pas l’idéal en haute montagne)
  • L’urine est claire et non foncée

Si tu as ces 4 symptômes alors tu n’auras aucun souci à te faire.  Par contre attention, imagines qu’au cours de ton voyage tu fasses : 1 semaines à des altitudes élevés / 1 semaines au niveau de la mer / 1 semaine à des altitudes élevés. Ici même si tu étais acclimaté lors de ta première semaine, il te faudra recommencer l’acclimatation depuis le début lors de ta 3ème semaine car le faite d’être restés une semaine au niveau de la mer te fera perdre toute l’acclimatation du début.

 

Dernier conseil : avant de te lancer, ne pense pas au mal des montagnes, reste cool et zen ! On a vu plusieurs personne se déclencher des crises de stress et de panique à des altitudes élevés  à cause de ce fameux mal des montagnes (qu’elles n’ont en réalité jamais eu). On va dire qu’à force d’y penser, elles se faisaient des films qui n’avaient pas lieu d’être (et en altitude ce genre de réaction est toujours décuplée). Par moment on avait l’impression que c’était purement psychologique. Ait donc une attitude positive 🙂

Trek de Santa Cruz

L’argent

 

Face au succès des cartes bancaires style Revolut ou N26 (ou il n’y a pas de frais bancaires lorsque l’on retire ou qu’on paye à l’étranger), on te conseille, au Pérou, d’avoir vraiment du liquide sur toi. On ne compte pas le nombre de retour qu’on a eu de personne qui voulait retirer de l’argent à un distributeur, qui se sont fait avaler leurs cartes ou encore, que la machine leur à rendue la carte mais sans l’argent demandé.

Lorsque tu changeras tes Euros en Sol, demande en priorité des petits billets (20 S/ – 50 S/ c’est très bien). Concernant les billets de 100 beaucoup n’ont pas la monnaie pour rendre dessus. Au Pérou il est aussi souvent possible de payer en dollars américain.

Attention à la qualité de tes billets, beaucoup n’accepte pas les billets pliés et abimés.

Machu Picchu

Cet article touche à présent à sa fin. On espère qu’il pourra t’aider si tu viens à te rendre au Pérou un jour

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2 réflexions au sujet de « Pérou : infos utiles avant le départ »

  1. Bravo pour votre blog et tous vos conseils ultras précis Jo et Max!
    Nous nous préparons à décoller pour Le Pérou et à découvrir le pays un peu en free lance comme vous…vos informations nous serons précieuses, merci à vous!

    1. Merci pour votre retour 🙂 contents que le blog puissent vous aider à préparer votre aventure dans ce pays oh combien merveilleux ! Nos articles ne sont pas encore tous rédigés, n’hésitez donc pas si vous avez des questions 😉
      On vous souhaite un bon voyage au pays des incas 🙂

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