Pérou

Pérou : budget et préparation

Si comme nous tu envisages de partir au Pérou, principalement pour faire du trekking, alors cet article pourra sans doute t’aider dans la phase « organisation » qui précède ton voyage.

Ce voyage, nous l’avons organisé nous même, ici pas d’agence de voyage pour nous emmener d’un point A à un point B. Nous passerons cependant par des agences spécialisées pour réaliser nos treks et nos randonnées qui se dérouleront en haute montagne. Nous avons souhaité avoir un minimum d’encadrement à ce niveau là car marcher à de telles altitudes est une première pour nous deux.

Voici ci-dessous les 4 thèmes que nous allons aborder, à toi de naviguer parmi ceux qui t’intéressent 😉

 

Commençons par la base : le budget pour un road-trip au Pérou d’une durée de 3 semaines. Ce point sera bien entendu remis à jour lors de notre retour, histoire de voir si on avait vu juste ou non. Il s’agit donc bien ici d’un budget prévisionnel et non du définitif.

 

Avant de débuter la lecture de ce budget, sache qu’un voyage au Pérou, peut, bien entendu, couter moins chère que le prix final que nous allons annoncer. Ici n’ayant que 3 semaines sur place, nous avons préféré parfois payer plus chère, notamment pour les treks et vols intérieurs, en réservant à l’avance, afin de ne pas avoir de galère de dernières minutes. Si nous avions réalisé ce voyage au cours d’un Tour du Monde, par exemple, il est logique nous n’aurions rien réservé à l’avance, car nous aurions eu plus de temps sur place pour faire nos choix. Ce budget n’est donc pas celui qu’on aurait eu si nous aurions voyagé sur le long cours.

 

 

Transport

 

Ici plusieurs points sont à prendre en compte :

 

– Premièrement, le vol international : 963.50€/personne en direct avec Air France. Quinze jours avant notre réservation, ces mêmes billets étaient à presque 1200€ par tête. Une fois la réservation faite nous avons vu également des vols à 860€ toujours avec cette même compagnie. Les billets ont été réservé en septembre 2017 pour un départ en juin 2018, soit 9 mois à l’avance. Au moment de notre réservation, Air France était la compagnie qui proposait les vols les moins chères en direct.

 

– Deuxièmement, les vols locaux. Au cours de notre voyage nous allons être amenés à prendre 2 vols intérieurs pour ainsi minimiser le temps en bus. Nous avons choisi de voler avec la compagnie LATAM Airlines.

Lima – Arequipa = 157,87€/personne

Cuzco – Lima = 149,74€/personne

Total des 2 vols = 307,61€/personne

Certains nous demanderont sans doute pourquoi voler avec LATAM qui est de loin la compagnie la plus chère au Pérou? Tout simplement car en nous renseignant un peu, nous avons lu de très mauvais retours sur les compagnies comme Star Peru voir encore pire avec LCPeru. On ne compte pas ici le nombre d’annulation et de retards à rallonge. Alors oui, en passant avec l’une de ces deux compagnies, on aurait pu avoir les deux vols pour seulement 150€ par personne mais ici on a préféré jouer la sécurité avec une compagnie plus fiable en mettant le prix.

 

– Troisièmement, les bus. Ici au vue des accidents qui sont relativement fréquents : chauffeurs qui s’endorment au volant, collision suite à un excès de vitesse, alcoolémie, routes dangereuses a flan de falaise etc, nous avons sélectionné la compagnie Cruz del Sur qui est une référence au Pérou en terme de sécurité et fiabilité. Nous voyagerons en classe VIP avec eux 4 fois (3 nuits et une fois l’après-midi).

1. Lima – Huaraz = 22€/personne – 8h de bus de nuit

2. Huaraz – Lima = 22€ /personne – 8h de bus de nuit

3. Arequipa – Puno = 23€/personne – 6h30 de bus l’après-midi

4. Puno – Cuzco = 22€ / personne – 6 h30 de bus de nuit

Total pour les 4 bus = 89€/personne

Des compagnies fiables il y en a d’autres également au Pérou et des accidents de cars il n’y en a pas non plus tout les 4 matins. Cependant, il faut savoir que les accidents de bus représentent le taux le plus élevé d’accidents de la route dans ce pays. Beaucoup diront ici que Cruz del Sur est bien trop chère par rapport à d’autres compagnies, qui proposent plus ou moins le même service. Cependant, nous concernant, c’est la compagnie qui nous a le plus inspirée (après ici, chacun voit un peu midi à sa porte).

 

– Quatrièmement, les taxis et navettes aéroport. Nous allons, pour le moment, devoir emprunter 4 taxis et 2 navettes :

1. Aéroport de Lima – Station de bus Cruz del Sur à Lima (taxi)

2. Station de bus Cruz del Sur à Lima – Aéroport de Lima (taxi)

3. Station de bus Cruz del Sur à Cuzco – Hôtel à Cuzco (taxi)

4. Hôtel à Cuzco – Aéroport de Cuzco (taxi)

5. Aéroport de Lima – Quartier Miraflores (navette)

6. Quartier Miraflores – Aéroport de Lima (navette)

D’après nos recherches un allée en taxi à Lima, depuis l’aéroport, ne devrait pas dépasser les 60 sol soit 16€

La navette aéroport Quickllama qui fait les va et vient entre l’aéroport de Lima et le  quartier Miraflores est à 15 sol soit 4€/personne pour un allée

Si l’on prend la base de 16€ pour un allée en taxi, le tout nous reviendrait à  64€ pour 4 taxis soit 32€/personne et 8€/personne pour les 2 navettes, soit un total global de 40€/personne

 

Pour conclure ce point « transport » : avion + vols locaux + bus + taxis/navette nous reviendraient au total à 1400,11€/personne

 

 

Hébergements

 

Ce point ne concerne pas les nuits que nous passerons en trek, cependant, lors de nos 3 nuits en bus, nous arriverons toujours à destination vers 4h à 5h du matin. Pour éviter de trainer dans les rues à une heure aussi matinale (ce qui n’est pas recommandé), nous avons donc réservé deux des nuits que nous passerons dans le bus dans un hôtel également, histoire d’avoir un endroit pour nous poser en attendant que le jour se lève en arrivant. Pour la 2ème nuit que nous passerons dans le bus, nous n’avons pas réservé d’hôtel à notre arrivée car nous devrons aller directement à l’aéroport en taxi.

1. Hébergement à Huaraz – 5 nuits (avec la nuit en bus) = 145€ soit 75,5€/personne

2. Hébergement à Arequipa  – 1 nuit = 41€ soit 20,5€/personne

3. Hébergement sur le lac Titicaca, île d’Uros – 2 nuits = 210€ soit 105€/personne (en plus des nuits, ce prix comprend les repas et les petit déjeuners ainsi que les activités avec la famille Aymara chez qui nous logeons).

4. Hébergement à Cuzco – 6 nuits (avec la nuit en bus) = 218€ soit 109€/personne

 

Pour conclure ce point « hébergements », nous paierons pour 14 nuits un total de 614€ soit 307€/personne. Les établissements sélectionnés, que nous présenteront dans un article à notre retour, proposent un confort simple (ici pas de piscine et compagnie).

 

 

Randonnées / Trekking

 

Ce point peut faire débat en fonction du type de voyageur que tu es. Ici beaucoup nous ont conseillé de ne rien réserver à l’avance car cela couterait bien plus chère que de tout booker sur place. D’autres nous ont également dit que les treks et randos que nous comptons faire peuvent être réalisés en totale autonomie et donc ainsi ne rien payer. Malgré tout ces conseils voici ce que nous avons décidé :

1 – Réserver avec une agence

2 – Réserver à l’avance

Pourquoi ce choix ?

Partir avec une agence était à nos yeux impératif, tout simplement car ça sera la première fois que nous monterons à des altitudes aussi élevées. Nous préférons donc ici être encadrés par des professionnels, car en cas de problème avec l’altitude, cette dernière peut faire des ravages. Partir seuls aurait également voulu dire : achat d’une tente et d’un duvet, et en haute altitude, mieux vaut avoir du matériel de qualité, cela peut être une question de survie. La tente et le duvet, en plus d’être encombrants, voir lourd à transporter, nous auraient couté les yeux de la tête! A titre d’info, un bon duvet avec une température de confort à -15°/-20° c’est minimum 500€! En passant par une agence la tente nous sera fournie et nous aurons juste à louer les duvets, ce qui nous coutera environ 16€/personne pour notre 1er trek de 4 jours / 3 nuits, et 0€ pour notre 2ème trek, car ayant réservé en avance nous avons pu bénéficier d’une offre. Alors ceux qui disent que partir sans agence ne te coutera rien… Entre le prix de la tente et du duvet, sans oublier le réchaud et les provisions en bouffe, tu paieras finalement ici bien plus chère que le prix du trek en lui même. Cependant, cet investissement est en effet rentable si tu es un passionné de trek et que tu en fais souvent. Ici si tu te sent de tout faire seul, alors oui, autant investir.

 

Réserver en avance était également un point auquel nous tenions, tout simplement pour ne pas courir une fois sur place pour trouver une agence en accord avec nos dates de départ. En 3 semaines, on ne peut pas se dire « Tiens, cette agence propose un départ dans deux jours, on réserve ». Non! Car dans deux jours, cela veut dire prendre du retard sur la suite du programme qui est déjà fixé. En réservant à la dernière minute, une fois là-bas, cela veut dire aussi, avoir la possibilité de tomber sur une agence pas fiable, c’est à dire qui t’emmène à plus de 4500m de haut avec non seulement un matériel pourri mais aussi avec un guide incompétent en haute montagne. Nous connaissons des personnes ayant vécu ce scénario et l’on peut t’assurer que le trek s’est transformé en un véritable calvaire avec de gros risques pour leur santé. Réserver en avance permet donc de prendre le temps pour comparer les agences et par la suite, en sélectionner une sérieuse. Des agences peu fiables il y en malheureusement plein au Pérou car avec un niveau de vie si bas, quoi de mieux que de se faire de l’argent sur le dos des touristes?

 

Alors tant pis si nous payons un peu plus chère ou si nous devons payer un supplément parce que le nombre minimum de participant n’est pas atteint. Ici nous préférons jouer la sécurité, surtout pour une première fois. Voici à présent les treks et randonnées au programme. A savoir que l’alimentation (3 repas par jours + encas) et les nuits sont pris en compte dans le prix.

 

1. Trek de Santa Cruz  4J/3N = 196€/personne Départ confirmé donc pas de supplément à payer, guide français

2. Trek du Salkantay 5J/4N (avec entrée au Machu Picchu + ascension de la Machu Picchu Mountain + duvet + bâtons de randonnée) = 375€/personne, guide espagnol / anglais. Alors oui ici ça peut paraitre chère mais à savoir que nous dormirons dans des igloos de verre, des dômes dans la jungles et des tentes en toit de chaume, donc forcément ça fait grimper le prix. On a décidé de se faire plaisir aussi 😉

3. Randonnée Glacier Pastoruri = 9€/personne, guide espagnol

4. Randonnée Lagune 69 = 9€/personne, guide espagnol

5. Randonnée lagune Wilcacocha = réalisée par nous même, rando d’acclimatation facile à la demi journée. Nous devrons juste prendre ici un minibus qui nous emmènera au point de départ non loin de Huaraz (quelques euros)

6. Randonnée Rainbow Mountains + Red Valley = 33€/personne, guide espagnol / anglais

7. Journée VIP Vallée Sacrée (Chinchero – Moray – Maras – Urubamba – Ollantaytambo – Pisaq) = 21€/personnne, guide espagnol / anglais

 

Pour ce point « randonnées et trekking » nous paierons pour 2 treks, 5 randonnées et une location de duvet un total de 658€/personne.

 

A cette somme viendra également s’ajouter les pourboires pour les guides. En général il faut donner 30 sol par jour ce qui représente 8€. Suite à nos différentes excursions nous serons accompagnés d’un guide durant 13 jours: 13 x 8 = 104€. Ici nous dépenserons sans doute un peu plus car en trek il y aura également de grande chance qu’un cuisinier qui nous accompagne. Pour le moment, ce qui est sur, c’est que nous dépenserons 52€/personne

 

Au total, pour conclure sur la rando et les treks nous serons à 710€/personne

 

 

Assurance Voyage

 

A nos yeux, l’assurance voyage est indispensable pour ce type d’aventure. Nous avons ici sélectionné le contrat CAP Assistance 24h/24 chez Chapka Assurances. Elle nous revient à 68€/personne pour les 3 semaines de voyage.

Lorsque l’on prévoit un trek en haute altitude, il faut s’assurer que l’assurance sélectionnée prenne bien en charge les frais de rapatriement en hélicoptère, car à de telles hauteurs, il est logique qu’on ne pourra pas venir te chercher en voiture par exemple.

 

 

Alimentation

 

Ce point ne prend pas en compte les jours ou nous serons en trek, en randonnées à la journée et sur le lac Titicaca car ici, la nourriture est inclue dans le prix des excursions.

Nous aurons donc à notre charge :

12 petit-déjeuners

9 déjeuners

13 diners

 

D’après nos recherches, au restaurant, les prix bon marché sont à maximum 6€, un prix moyen se situe ente 6€ et 10€ et un prix chic entre 10€ et 17€

Si l’on prend une base de 5€ pour un petit déjeuner:  5 x 12 = 60€/personne

Si l’on prend une base de 10€ pour un plat: 22 x 10 = 220€

Au total, nous devrions donc tourner autour des 300€/personne. Mais ce point peut bien entendu bouger, il sera justement intéressant, à notre retour, de le comparer avec la somme réellement dépensée. A cette somme viendra également s’ajouter les pourboires pour les serveurs, 10% à 15% de la note. Les pourboires ne sont cependant pas obligatoire dans les bars et restaurants populaires car ici le service est inclue dans la note.

 

 

Conclusion

 

Faisons, à présent le total de toutes les sommes par personne :

Transport : 1400,11€

Hébergement : 307€

Randos / Treks : 710€

Assurance : 68€

Alimentation : 300€

 

Total global = 2785,11€/personne

 

A cette somme chacun est libre de rajouter un certain montant pour les souvenirs.

 

Notre budget « Pérou » ne s’arrête cependant pas là. Comme tu le sais, il s’agira de notre première fois en haute montagne et à nos yeux, un tel voyage ne s’improvise pas, car qui dit « haute montagne », dit « équipement de qualité », mais aussi, « rendez vous médicaux », histoire de s’assurer que tout aille pour le mieux, car une fois à 4000m, faire venir un médecin en cas de problème risque d’être bien complexe. Mieux vaut donc ici anticiper et ainsi mettre toutes les chances de son coté pour que tout se passe au mieux une fois sur place.

 

Cet onglet correspond donc au budget de base. A la somme de 2785€/personne vient donc s’ajouter la somme de l’équipement, mais aussi des consultations médicales. Retrouve ces différents points dans les autres onglets au début de cet article. Il est évident que si tu pars au Pérou et que tu n’envisages pas de monter en haute altitude, nul besoin d’investir dans un équipement haut de gamme comme nous l’avons fait.

 

 

Petite intro

 

Venons en au point qui fache : l’équipement! Et ici, autant être claire d’entrée, l’équipement pour la haute montagne c’est très chère! Ne t’attends pas à débourser 150€ et voila, fini! Non Non! Ici, si tu veux faire les choses un minimum bien, tu vas devoir lâcher un bon billet.

Beaucoup font l’impasse sur un équipement de qualité, car justement, trop chère. Nous avons échangé avec des personnes qui ont fait cette erreur et crois nous, l’expérience a pour certains virée au cauchemar.

Il faut se dire qu’une fois en altitude, tu seras, en quelque sorte, à la merci des éléments naturels et en montagne le climat change extrêmement vite! Ici nous sommes très bien placés pour le savoir car lors de notre road-trip dans l’ouest canadien en juin 2016, nous avons souvent eu les 4 saisons en une journée. Lors de ce voyage nous sommes montés au maximum à 2300m d’altitude or ici, si tout se passe bien, nous devrons monter, au maximum, à 5200m! Soit plus haut que notre cher Mont Blanc, et oui, bienvenue dans la Cordillère des Andes! En dehors de cette altitude maximale, nos trek et randos tourneront pour la plupart entre 3500m et 4700m de haut.

Il était donc évident qu’on allait pas s’embarquer dans une telle aventure avec l’équipement qu’on avait à l’époque pour le Canada! Ce serait une grande erreur. Surtout qu’ici nous avons sélectionné 2 treks et qui dit trek dit nuit sous tente.

 

 

Quel climat au Pérou en juin?

 

En juin, mois de notre départ, à quoi faut il s’attendre au Pérou? Nous serons ici dans l’hémisphère sud ce qui veut dire que les saisons sont inversées par rapport à chez nous en France. On ne parlera pas vraiment d’hiver, ni d’été, mais plutôt de saisons sèche et de saison des pluie et juin correspond à la saison sèche. Nous devrions donc avoir logiquement du soleil et peu de pluie (mais en haute montagne on ne sait bien sur jamais sur quoi on va tomber, car comme indiqué plus haut le climat peu changer très vite).

Niveau températures on devrait tourner autour des 20°C et bien entendu, plus on montera en altitude, plus il fera froid. Les nuits en haute montagne, sous tente, peuvent quant à elles être très fraiches, en descendant parfois jusqu’à -15°C / -20°C

 

 

Ou acheter son équipement ?

 

Nous conseillons ici de te diriger vers un magasin spécialisé dans « l’outdoor ». Nous concernant nous avons acheté la quasi totalité de notre équipement au Vieux Campeur, à Paris, mais aussi chez AS Adventure (magasin belge qui a ouvert il y a peu en région parisienne dans le centre commercial Carré Sénart). Nous avons également fait quelques rares achats en ligne sur le site Hardloop et Montaz. Les derniers petits détails style casquettes, chaufferettes, couvertures de survie etc ont été pris chez Décathlon ou encore chez Nature et Découverte.

 

 

Nous attirons ton attention sur les prix attractifs que l’on peut trouver sur internet sur certains de ces vêtements techniques. Si tu veux les acheter sur le net, rend toi impérativement en boutique avant pour les essayer car beaucoup taillent vraiment grands. Nous avions nous mêmes vu en ligne des habits qui nous plaisaient, or une fois essayés, la matière ou encore la taille ne nous plaisaient absolument pas. Ce type de fringues doit vraiment être essayées avant d’être achetés donc prend le temps de te déplacer en boutique, c’est à nos yeux très important pour ne pas te planter dans tes choix. Autre point important à savoir : bannis les matières en coton car elle préserve l’humidité.

 


 

Maintenant que le décors est planté, voici le matériel que nous avons sélectionné pour cette aventure. Bon on est persuadés que certains vont faire des bons en voyant certains prix mais c’est ainsi. Rappel toi que l’équipement ça peut carrément être une question de survie une fois là-haut!

 

 

Équipement corporel

 

La tête

 

Ici nous avons opté pour 2 choses : un bonnet et une casquette.

 

La casquette servira principalement pour protéger du soleil par temps doux. Ici nous avons sélectionné celle chez Décathlon à 6 de marque Forclaz modèle « Casquette de Trekking montagne TREK 700 »

 

Le bonnet servira en haute altitude, lorsque le climat sera plus froid mais aussi en soirée lors des treks.

–  Max prendra ici un bonnet en laine de marque Columbia acheté chez Décathlon au prix de 12€

– Joh quant à elle, plus frileuse, a opté pour un bonnet doublé de marque Spyder, modèle « Cable Bonnet », acheté au Vieux Campeur. Prix : 26€

Ici nous avons sélectionné des bonnets simples sans pompon, histoire que ça prenne le moins de place possible dans le sac à dos

 

 

Le cou

 

Ce point ne rentre pas dans notre budget car nous avions déjà l’équipement prévu, soit : 

1 cache-cou chaud, achetés chez Décathlon pour 6€(il est possible de trouver différents modèles au rayon sport d’hiver)

1 cache cou léger style Buff que nous avons gagné lors d’une course. Ce dernier permet de se protéger du vent par temps plus doux. Il est recommandé également en haute montagne lorsqu’il y a de la poussière.

 

 

Le haut du corps : sous-vêtement

 

Ici, avant toutes choses, Joh va prendre la parole pour une chose que les filles ont et que les garçons n’ont pas : la poitrine! Pour être à l’aise, il est essentiel de prendre un bon soutien gorge / brassière de sport et non un soutif de la vie de tout les jours (même quand on a une petite poitrine). Trop de femme font l’impasse sur ce type de soutien-gorge et pourtant, ici, c’est un réel confort, car il maintient beaucoup mieux la poitrine lors de l’effort, et surtout, il évacue mieux la transpiration. Oublie pas que tu seras en trek et que par conséquent, tu ne pourras pas embarquer avec toi 5 soutifs, ça risque de te prendre beaucoup trop de place dans ton sac. Il est donc essentiel d’avoir un équipement ou tu ne te sentiras pas trempée de sueur en permanence, rien de plus désagréable pour un produit on ne peut plus près du corps!

 

Ici, j’ai opté pour la brassière « Energizer Sports d’X-Bionic ». Je l’ai acheté sur le site Hardloop au prix de 32,48€ au lieu de 64,95€ (50% de réduction). Je l’ai testé lors de mes séances de sport et c’est un vrai bonheur! Elle régule bien la température, un bon maintien et le top c’est qu’elle possède un traitement anti-bactérien, ce qui évite la formation des odeurs : idéale quand on doit la porter plusieurs jours en trek par exemple. Ici je peux confirmer qu’après 1h d’efforts intenses il n’y a aucune mauvaise odeur qui s’y dégage.

 

 

Avant cette dernière, j’avais déjà testé différentes brassières de marque Kalenji (achetées chez Décathlon). J’ai trouvé que le coté respirant était quasi inexistant chez Kalenji comparé à X-Bionic. De plus, le système de croix à attacher dans le dos me donnait par moment mal au dos lorsque je portais la brassière sur une journée entière, c’était un vrai soulagement lorsque je la retirai. Avec la marque X-Bionic, j’oublie limite que j’ai une brassière tant elle est confortable.

 

 

Le haut du corps : le système des 3 couches

 

Le système des trois couches c’est la base lorsque le climat est froid et ici, en haute montagne, tout le monde sait que ça peut vite être le cas. Attention à ne surtout pas sélectionner des vêtements en coton, car ce dernier préserve l’humidité, ce qui peut vite donner une sensation de froid malgré les épaisseurs.

 

On commence donc avec une première couche technique, appelé également vêtement thermolactyl. Ici nous avons sélectionné le modèle « Oasis Longsleeve Crewe » de chez Icebreaker, composé à 100% en laine de mérino. Nous l’avons acheté chez AS Adventure au prix de 85.95€. Ce dernier est très doux et doit se porter au plus près du corps. Il y a ici deux modèles : le 200 et le 220. Nous avons opté pour le 200 (le 220 tient encore plus chaud et d’après les vendeurs, il est à privilégier lors des treks hivernaux ce qui, ici, ne sera pas notre cas). Cette couche est primordiale, ne fait surtout pas l’impasse dessus car c’est elle qui t’apportera la première base de chaleur dont tu auras besoin. Ce modèle est également anti-bactérien, ce qui veut dire que même si on transpire dedans, on peut le porter sur plusieurs jours sans avoir les mauvaises odeurs.

 

 

 

On poursuit avec la 2ème couche soit la polaire. Cette dernière est censée se porter au plus près du corps pour ainsi apporter une dose de chaleur supplémentaire tout en étant respirante. Ici, Max étant moins frileux que Joh, nous avons opté pour des modèles différents chez la marque Millet, achetées chez AS Adventure (pour Max) et au Vieux Campeur (pour Joh)

 

– Max a sélectionné le modèle été « LOKKA » au prix de 99,85€ (polaire de trekking et de randonnée)

 

 

– Joh a sélectionné le modèle printemps / été : « LD CHARMOZ POWER » au prix de 132€ (polaire d’alpinisme ou de ski de randonnée)

 

 

Attention, ici le but n’est pas non plus d’avoir trop chaud car il ne faut pas oublier que lors d’un trek on est en mouvement, d’autant plus qu’il y a une première couche en dessous en laine de mérino. A cette saison, il convient donc de laisser de coté les grosses polaires hivernales, car rien de plus désagréable lors d’un trek d’avoir trop chaud, et de se retrouver à porter mille et un vêtement en plus de son sac à dos. Les polaires d’hiver sont de plus, plus lourdes, encombrantes mais aussi moins respirantes, or ici nos polaires ne dépassent pas les 400g et régulent très bien la température.

 

 

On termine avec la 3ème couche et ici il y en a 2 ! Commençons par celle que nous allons porter les 3/4 du temps, la veste Hardshell, à ne surtout pas confondre avec la Softshell

 

Harshell? Softshell? Quelle différence?

 

-Une Hardshell est une veste de protection imperméable et respirante. Son rôle premier est de protéger contre la pluie, pour cela elle propose une membrane (style Gore Tex par exemple). Elle n’apporte cependant aucune chaleur, elle est ultra légère et compressible.

-A l’inverse, la Softshell est plus chaude et donc par conséquent plus lourde. Elle peut se porter à la fois en deuxième couche comme en troisième couche si le temps est clément. Elle est seulement déperlante et non imperméable.

 

Ici nous recherchions donc une veste style « carapace », capable de résister aux intempéries et non qui apporte de la chaleur, car cette dernière sera apportée par les deux couches du dessous.

Nous avons donc opté tout les deux pour la veste Hardshell, de marque Millet, modèle « LD KAMET GORE TEX ». Son prix : 349,95€ chez AS Adventure. Et oui, une bonne veste Hardshell ça coute très chère! Cette dernière ne pèse que 467g et est considérée comme une veste d’alpinisme. Elle est de plus parfaitement imperméable car elle possède 28 000mm (Schmerber), ce qui veut dire qu’on peut facilement rester 8h d’affilé sous la pluie sans ressentir le moindre signe d’humidité. A titre d’info, une bonne veste imperméable commence à partir de 20 000 Schmerber, 28 000mm c’est encore mieux et 32 000 c’est le must! A nos yeux, rien de plus désagréable que de passer une journée à marcher en étant trempés, on voulait donc vraiment invertir sur ce produit, qui, bien entretenu, peut durer 20ans! Ici nous avons donc fait un investissement sur le long terme.

 

 

A savoir justement sur l’entretien de ces vestes : il est primordial ici de les laver en machine avec une lessive spéciale « membrane » (ici le Gore Tex). A défaut, la membrane Gore Tex sautera et bye bye l’efficacité de la veste à 350€! Nous avons donc acheté la lessive de marque Granger’s qui va avec au prix de 16€, toujours chez AS Adventure. Il convient de laver sa veste à la fin de chaque trek et lorsque la veste est mouillée (après une bonne pluie par exemple) il faut la laisser sécher à l’air libre (et non en boule dans un sac à dos car cela abime la membrane). Comme tu l’auras compris, ce type de veste est assez fragile, il faut donc en prendre soin si tu souhaites la garder longtemps.

 

 

Passons à présent à la deuxième 3ème couche : la doudoune. On l’utilisera principalement en soirée lorsque l’on sera à l’arrêt. Elle apportera une dose de chaleur supplémentaire, car c’est à ce moment là que les températures seront les plus basses : autour de 0°C, voir même des températures négatives dans les cas les plus froids (mais ces dernières sont plus courantes la nuit). Elle pourra également être portée lorsqu’on sera à des altitudes élevées (comme à 5000m par exemple) car c’est ici que le climat pourra être très froid (surtout si il y a du vent).

 

Ici nous avons à nouveau fait des choix différents :

-Max étant moins frileux que Joh, il a décidé d’opter pour la doudoune estivale Quechua X-Light 1 acheté chez Décathlon il y a maintenant quelques mois, elle lui a couté 39€ (à voir si il aura assez chaud avec car niveau chaleur elle est à 2/5).

 

 

-Joh quant à elle a préféré mettre le prix et investir sur une doudoune de gamme supérieure qui lui durera à coup sur de nombreuses années : Il s’agit d’une doudoune de type « alpinisme » de marque Millet « LD KAMET II DOWN HOODIE ». Cette dernière était en vente sur le site de la marque à 330€ mais Joh a pu bénéficié d’une belle réduction sur le site Montaz, elle l’a du coup payé 270€ (le site Hardloop l’a vendait encore moins chère, 236€, mais la taille n’était pas bonne). Elle est considérée comme une Softshell, est garni à 100% de plumes naturelles et ne dépasse pas les 500g.

 

 

Nous voulions impérativement ici que nos doudounes soient compressibles, ce qui est le cas, car elles sont vendues toutes les deux avec un sac de compression (afin que cela prenne moins de place à transporter, idéal quand on voyage avec un sac à dos). Il était hors de question bien sur de nous trainer la grosse doudoune des sports d’hiver qui prend une place monumentale.

 

 

 

Le bas du corps

 

Ici c’est un peu le même principe que le haut du corps : plus on multiplie les couches, plus il y aura un apport en chaleur.

 

Tout d’abord, nous avons sélectionné un sous vêtement anti-bactérien qui peut être porté plusieurs jours sans développer d’odeurs. Ici nous avons choisi la marque Xbionic, modèle « Invent Summerlight » au prix de 30€/personne sur le site dHardloop

 

 

 

Concernant la première couche technique nous avons fait le choix de partir avec notre collants X-warm acheté lors de notre séjour en Laponie finlandaise chez Décathlon pour 20€. Ce dernier se compose de 20% de laine. Ici nous n’avons pas mis le prix pour le vêtement technique du bas car nous ne serons pas en pleine saison hivernale. En marchant, le bas du corps est la première partie du corps à être en mouvement, on nous a donc déconseillé de mettre cette couche en journée pour éviter d’avoir trop chaud. Nous la gardons plus pour le soir, lorsque nous serons à l’arrêt. Nous l’avions testé en Laponie finlandaise par -15°C et nous étions très bien avec.

 

 

 

La deuxième couche est un pantalon de trekking et ici il y a tout un tas de modèle qui existe. Nous te conseillons vraiment de l’essayer avant de l’acheter car certains taillent vraiment bizarrement. Les deux ont été acheté au Vieux Campeur.

 -Max a ici choisi un pantalon de marque Eider modèle BUSHWICK au prix de 122€

 

 

-Joh a sélectionné un pantalon de marque Trangoworld modèle « USHI W » au prix de 132€ acheté au Vieux Campeur. Ce modèle stretch s’adapte à tout type d’activité en montagne l’hiver. Il est renforcé en Kevlar sur le bas des jambes.

 

 

La troisième couche est un pantalon de protection contre la pluie qui s’enfile par dessus le pantalon de trekking. Ici nous avons sélectionné tout les deux un pantalon à 20 000 Schmerber, ce qui veut dire qu’il permet de tenir 5h à 6h sous la pluie sans être mouillé.

-Max a sélectionné la marque Black Diamond au prix de 130€

-Joh en a choisi un de marque Rab au prix de 153€

 

 

 

Les pieds

 

Premièrement, la chaussette : ici nous avons sélectionné au total 5 paires de modèles différents :

-Chez Décathlon modèle Forclaz 500 chez Quechua (chaussettes chaudes), 2 paires chacun pour un total de 16€/personne

-Chez AS Adventure, nous avons sélectionné la marque Monnet pour une paire de chaussette de trek classique au prix de 13,95€/personne et une paire anti-ampoules au prix de 18,90€/personne

-Nous avons rajouté en plus une paire de grosse chaussette doublé pour le soir, appelé aussi « chaussettes les plus chaudes du monde » achetées chez Nature et Découvertes au prix de 9,95/personne.

 

 

 

Deuxièmement la paire de chaussure. Ici, nous recherchions principalement 3 choses : la légerté, le maintien de la cheville  et l’imperméabilité. Nous avons donc opté pour le modèle semi-montant « x-so 70 » chez Meindl (marque allemande) qui est une chaussure qui possède la technologie « Gore Tex surround » au prix de 200€/personne chez AS Adventure. Nous avons déjà testé ces chaussure sur plus de 60km à pied et verdict : c’est un réel bonheur! Rien à voir avec nos anciennes Quechua qui pesaient une tonne! La chaussure est de plus beaucoup plus respirante et niveau maintien, la tige semi montante est aussi beaucoup mieux. Niveau imperméabilité, le « Gore Tex surround » fait aussi parfaitement son boulot! Cette technologie c’est un peu le must de nos jours pour garder ses pieds au sec en cas de pluie.

 

 

A savoir : une chaussure montante ne tiendra pas forcément bien la cheville. Ici pour tester l’efficacité du maintien, il convient de prendre la chaussure en main et de tordre la tige montante. Si cette dernière se tord comme du chewing-gum cela veut dire que le maintien de la chaussure n’est pas idéal. Certaines chaussures non montantes maintiennent parfois beaucoup mieux la cheville que certaines chaussures montantes. Ne te focalise donc pas uniquement sur des chaussures montantes lors de l’achat. 

 

 

Divers

 

Pour dormir, nous n’avons pas eu à investir dans une tente car cette dernière nous sera fournie sur place. Nous louerons de plus le duvet ainsi que le matelas (seulement pour notre premier trek, pour le deuxième tout est compris dans le prix).

 

-Nous avons cependant acheté un drap de sac de couchage en soie chez Décathlon au prix de 30€/personne.

 

 

-Un mini oreiller gonflable compressible chez Décathlon au prix de 15€/personne.

 

 

Une deuxième thermique pour le haut du corps chez Décathlon au prix de 35€/personne en laine de mérinos de marque Forclaz (clairement ici, à vue d’œil, on voit tout de suite que ce n’est pas la même qualité que l’Icebreaker mais c’était histoire d’en avoir au moins deux)

 

Un t-shirt en laine de mérinos chez Décathlon au prix de 18€/personne de marque Forclaz.

 

 

Un deuxième pantalon de randonnée résistant chez Décathlon, de marque Froclaz au prix de 40€/personne (ici même principe, les pantalons ne sont pas aussi résistants que ceux achetés Au Vieux Campeur, mais c’était histoire d’en avoir deux)

 

3 T-shirt chacun en polyester (qui sèche rapidement) chez Décathlon de marque Quechua à 10€ l’unité soit 30€/personne

 

Une couverture de survie chacun chez Décathlon à 2,50€/personne.

 

 

-Deux lacets de rechange, au cas ou ceux de nos chaussures viendraient à lâcher : 6€/personne chez A.S Adventure

 

Chaufferette mains une boite de 10 par personne : 9,90€/personne acheté sur Amazon.

Chaufferette pieds une boite de 10 par personne : 9,90€/personne acheté sur Amazon.

 

Des semelles  de marque Sidas, faites sur nos pieds achetées chez AS Adventure pour 39€/personne

 

 

Un CamelBak de 2L acheté chez Décathon, 29€/personne

 

 

 

Budget Global / personne pour l’équipement

 

Casquette 6€/personne

Bonnet : 12€/Max26€/Joh

Cache cou chaud : 6€/personne

Cache cou léger contre la poussière : gratuit car gagné lors d’une course.

Brassière de sport : 32,50€/Joh

1ère couche technique haut du corps Icebreaker : 86€/personne

1ère couche technique haut du corps Forlcaz : 35€/personne

2ème couche haut du corps polaire : 100€/Max132€/Joh

3ème couche haut du corps veste Hardshell : 350€/personne

3ème couche haut du corps doudoune : 39€/Max270€/Joh

Sous vêtement antibactérien caleçon : 30€/personne

1ère couche technique bas du corps : 25€/personne

Pantalon de trekking : 122€/Max132€/Joh

Pantalon résistant : 40€/personne

Sur-Pantalon imperméable : 130€/Max152€/Joh

5 paires de Chaussettes techniques : 59€/personne

Chaussures de trekking : 200€/personne

Drap de sac de couchage en soie : 30€/personne

Mini oreiller compressible : 15€/personne

3 T-shirt en polyester séchage rapide : 30€/personne

1 T-shirt en laine de merinos : 18€/personne

Couverture de survie : 2,50€/personne

2 lacets de rechanges : 6€/personnes

10 chaufferettes mains : 9,90€/personnes

10 chaufferettes pieds : 9,90€/personnes

Semelles pieds :  39€/personne

CamelBak de 2L : 29€/personne

 

Total Max = 1429,30€ / Total Joh = 1764,80€

 

On avait prévenu, un tel équipement coute très chère! Si nous avons décidé de mettre ce prix c’est que bien évidemment nous ne comptons pas utiliser ce matériel qu’une seule fois. Nos projets nous amènerons dans les années à venir à réutiliser tout ça. Nous avons donc décider ici de faire un investissement sur le long terme

 

A cette somme il peut toujours être utile de rajouter des chargeurs d’appoints et chargeur solaire car en haute montagne, difficile de recharger son téléphone ou encore son appareil photo. Ici nous n’avons pas inclue ce matériel dans le budget « équipement »car nous nous étions équipés sur le sujet, l’année dernière, lors de notre voyage en Mongolie.

 

A titre d’info un bon chargeur d’appoint coute en moyenne 80€ à 100€. La marque RavPower que nous avons déjà testé est parfaite et permet de recharger son matériel sur minimum 5 jours.

 

 

Un bon chargeur solaire c’est à peu près dans la même gamme de prix. Nous en avons un chacun toujours chez la marque RavPower et nickel ! Il faut cependant un grand soleil pour que le matériel charge. Avec des nuages n’espère pas recharger les batteries.

 

 

Pour conclure sur cette partie, au vue de la somme finale, on peut dire que nous sommes contents de ne pas avoir à payer la tente, le duvet et le matelas car on aurait facilement pu multiplier la somme finale par 2! Quand on décide de s’aventurer en haute montagne, n’oublie donc pas d’inclure dans ton budget la partie équipement (qui parfois peut même couter plus chère que le voyage en lui même).

 

N’hésite pas à remonter en haut de l’article pour consulter les 3 autres onglets sur le budget et la préparation de ce voyage au Pérou 😉

 

 

C’est le plus grand danger des trekkeurs en haute montagne : le mal des montagnes! Un point à ne pas prendre à la légère lorsque l’on s’aventure à des altitudes élevées car dans le pire des cas ce dernier peut conduire en quelques heures à la mort…

 

 

Qu’est ce que le mal des montagnes?

 

Le « mal des montagnes » appelé également « MAM » (Mal Aiguë des Montagnes) survient lorsque l’on monte trop rapidement à des altitudes élevées. Il est propre à chaque personne

Plus on monte en altitude, plus l’oxygène se fait rare. On dit qu’il faut donc monter, étape par étape, histoire que le corps s’acclimate progressivement. Lorsque l’on prévoit un road-trip avec des passages à des altitudes élevés, il ne faut donc surtout pas négliger ces phases d’acclimatations qui sont très importantes pour le bon déroulement du voyage. Avant de se lancer dans un trek en haute montagne, il est toujours bien, par exemple, de rester quelques jours dans les alentours de la ville de départ, qui en général se situe elle même en altitude, pour ainsi laisser au corps le temps de s’habituer.

 

 

Quels sont les symptômes du MAM?

 

Lorsque le mal des montagnes est bénin, on notera principalement les symptômes suivants :

 

  • Essoufflement, même au repos (donc fatigue importante)

Plus on monte, moins il y a d’oxygène, par conséquent une simple petite balade peut vite demander de gros efforts et de très longues minutes pour la réaliser.

 

  • Maux de tête

Ce dernier représente 96% des cas! Il est ici rare d’échapper au fameux mal de crâne du mal des montagnes. Pour certaines personnes, plus on monte et plus ce dernier peut être intense.

 

  • Nausées

Il est possible de ressentir des ballonnements et une perte d’appétit

 

  • Palpitations

En altitude le corps va mettre en route un mécanisme qui va augmenter la ventilation et la fréquence cardiaque afin d’emmagasiner un maximum d’oxygène. Les muscles respiratoires et le cœur travaillent donc d’avantage et certaines personnes peuvent plus le ressentir que d’autres.

 

  • Trouble du sommeil

Dans ce cas, ne surtout pas prendre de somnifère ou encore d’anxiolytique car ces derniers pourraient trop détendre le corps et gêner par la même occasion le travail des muscles respiratoires et du cœur (qui tournent ici en accéléré). En prenant ce type de cachets, dans cas les plus graves, le cœur peut même s’arrêter.

 

  • Vertige

Ici ne pas hésiter à ralentir le rythme et à se poser histoire de repartir sur le bon pied.

 

Mais le mal des montagnes peut susciter des réactions bien plus graves d’où le fait de ne pas prendre à la légère les symptômes décrits ci-dessus. Si ces derniers sont trop intenses, mieux vaut redescendre et ne pas continuer à monter car voici ce qui peut arriver par la suite :

 

  • Malaise / Perte de connaissance
  • État dépressif
  • Hallucinations / Manque de cohérence dans les propos
  • Œdème pulmonaire (toux, crachats, lèvres bleues puis insuffisance respiratoire)
  • Œdème cérébral (maux de tête intenses non soulagés par un cachet, vomissements, troubles de la vue, parfois troubles psychiatriques)
  • La mort

 

Tu l’auras donc compris, on ne plaisante pas avec la haute montagne! Si lors d’un trek ou d’une rando tu te sens mal, n’invente pas d’excuses comme quoi tu as mal dormi la veille ou encore que tu as vomi car les œufs de ton omelette du soir n’étaient surement pas frais… Non! Non! Si tu te sens mal c’est que tu es tout simplement ici touché par le mal des montagnes et même si cela peut paraitre frustrant (surtout pour les grands sportifs), dis toi qu’il vaut mieux redescendre afin d’éviter une éventuelle catastrophe plus haut… Tout les ans des trekkeurs meurent en faisant ce type d’erreur. Mieux vaut donc abandonner et finir en vie plutôt que de tenter tout de même l’exploit en terminant sous terre. Ici il faut à tout prix écouter son corps et savoir dire « Stop » si cela s’avère nécessaire. En cas de problème, attention à ne pas paniquer et à rester calme car avec le manque d’oxygène, les effets liés à la panique sont souvent décuplés ce qui fatiguera encore plus le corps.

 

Pour résumer :

 

  • Mal des montagnes bénin = je m’arrête, je m’assoie, je souffle et je bois un coup, je prend un cachet pour le mal de tête ou encore la nausée. Je me repose un peu puis je repars.

 

  • Le mal des montagnes qui était bénin s’intensifie et devient de plus en plus insupportable = je redescend de 300m à 400m et je me repose pendant 24h, histoire de voir si les effets disparaissent.

 

  • Les effets du MAM sont toujours là = je stoppe le trek ou la rando et je redescends au point de départ.

 

 

Les sportifs ont ils plus de chance de ne pas avoir le MAM?

 

Tu auras beau être un sportif de haut niveau, t’entrainer 7j/7j les mois avant le départ etc, cela ne changera absolument rien au mal des montagnes. Une personne qui n’a jamais fait de sport de sa vie peut par exemple ne ressentir aucun symptômes alors que toi qui te seras entrainé sans relâche, tu pourras être touché des 3000m!  La condition physique et l’acclimatation à l’altitude sont deux choses totalement différentes qui n’ont aucun lien.

Le seul avantage pour les personnes qui font du sports est qu’elles souffriront moins de la fatigue due au manque d’entrainement (en plus de la potentielle fatigue due au MAM). Il est donc recommandé de mettre en place un entrainement adéquate 6 à 4 mois avant le départ, afin d’éviter de ressentir une double fatigue le jour J.

 

 

Y a t il des choses à faire / à savoir pour éviter d’avoir le MAM?

 

  • Bien s’acclimater et monter progressivement

 

  • Marcher doucement

 

  • Boire 3L d’eau par jour

 

  • Uriner régulièrement pour surveiller que les urines soient bien claires

 

  • Ne pas faire d’effort inutile (même au tout début du parcours, lorsque tout semble simple, car cela peut favoriser le MAM).

 

  • Ne pas consommer d’alcool sur place, voir même une semaine avant le départ.

 

  • Avoir une alimentation équilibré : on ne se gave pas de sucreries ou à l’inverse d’aliments trop salés

 

  • Mâcher des feuilles de coca (dans certaines cultures, cela aurait des vertus pour soulager le MAM)

 

  • Consulter différents médecins* avant le départ (explications plus bas)

 

  • Prévoir un équipement de qualité (voir le 2ème onglet de cet article tout en haut). En haute montagne, le climat peut être rude, mieux vaut donc éviter de souffrir du froid en plus du MAM.

 

  • S’entrainer 6 à 4 mois avant le départ pour travailler le cardio et l’effort physique (comme indiqué plus haut, si MAM il doit y avoir, le sport ne l’empêchera pas, mais un entrainement régulier permettra sans aucun doute d’être moins fatigué face à l’effort contrairement à une personne qui n’a fait jamais de sport). Voir ici l’onglet « préparation physique »

 

  • Bien dormir les nuits avant le trek afin d’être en forme.

 

  • Au cours de la journée de trek, il faut toujours dormir moins haut, que le point le plus haut atteint dans la journée.

 

  • Stopper toutes activités sportives une semaine avant la montée en altitude et favoriser à la place des exercices de relaxation (avec la respiration ventrale), afin que le corps soit complètement détendu.

 

  • Ne pas manquer de fer car ce dernier est important pour la fabrication des globules rouge (attention donc si tu es végétarien).

 

Bien évidemment, même en respectant ces conseils à la lettre, le MAM n’est pas à exclure, il peut tout de même apparaitre.

 

 

A partir de quelle altitude peut on avoir le MAM?

 

Pour les personnes les plus sensibles, ce dernier peut se développer des 2500m, mais en général, il commence à apparaitre aux alentours des 3500m.

 

 

J’ai déjà fait plusieurs trek en haute montagne et tout s’est bien passé. Est ce que cela signifie que je n’aurai jamais le MAM?

 

Non! Chaque trek, rando ou ascension peut se dérouler d’une façon différente. Tu auras beau avoir effectué 30 trek en haute montagne sans être touché par le MAM, et bien tu pourras tout à fait le développer pour ton 31ème trek!

Idem pour les longs trek : prenons l’exemple d’un trek de 10 jours par exemple, avec 2 passages de cols à 5000m. Ici le premier passage peut très bien se dérouler alors qu’au cours du 2ème tu pourras être touché par le MAM.

Il est cependant courant de constater que les personnes qui vivent à des altitudes élevés ne développent pas le MAM, car pour ces dernières, le corps est déjà totalement habitué à la haute altitude (exemple typique ici avec les sherpas au Népal).

 

 

Au cours de mon voyage je vais monter en altitude, puis redescendre au niveau de la mer, avant de remonter en altitude. Dois je me ré acclimater?

 

Oui! A partir du moment ou l’on redescend au niveau de la mer, il faut remonter progressivement, histoire que le corps se réhabitue à l’altitude.

 

 

Y a t il un traitement médical à prendre pour lutter contre le MAM?

 

Un point qui peut faire débat : ici on entend souvent parler du Diamox. Nous avons nous même posé la question à notre médecin traitant, lorsque nous sommes allés le voir pour remettre à jour notre trousse à pharmacie, avant notre départ. Ce dernier était absolument contre. D’après lui, des jeunes de notre âge (la trentaine), qui n’ont pas de soucis de santé particuliers, n’auraient pas à prendre ce médicament qui reste puissant et qui pourrait, selon les cas, masquer « un peu trop » certains effet du MAM. Une fois que le médicament aurait fait son effet, les symptômes du MAM pourraient être multipliés, ce qui ne serait pas tip top… Nous sommes donc restés sur un bon Doliprane 1000 en gélule (pour lutter contre le mal de tête).

 

 

Faut il faire le test de l’hypoxie avant de se rendre en haute altitude?

 

Qu’est ce que c’est? C’est un test physique ou l’on va tester  comment régis ton corps au manque d’oxygène, à la fois pendant l’effort et au repos à 5000m.

Ici aussi, nous avons posé la question à notre médecin traitant et d’après lui, ce dernier est conseillé lorsque l’on passe des nuits à plus de 4000m et/ou lorsque l’on réalise des trek ou des ascensions à très hautes altitudes, soit à  plus de 5000m. Les résultats ne sont cependant pas fiables à 100%. Nous concernant, nous monterons deux fois à 5000m : une fois en bus et nous redescendrons le même jour en bus (du coup ici les risques sont limités car il n’y a pas d’ascension physique avant), et une autre fois nous le ferons à pied mais nous redescendrons aussitôt, nous ne resterons pas une journée entière à plus de 5000m. Pour les nuits, nous serons juste une fois autour ds 4000m.

 

Après avoir consulté notre fréquence cardiaque ou il n’y avait rien d’anormal : 70 battements par minutes pour Max et 72 pour Joh, il nous a déconseillé de faire ce test.

D’une, car comme nous sommes jeunes, entrainés, sans problème de santé particuliers et que nous avons prévu des phases d’acclimatations corrects, il n’y a pas de raison, d’après lui, pour que nos trek se passent mal (même si le risque 0 n’existe pas bien sur).

De deux, en région parisienne, lieu ou nous habitons, ce test coute en général bien plus chère que dans les Alpes par exemple. Compte entre 100 et 130€ par personne, et bien sur, non remboursable par la sécurité sociale.

De trois, les résultats ne sont pas non plus fiables à 100%, des personnes ont déjà eu de super résultats au test et finalement en haute montagne, le MAM a quand même fait son apparition.

 

Pour conclure, il ne nous l’a pas dit directement, mais on a vite compris que pour lui, ce test, c’était un peu de la connerie, pour pomper de l’argent facilement aux gens (après ça ne reste bien sur qu’un avis subjectif, mais personnellement on le partage pas mal, car les retours que nous avons pu lire sur ce test étaient assez mitigés).

 

 

Quels médecins* dois je consulter avant de partir à des altitudes élevés?

 

Premièrement le médecin traitant : ici tu pourras compléter ta trousse à pharmacie et lui poser des questions en fonction de ton voyage : ici l’altitude. Il pourras également prendre ta fréquence cardiaque au repos, histoire de voir si tout va bien.

 

Deuxièmement, le dentiste et ici ce rendez-vous est vraiment à ne pas prendre à la légère car une carie mal soignée ou qui est entrain de se créer, peut, avec l’altitude, faire des ravages et provoquer de sacrées rages de dents. Il serait dommage de devoir être évacué par hélicoptère à cause d’une rage de dent hein? Pense également à y aller au moins 2 mois avant ton départ car certains soins peuvent demander plusieurs semaines de cicatrisation et tu peux également avoir plusieurs consultations suite aux soucis rencontrés

 

L’ophtalmo : on y pense pas forcément à celui là et pourtant les problèmes de vues peuvent déclencher de bien beaux maux de tête. Il serait dommage que cela soit amplifié avec le MAM. Ici certains rendez-vous doivent être pris 6 mois à l’avance, les ophtalmos sont souvent surbookés. Ne t’y prend pas à la dernière minute

 

Facultatif :

 

L’ostéopathe : rien e mieux pour débloquer certaines tensions du corps, la semaine avant le départ.

 

Le podologue : qui dit trek ou rando dit beaucoup de marche. Assure toi ici de ne pas avoir de la peau morte dure au niveau du talon ou encore sur l’os en bas du gros orteil. Cette dernière peut vite devenir douloureuse après plusieurs jours de marche. A défaut d’aller chez le podologue pour la faire retirer, tu peux toi même acheter une genre de « rappe » en grande surface et gratter la peau morte après avoir laissé tremper tes pieds dans l’eau afin de la ramollir.

 

Ici en fonction des mutuelles des uns et des autres, les soins peuvent avoir un remboursement intéressant comme pas du tout. Prévois donc une partie de ton budget pour les rendez-vous médicaux également  Nous concernant on a été pas mal gagnant (et tant mieux ^^).

 

 

 

Avant de débuter il faut déjà se mettre en tête qu’une bonne préparation physique pour la haute montagne, ne pourras, en aucun cas, faire annuler le Mal des Montagnes (voir onglet « Mal des Montagnes » pour en savoir plus sur ce sujet). Si tu dois avoir le Mal des montagnes et bien tu l’auras, que tu sois un grand sportif ou non. Le sport et l’acclimatation à l’altitude sont deux choses totalement différentes qui n’ont aucun lien 😉 

 

La montagne ça monte et ça descend, ce n’est pas aussi simple qu’une balade effectuée en bord de mer par exemple. Avant de s’aventurer là-haut, il convient de se préparer un minimum physiquement, histoire de ne pas subir la fatigue qui serait due à un manque d’entrainement, principalement lors des montées.

 

S’entrainer est de plus important pour éviter de subir le jour J une double fatigue soit : le manque d’entrainement et la fatigue liée au Mal des Montagnes. Les deux réunies peuvent ne pas être drôles du tout et transformer le trek en souffrance permanente.

 

En général, on dit qu’il convient de commencer un entrainement régulier 6 à 4 mois avant le départ et la dernière semaine avant le départ : stopper tout sport (histoire que le corps se relâche) et privilégier des exercices de relaxation (pour détendre le corps au maximum avant la montée en altitude).

 

Nous concernant, nous avons toujours fait du sport de façon régulière, 2 à 3 fois par semaines comme le running ou encore la randonnée pédestre. Nous avons cependant intensifié l’entrainement 2 mois avant le départ en faisant du sport 4 fois par semaines, 1h à chaque fois, histoire de préparer le corps à l’effort et surtout : pour travailler à fond le cardio et l’endurance, qui sont très importants en montagne. Joh fait en général son sport le matin, avant de commencer sa journée de travail, et Max, sur sa pause déjeuner le midi. Le week-end nous en profitons pour pratiquer, de temps en temps, la randonnée pédestre.

 

 

Quels sports pratiquer pour s’entrainer au trekking en haute montagne?

 

Ici on va rechercher principalement 3 choses : le cardio, l’endurance et se muscler un minimum (sans pour autant devenir « Musclor »!).

 

  • La Marche :

C’est tout bête, mais en trek, il va falloir marcher, alors autant s’habituer! Ici nous faisons deux type d’entrainements différents : la randonnée et la marche rapide sur tapis, avec inclinaison de ce dernier pour simuler les pentes à grimper.

En région parisienne, endroit ou nous vivons, nous n’avons malheureusement pas beaucoup de relief pour nous entrainer comme à la montagne, la marche sur tapis avec inclinaison est donc une bonne option! N’hésite pas de plus à la réaliser avec un sac à dos sur le dos, pour te mettre dans les mêmes conditions qu’un trek. Marcher sur un tapis, rapidement, en pente et avec un sac sur le dos, on peut t’assurer que tu vas transpirer et que niveau cardio ça va travailler!

Concernant les randonnées, nous avons commencé par chez nous, avec des marches de 10km, pour finir récemment sur du 25km à la journée (que nous avons réalisé en 5h30, mais encore une fois ici il n’y avait pas de dénivelés). Nous en avons de plus réalisé très souvent au cours de nos voyages car la randonnée, on adore! En juin 2016, par exemple, lors de notre road-trip dans l’ouest canadien, nous avions réalisé plus de 40km à pied en 3 jours (et cette fois ci, c’était dans les Rocheuses! ^^).

 

  • La course à pied :

C’est un incontournable ! Mais attention à ne pas la pratiquer tout les jours car c’est un sport ou les rebonds sont assez violents, ce qui peut sensibiliser les genoux voir même procurer des blessures qui peuvent par la suite être problématiques pour le trek.

 

  • La natation :

Idéale pour travailler toutes les parties du corps!

 

  • Le vélo elliptique :

Une excellente machine pour remplacer la course à pied car ici pas de rebond, du coup moins de risque de se blesser, et on travaille même le haut du corps.

 

  • Le RPM / L’Aquabike

Parfait pour travailler l’endurance et le cardio!

 

  • La Zumba / Le Step / Le L . I . A

Idéal pour transpirer à fond, s’amuser, et bosser son cardio

 

  • Le stretching :

Parfait pour travailler la souplesse avec les étirements de temps à autres.

 

 

Et l’entrainement il ressemble à quoi?

 

A nos yeux, chaque entrainement est propre à une personne, tout simplement car une personne qui fait très peu de sport dans la vie de tout les jours, ne va forcément pas pouvoir assurer le même entrainement qu’une personne déjà sportive. L’essentiel est de se fixer des objectifs réalisables et d’être régulier afin de tenir sur la durée.

 

Nous concernant, nos séances durent 1h (parfois 45min) et pendant 1h nous faisons toujours la même chose. Si par exemple on choisi le vélo elliptique cela veut donc dire que pendant une heure on ne fera que ça. Pourquoi? Tout simplement pour travailler l’endurance et pour habituer le corps à faire un même effort sur une longue durée sans s’arrêter (c’est, en gros, ce qui nous attend pour le trek).

 

Lors des séances « course à pied » et « vélo elliptique » nous travaillons toujours en fractionné afin de booster le cardio régulièrement. C’est également le cas lors des cours de RPM et d’Aquabike.

 

Il arrive, selon les séances, qu’on se fixe aussi des challenges. Par exemple, Joh s’était fixée de faire 10km en moins d’une heure, chose qu’elle a concrétisé à 5 semaines du départ en 57min. Il est évident, suite à une telle séance, ou l’effort a été relativement intense, de faire une pause le lendemain ou une séance un peu plus cool (comme de la marche par exemple).

 

Rien ne sert de carburer tout les jours en faisant 10km à fond non stop, ou encore en restant 2h sur un tapis, car tu finiras par te mettre dans le rouge. Ici ce qui est important c’est d’être régulier dans tes séances et de les adapter : un coup à fond, un coup un peu plus tranquille.

 

Ne pas oublier également de faire des jours de pause pour ainsi permettre au corps de récupérer. On oublie pas également l’échauffement et les étirements à la fin de chaque séances.

 

Voici par exemple notre planning d’entrainement à deux mois du départ :

Lundi : sport

Mardi : sport

Mercredi : repos

Jeudi : sport

Vendredi : sport

Samedi : repos

Dimanche : repos

 

Il nous arrive aussi, de temps en temps, de remplacer la journée du samedi par une rando et de rajouter une pause au cours de la semaine.

 

Un dernier conseil pour terminer ce point, ne cherche pas d’entrée à carburer, entraine toi en intensifiant ton rythme progressivement 😉

 

 

Autres articles à découvrir :

2 réflexions au sujet de « Pérou : budget et préparation »

  1. Et bien, un article très détaillé et précis. Bravo pour ce travail. Cela demande du temps.
    Vous craignez l’altitude à vous lire alors que pour beaucoup de personne tout se passe très bien. Pas d’inquiétude, cela se passera très bien pour vous aussi à partir du moment où vous vous laissez le temps nécessaire à l’acclimatation. Un peu de coca en infus au cas ou, ça rassure toujours.
    Pour les treks, on confirme que cela est beaucoup plus avantageux de réserver sur place. En sélectionnant quelques agences à l’avance, ca ne prend que quelques heures.
    Autant ce n’est pas rentable pour le Salkantay, autant ça l’est fortement pour le santa Cruz de louer sur place le materiel nécessaire. Ce trek est facile et extremement bien balisé. Prendre un guide est rassurant par contre lorsqu’on est pas à l’aise en autonomie.
    Mais pour vos deux treks, vous payez les prix forts, même très fort notamment pour le Salkantay. Il ne Faut pas dépasser les 280€ pour ce trek par pers, sinon c’est clairement du vol. Et comme vous le dite, a cela s’ajoute les tops. De même pour les bus, Cruz del sur est très cher ! Il existe des compagnies tout aussi sécures et de qualités similaires pour beaucoup moins cher. Les incidents sont tout de même rares, ils ne faut pas en faire une généralité. Nous avons tout fait en bus durant plus d’un mois au Perù, et nous avons eu aucun soucis.

    On vous souhaite de profiter à fond, le Perù est tout simplement magique …

    Bastien & Justine

    1. Bonjour à tout les deux,

      Merci pour votre retour sur l’article. On va vous répondre en indiquant ce qu’on a écrit dans l’article 🙂

      Vous indiquez avoir voyagé plus d’un mois au Pérou or nous concernant nous n’aurons que 3 semaines.

      Passer par une agence pour les treks est un choix et nous savions parfaitement que réserver sur place nous aurait couté moins chère, sauf que n’ayant que 3 semaines au Pérou, on n’avait pas envie de se retrouver bloqué à chercher une agence sérieuse à la dernière minute parce que l’agence qu’on avait repéré n’avait pas plus de place par exemple. En 3 semaines on ne peut pas se dire « Tiens cette agence propose un départ dans 2 jours alors je prend celui là » Non ! Car dans deux jours cela veut dire prendre du retard sur le programme de 3 semaines. Ici nos treks doivent être réalisés à une date précise par rapport à un parcours que l’on a défini à l’avance. On ne voulait pas non plus du coup se retrouver à sélectionner une agence à l’arrache et s’embarquer en haute montagne avec des personnes peu compétentes. Ce scénario on connait des personne qui l’on vécu et on peut vous assurer que le trek est vite devenu un calvaire… On aurait par contre rien réservé à l’avance si on faisait un voyage au long court, car là il est évident qu’on aurait eu tout le temps devant nous pour sélectionner une agence fiable.

      Le trek de Santa Cruz a beau être très bien balisé comme nous l’avons lu à de nombreuses reprises, si nous prenons un guide ce n’est pas que nous ne sommes pas à l’aise avec l’autonomie, loin de là, c’est surtout pour être encadrés à des altitudes élevées car ça sera, comme on l’indique bien dans l’article, la première fois pour tout les 2 qu’on montera si haut. De plus le faire en autonomie aurait voulu dire acheter tente, duvet et compagnie et un tel matériel coute tout simplement les yeux de la tête (bien plus chère que ce que nous allons payer pour le trek en lui-même donc bon à choisir… Le choix est ici vite fait ^^)

      Si on insiste autant sur l’altitude c’est qu’on sait à quel point elle peut être dangereuse, mais aussi à quel point les gens qui se lancent dans ce type d’aventure sont souvent en mode « un peu à l’arrache ». Des jeunes comme nous, qui ont eu des soucis avec l’altitude alors que l’acclimatation avait été correct on en connait, et c’est vraiment pas fun à vivre… Il est donc normal, à nos yeux, que nos lecteurs soient informés des risques afin de se préparer au mieux. De plus, ce n’est pas parce que de votre coté tout s’est bien passé avec l’altitude que cela sera forcément le cas pour tous. L’acclimatation à l’altitude est propre à chacun et n’a aucun lien avec la condition physique (jeunes ou moins jeunes par exemple). Que ça se passe bien pour « beaucoup de monde » comme vous l’indiquez, à notre avis, ici, vous faite une généralité un peu « trop » optimiste, car des gens qui ont souffert de l’altitude, ne serait ce qu’un mal bénin, on en connait vraiment pas mal 😉

      Pour le Salkantay, on paye peut être pour vous le prix fort, mais ici c’est un choix, car nous ne dormirons pas sous tente mais dans des igloos de verre et des genres de tente en toit de chaume. Forcément ce type de prestation coute plus chère que des nuits classiques sous tente. Ici on met de l’argent de coté toute l’année pour nos voyages donc lorsque l’on part on n’hésite pas non plus à se faire plaisir aussi 😉

      Concernant les bus, nous savons que Cruz del Sur n’est pas la seule compagnie fiable (et encore heureux) et nous savons que le prix est plus chère que d’autres compagnies. Ici nous avons fait le choix de partir avec eux car c’est la compagnie qui nous a le plus inspiré. Nous avons de plus sélectionné la classe VIP pour le confort d’où le prix qui grimpe. Au niveau des accidents, certes il n’y en a pas non plus tout les 4 matins (la par exemple on est à 2 en 6 mois) mais il faut avoir en tête que dans ce pays, les accidents de bus représentent le taux le plus élevé d’accident de la route.

      Enfin voila, tout nos choix sont dans tout les cas expliqués dans l’article. On a bien conscience qu’un voyage au Pérou peut couter bien moins chère, mais en partant QUE 3 semaines, on a préféré anticiper certains points et donc payer plus chère (bus, trek, vols intérieurs). On n’a pas hésité à se faire plaisir aussi. Si l’on voyageait sur un TDM par exemple, on aurait bien entendu réduit les dépenses, c’est une évidence, mais ici nous ne sommes pas dans le cadre d’un TDM ou d’un voyage au long cours 😉

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