Réflexion

Péninsule du Yucatàn, plus nous te voyons, plus nous avons envie de pleurer !

En janvier 2018, nous partions 15 jours dans la Péninsule du Yucatàn

En novembre 2018, soit 10 mois plus tard, nous rédigeons cet article...

En lisant le titre de cet article, tu vas sans doute être surpris, voir même être dans l’incompréhension. D’autant plus que juste sous ce titre, nous mettons la photo d’un cadre on ne peut plus paradisiaque qui ne colle pas vraiment avec le titre. De ce fait, tu vas, à coup sur, encore plus te poser des questions, et cela va, à 99%, te donner envie de cliquer pour lire. Ça tombe bien, c’est ce que nous voulons ! Que cet article soit lu et si possible partager, pour que les personnes prennent conscience du désastre écologique qui se développe à vitesse grand V au sein la Péninsule du Yucatàn au Mexique…

Ah la Péninsule du Yucatàn ! Un lieu de villégiature qui a de plus en plus de succès au fil des années, et particulièrement en ce moment ! Il n’y a qu’à voir les statistiques de ce blog : les articles sur le Mexique sont ceux qui sont le plus consultés. A titre d’exemple : notre parcours a été visualisé plus de 6000 fois en un an, chose qui n’était jamais arrivée avec les autres pays ou nous sommes allés depuis que nous avons lancé ce blog en décembre 2015 ! Alors pour les grands bloggers, 6000 est sans doute un chiffre ridicule, cependant pour nous, c’est assez énorme, car on était à mille lieu de s’imaginer, en écrivant cet article, qu’il serait autant lu.

Certains se diront suite à ça : « Il faut que j’aille au Mexique, c’est tendance et ça fera exploser les statistiques de mon blog ».

D’autres, comme nous, se diront plutôt : « Avons nous bien fait de partager toutes ces infos sur cette péninsule, quand on voit comment le tourisme de masse évolue dans ce pays…? » Alors oui, certes, à notre niveau, nous ne sommes que de « petits bloggeurs ». Nous n’avons pas 5000 likes sous chacune de nos photos instagram, nous ne passons pas à la Tv, nous ne sommes pas sponsorisés par « Tourisme truc bidule chouette », cependant, même si nous ne sommes que des « petits bloggeurs », cela ne contribuerait il pas, à un niveau moindre mais quand même, à développer le tourisme de masse dans des lieux qui risquent de suivre le même filon que la fameuse Riviera Maya? Pas besoin de tortiller longtemps… la réponse est belle et bien « oui » !

Beaucoup de personne pense qu’un blog ne peut pas influencer sur le tourisme. Nous avons du coup envie de poser la question suivante à ceux qui pensent ça :

« A votre avis, pourquoi le salon des blogguers voyages existe t il ? N’est ce pas justement parce que de plus en plus de professionnels croient en ces bloggeurs pour faire connaitre des endroits, des hébergements etc ? »

Ne jouons pas la politique de l’autruche les amis, et disons les choses franchement hein 😉 Le blog, c’est la nouvelle méthode tendance du moment, qui séduit de plus en plus les professionnels pour les aider à avoir de la pub ! Que ce soit dans le voyage ou dans n’importe quel autre domaine. Et même un petit blog comme le notre sans aucun sponsors, peut totalement avoir une petite part d’influence, la preuve avec notre voyage en Laponie finlandaise (réalisé en mars 2017), ou nous savons que grâce à ce blog, une quinzaine de voyage ont été vendus depuis notre passage là-bas (et pourtant nous ne sommes que des petits bloggeurs hein ! Alors imagine le blog qui est suivi par 80 000 personnes).

Ce voyage au Mexique, mais surtout l’après Mexique ont totalement remis en question notre façon de faire sur ce blog, à tel point qu’on a même failli fermer ce blog il y a quelques mois, car oui le Mexique est clairement le pays qui nous a dégouté du blogging voyage, mais c’est aussi le pays qui nous a fait prendre conscience que si l’on voulait continuer dans le blogging, il fallait qu’on change certains points dans notre façon de partager sur ce blog (afin que ce blog colle toujours avec nos principes).

Voyage au Mexique - Dégout Acte 1

Le Mexique a été notre première destination, dites « paradisiaque », et forcément les lieux qui font rêver attirent la foule. Avant le départ, on s’imaginait vibrer devant cette mer des Caraïbes, mais aussi voir de magnifiques coraux et poissons multicolores. On se disait qu’on arriverait bien à trouver des endroits paisibles sur cette cote qui attire chaque année des milliers de vacanciers… Que nous avons été naïfs ! En réalité, cette cote caribéenne nous a plus dégouté qu’autre chose. Nous nous sommes vraiment rendus compte ici que beaucoup de voyageurs, ou plutôt « touristes », n’ont aucune éthique dans leur façon de voyager mais aussi et surtout aucune conscience écologique !!! En y repensant, on se demande vraiment quelle mouche nous avait piqué à l’époque, pour décider de passer 5 nuits sur la Riviera Maya ! Cet endroit ne nous ressemble tellement pas… Après, bien entendu, si tu as les moyens de te payer une nuit à 150 000 dollars dans l’un de ces affreux hôtels de luxe, tu auras sans doute l’impression de te sentir privilégié, car tu auras à coup sur un bout de plage privée, mais aussi un guignol qui se déguisera en maya pour faire genre qu' »hôtel de luxe » rime avec « authenticité » etc. Tout ça pour dire que de Cancun à Tulum nous nous sommes donc pris une véritable claque, et pas dans le bon sens du terme ! On ne s’attendait pas à ce que le coté « tourisme malsain » soit si présent, en voici quelques exemples :

– Des delphinarium à tout les coins de rues pour aller nager avec les dauphins. Dauphins à qui la liberté a été volé pour le plaisir de l’être humain, mais surtout, car faire nager un dauphin avec un humain ça rapporte gros ! A 100€ en moyenne les 10min de nage, il y a de quoi ici monter tout un business, et malheureusement, tant qu’il y aura des personnes pour cautionner ce type d’activité… cette dernière ne cessera pas !

Photo prise pa notre amie bloggeuse Miss Aventure, qui a eu le regret de constater que 2 delphinariums se trouvaient dans la résidence de son hôtel, lors de son voyage au Mexique en 2014...

– Des personnes qui posent avec des animaux sauvages tels des pitons, ou encore des iguanes, à l’entrée du site archéologique de Tulum… Tu comprends, ça fait trop classe après sur les réseaux sociaux de montrer la fameuse photo ou l’on pose avec un tel animal… Encore une activité pour le plaisir de l’homme.

– Sur le site archéologique de Tulum, on croise de nombreux coatis qui se baladent en total liberté. Ces animaux sont sauvages et ne doivent en aucun cas être caressés. Combien de personne respecte cette règle ? La encore on retrouvera de nombreux bloggeurs, poser fièrement avec parfois le coati à même les bras… Et après ça fait des leçons de moral en ligne pour respecter le bien être de la faune sauvage…

Un coati sauvage sur le site de Tulum

– Le site des ruines de Tulum est sa plage complètement surchargée… Par endroit on arrivait pas à mettre un pied devant l’autre… Sans oublier qu’un genre de petit train à touristes a été mis en place pour emmener les touristes du parking au site (pour ainsi éviter qu’ils se tapent à pied le minable petit km de séparation entre ces deux points… et bien sur payant). Ce petit train est tiré par un tracteur qui pollue, dommage quand on sait que de nombreux animaux sauvages vivent à cet endroit… Une fois sur la plage, on ne parlera pas des dizaines de pêcheurs qui te sautent dessus limite tous les 10m pour te proposer un tour en snorkeling… On oublie pas non plus les transats par centaines qui sont étalées sur une bonne partie de la plage… N’espère pas être au calme car ici ça braille de tout les cotés.

– Autre et dernier point que nous souhaitons aborder ici (parmi tant d’autres), celui d’Akumal et de ses tortues. Notre amie bloggeuse Miss Aventure s’est rendue à Akumal en 2014, voici son témoignage ci-dessous : 

Akumal est devenu une usine ! A l'époque c'était un groupe après l'autre et on nous briffait sur le comportement a avoir : ne pas toucher les tortues, ne pas se mettre en travers de leur chemin, ne pas les entourer a plusieurs etc. Une expérience superbe de partager leur liberté tout en les respectant ! On avait cependant certaines craintes quant à l'avenir de ce lieu : si ce n'était pas plus protégé, ça finirait en cirques ! Les investisseurs commençaient de plus à construire de gros hôtels sur la plage, ce qui allait amener plus de monde sur place, et cela nous semblait déjà dangereux pour le bien être de ces animaux...

Quatre ans plus tard, nous faisons notre apparition à Akumal et autant dire que nous n’avons pas du tout retrouvé le cadre enchanteur décrit par notre amie dans son article. A la place nous avons eu le droit à une baie blindée de monde, entourée par de gros hôtels monstrueux avec mille et un parking payants… Et le summum de la connerie : une fois dans l’eau on t’oblige à suivre un genre de couloir fait avec des bouées pour voir les tortues. Bien entendu, ce couloir est stratégique, car il se situe au dessus des endroits ou elles se nourrissent, histoire de bien les emmerder… Ceux qui cautionnent l’activité contesteront ce point, en te disant que le couloir de bouée a justement été mis en place pour ne pas barboter dans toute la baie et ainsi ne pas les déranger en dehors du couloir lol. Ne te laisse pas berner !

Et ce ne sont pas seulement quelques touristes que l’on trouve là, mais des groupes qui se composent à chaque fois d’une bonne vingtaine de personnes, qui stagnent au dessus de ces animaux qui souffrent beaucoup du stress !! Le guide est ici de plus devenu obligatoire (sois disant pour ainsi éviter de plonger et de toucher les tortues… Nous on dira plutôt que c’est pour se remplir les poches). Bien sur, beaucoup de touristes, plongent tout de même pour les toucher, la connerie humaine va toujours au plus loin que veux tu… Beaucoup de tortues ont été retrouvé dans un état lamentable, certaines ont même développées des tumeurs suite aux produits présents dans les crèmes solaires non bio que portent les touristes…

Sinon, à coté de ça, en arrivant à Akumal, on a trouvé des panneaux du style « Protégeons nos amis les tortues ». Là pour le coup on ne savait pas trop si l’on devait rire ou plutôt pleurer. Le tourisme est juste entrain de ravager la baie d’Akumal ! Et encore une fois, pour le business et pour le plaisir de l’être humain ! Il est évident que nous n’avons pas trempé ne serait ce qu’un orteil dans cette baie de la honte !

Voici à quoi ressemble en 2018, la baie d'Akumal...
Un groupe de touristes parmi tant d'autres au dessus des tortues...

Akumal et ses tortues sont recommandés par des milliers de bloggeurs et d’agences qui se disent « éco-responsables »… Et ba excusez nous, mais nous, ça nous donne la gerbe !!! Comment peut on recommander cette activité malsaine, quand en plus derrière, on se dit aimer et vouloir préserver la faune ? Beaucoup joue très bien la politique de l’autruche, désolé de le dire ! Quand es ce que la plupart des agences, qui se disent être des agence à « tourisme durable », retireront cette activité honteuse de leurs brochures ? Sans doute jamais, car l’appât du gain est bien là…

Voici donc quelques exemples, parmi tant d’autres, de ce qui nous a dégouté sur la cote caribéenne mexicaine ! Il y a aussi le fait que quasi l’ensemble de la cote soit privatisée par des hôtels de luxe, que les cénotes sont trois fois plus chères qu’ailleurs etc etc etc. On pourrait t’en parler pendant des heures, mais ce n’est pas le but, car un article a déjà été rédigé ici sur ce sujet. C’était juste un rappel de notre part afin d’évoquer la suite qui arrive à présent.

L'après Mexique, la course aux cénotes - Dégout Acte 2

La suite, la voici : on rentre du Mexique et ce voyage aura clairement été en demi teinte : une première semaine absolument magique, lors de notre road-trip au sein de la péninsule, bien loin du tourisme de masse, et une deuxième semaine de dégout lors de notre pause sur la Riviera. Nous commençons alors, comme à notre habitude, à rédiger les articles sur ce blog lorsque arrive l’article sur les cénotes ! Ah les fameux cénotes ! Qui n’a jamais rêvé de se retrouver seul, à l’intérieur d’un de ces gouffres aquatique à la fois si mystérieux et stupéfiant ?

Il y en a plus de 7000 rien que dans la péninsule du Yucatàn, et bien entendu, ce ne sont pas ceux qui sont présents sur la Riviera que nous avions dans notre viseur ! Non ! Ceux là sont déjà tellement bouffés par le tourisme, on avait de plus pas envie de se croire dans une piscine municipale. Alors pour trouver ces pépites qui nous feraient vibrer nous avons fait de bien longues recherches. Parmi les cénotes ou nous nous sommes rendus, il y en a certains qui aujourd’hui, sont présents dans plusieurs guides touristiques… Il y en a d’autres qui sont devenus de véritables usines… et il en reste tout de même deux qu’on ne retrouve sur aucun blog et dans aucun guide en novembre 2018 (Alléluia ! Mais combien de temps resteront ils préservés ces deux là ? On lance les paris!). Ces deux là, crois nous, ils ne sont pas tombés du ciel, on a juste mis 10 jours pour mettre la main dessus !

Quand on a vu le désastre écologique qui se déroule de jour en jour sur la Riviera, il était hors de question, de mettre le nom de ces cénotes au grand jour sur le blog, surtout quand on voit la genre de « course aux cénotes » que tout les internautes mènent lors d’un voyage au Mexique ! Chacun recherche le plus perdu, le plus authentique, le plus grandiose, pour au final ? les identifier, les taguer sur les réseaux sociaux… Mais ici, il y a clairement un point que l’on ne comprend pas : a quoi sert d’identifier de tels lieux sur les réseaux si ce n’est pour y attirer les foules ? En regardant bien, les réseaux ont de plus en plus d’impact dans le développement du tourisme de masse ! Certains commencent à l’admettre, d’autres fond la sourde oreille… Et concernant les cénotes, nous sommes bien placés pour savoir que la dégradation de ces lieux peuvent aller très vite… Il suffit que la nouvelle tombe entre les mains d’un de ces grands bloggers qui ait 80 000 abonnés, d’un autocariste ou d’une agence sans éthique pour y déverser chaque jour des centaines de touristes et finir par pourrir le lieu !

L’exemple parfait ici est celui du cénote Oxman, pépite situé dans la Hacienda San Lorenzo, à 5min de Valladolid (enfin « pépite », plus vraiment…). Nous remercions nos amis de Mexique Horizons de nous avoir partagé cette information il y a maintenant plusieurs semaines. Le cenote Oxman, le voici ci-dessous lorsque l’on y était en janvier 2018 : un havre de paix ou à la mi journée, il n’y avait que quelques personnes sur place ! Monte bien le son au cours de cette vidéo, tu constateras vite que l’on entend pas grand chose à part les goutes d’eau.

Ce cénote a beau être proche de la ville de Valladolid, pourtant, il attirait bien peu de visiteurs car d’autres cénotes ont un peu plus la cote dans ce coin là. Pour y aller, il y a de plus une piste en terre sur 2km, ce qui n’est pas évident avec un bus. En gros seuls, les quelques personnes qui louaient une voiture pouvaient y accéder. Sauf que voila, le gérant de la hacienda a décidé dernièrement de signer un contrat avec plusieurs autocaristes du coin sans aucune éthique… A présent, ce sont des centaines et des centaines de touristes qui sont déversés chaque jour au sein de ce cénote. Et un lieu de plus qui perd son authenticité… Lorsque l’on a appris cette nouvelle, on peut te dire qu’on était fous !

Au début, nous avions écrit dans notre article sur les cénotes, que l’on pouvait donner les noms de ceux ou nous nous étions rendus en privé, à condition bien sur, de ne pas les étaler derrière sur les réseaux. C’était ainsi notre façon, de les préserver. Des demandes par mails on en a eu par centaines et autant te dire qu’on en aura vu de toutes les couleurs :

1 – Des personnes adorables qui nous ont écrit et qui derrière nous ont même envoyé des photos de leurs passages dans ces cénotes en nous remerciant mille fois. Plusieurs d’entre vous nous ont même indiqué que vous compreniez pourquoi nous tenions tant à préserver ces lieux tant ils sont magiques, et que bien sur, vous vous engagiez à faire de même. Ici on a vite sentis la sincérité de ces personnes et ça nous a vraiment fait plaisir de voir qu’il y a encore, de nos jours, une poignée d’être-humain qui pense à la préservation de ces endroits hors du temps. Certaines personnes sont même limite devenues des amis !

2 – Ensuite on a eu, une pas mal d’individus sans savoir vivre : ou ça te caresse dans le sens du poil pour avoir les infos et derrière… Même pas un merci ! Parfois nous avons même reçu des mails sans même un « bonjour », ce que nous trouvons vraiment abusé ! Il ne faut pas oublier que nous faisons tout ça sur notre temps libre… La politesse lors d’un renseignement n’a jamais tuée personne à ce qu’on sache !

3 – On a aussi eu des personnes qui se sont entre autre « couillée » elles mêmes rien que dans leur mail ^^

« Nous détestons tout ces coins à touristes et lors de notre voyage nous allons séjourner tout notre temps à Tulum et Akumal »

… Ah oui c’est vrai que Tulum et Akumal sont bien loin du tourisme de masse, c’est bien connu lol ! Et après tu veux nous faire croire que tu détestes les coins à touristes ? ^^

4 – Il y a aussi la personne qui te dit qu’elle a fait un tas de voyages et qu’en échange elle peut te filer plein de bons tuyaux sur tels ou tels pays. La seule fois ou nous avons osé demandé des infos sur un pays, nous n’avons jamais eu de retour… (Arf, certains sont vraiment prêts à dire tout et n’importe quoi pour avoir le nom de ces cénotes…).

5 – Pour finir, on a à nouveau eu ces fameuses personnes toutes mielleuses, qui t’abordent toutes de la façon suivante :

« Bonjour, je vous remercie pour votre blog qui est une vrai mine d’or et qui nous a beaucoup aidé à monter notre voyage au Mexique. Comme vous, nous détestons ces coins à touristes, nous préférons mille fois être en pleine nature, loin de la cohue… blablabla ». Ici ça te caresse dans le sens du poil et ça te sort les violons pendant les 10 lignes à venir, pour au final, finir sur la phrase suivante : « Nous nous demandions si vous auriez la gentillesse de nous communiquer le noms des cénotes secrets par lesquels vous êtes passés. Bien sur, nous ne divulguerons aucun de ces noms au grand public car nous sommes totalement conscients que cela pourrait nuire à cet écosystème . »

Le problème ici, c’est qu’il est bien difficile de détecter à travers une adresse mail et un texte, si l’internaute qui t’écrit est sincère ou non… Et ce qui devait arriver arriva : certains se sont derrière abonnés à notre instagram et nous nous sommes abonnés en retour, et qu’avons nous découvert lors de leur voyage au Mexique : # le nom du cénote, ou encore la photo du cénote avec son identification, ou encore le nom du cénote dans le texte qui décrit la photo… Certains sont vraiment culottés ! Sans doute avaient ils oubliés que nous les suivions sur Instagram…

Aujourd’hui, nous avons donc pris la décision suivante : nous ne révélerons plus aucun des cénotes par lesquels nous sommes passés, car certains se sont fichus de nous en nous la mettant clairement à l’envers ! Malheureusement, ce type de personne punit aussi en quelques sortes, les personnes sincères, qui elles auraient compris notre point de vue, et qui l’auraient sans aucun doute respectée. L’homme est un loup pour l’homme, c’est bien connu !

Garder le silence, c’est donc notre façon à nous de préserver ces lieux à notre niveau. Après bien entendu, chacun peut trouver des cénotes perdus ! Si nous avons réussi, chacun peut réussir ! Il faut juste se donner les moyens de fouiller sur le net comme nous l’avons fait, ce que nous expliquons dans l’article des cénotes. Mais bien sur, cela peut prendre plusieurs jours et ici, combien de personnes recherchent du tout cuit et ne veulent pas se casser la tête à monter leur voyage? En parlant de ça, une fois nous avons même reçu le mail suivant :

« Montez moi mon voyage au Mexique »

… Euh… Depuis quand sommes nous une agence de voyage professionnelle ? Un grand lol ! Aider et donner des conseils oui ! Monter un voyage de A à Z, il ne faudrait pas non plus pousser le bouchon trop loin !

Alors voila, tu comprendras chers lecteurs, que lorsque l’on reçoit limite 10 mails par jours, ou à chaque fois il y a écrit « cénote », « cénote », « cénote », et que derrière on découvre que certaines de ces personnes se moquent de nous, c’est juste hyper rageant et ça dégoute ! Nous étions arrivés au stade ou des que l’on voyait le mot « cénote », cela nous rendait vert ! A croire que seuls les cénotes existent au Mexique ! Une fois on nous a aussi dit la chose suivante :

« En gardant les noms des cénotes pour vous, vous refusez, en quelque sorte, que l’économie locale se développe ! Ce n’est pas très sympa, car les locaux ont vraiment besoin de travail dans cette région qui reste relativement pauvre. »

Donc pour ces gens, on en conclu que la nature doit être pourrie en dépit de l’économie locale…? Et bien ce n’est absolument pas notre point de vue !! Nous avons des principes en matière de préservation et nous nous y tenons ! Que cela plaise ou non, nous ne changerons pas ! L’économie locale doit se développer en accord avec la nature selon nous (oui, on a bien conscience que ce cas est souvent utopique mais enfin… On a le droit de rêver et d’espérer un monde meilleur la dessus non?).

Pour terminer cette parenthèse « cénote », voici la raison première pour laquelle nous souhaitons préserver les cénotes encore authentiques de nos jours :

Tu vois le cénote ci-dessus ? Et bien il s’agit du cénote mondialement connu Ik Kil. Ce cénote est présent dans 90% des brochures des agences de voyages ! La plupart des professionnels y emmènent d’ailleurs leurs clients après la visite du Chichen Itza. Voici le témoignage de Naomi, co-fondatrice de l’agence Mexique Horizons sur ce lieu, lorsqu’elle y a mis les pieds pour la première fois Luis.

Ce cenote, je n’aurais jamais les mots pour retranscrire le traumatisme que j’y ai vécu !!! Une foule de visiteurs, des odeurs de javel, une allure de piscine municipale, des gens qui se ruaient vers l’eau sans même passer à la douche, juste pour y prendre une photo ! Je suis arrivée là-dedans et je me suis sentie très mal. A tel point que nous sommes repartis illico et que j’ai dis à Luis : « Jamais de la vie on emmènera nos clients ici ».

La question que nous avons alors envie de poser à tout ces gens qui étalent les cénotes authentiques sur les réseaux est la suivante :

« Avez vous envie que ces cénotes ressemblent au cénote Ik Kil d’ici quelques année ? »

Cette question devrait en faire méditer plus d’un et ne devrait pas être prise au conditionnelle !

La Riviera Maya est déjà tellement mangée par le tourisme de masse... Allons pourrir le reste de la Péninsule - Dégout Acte 3

Samedi 17 novembre 2018, la chaine française TF1 a partagé dans son émission « 50min Inside » un reportage sur : « Les coins inconnus de la Peninsule du Yucatàn ». Voyant certaines agences se venter de ce reportage sur les réseaux sociaux, nous avons décidé de le regarder. Résultat, après l’avoir visionné : nous sommes plus que dubitatifs sur cet épisode qui ne dit pas les choses à leurs juste valeurs ! Mais bon, ici on apprend sans doute rien à personne : ce n’est pas nouveau que les médias racontent les 3/4 du temps des choses différentes de la réalité ! Puis bon, au passage, on en parle de la rubrique « voyage » de « 50min Inside », qui à chaque fois ne reflète en rien la vrai vie d’un pays? Regarde par toi même, tu verras qu’à chaque fois, seuls les endroits type tourisme de luxe y apparaissent ! On se souvient encore de ce reportage sur Oman, notre prochaine destination : ou les journalistes mettaient en avant ce camp luxueux dans le désert avec climatisation, lumières allumées toute la nuit, grande piscine etc. C’est vrai que c’est très développement durable tout ça, surtout dans un désert ! Bé oui quoi, c’est top de mettre en avant ce type de décors avec piscines, dans un cadre ou la plupart du temps les locaux manquent d’eau… Bref, revenons à notre Mexique !

Tout a commencé avec l’île d’Holbox, ce coin décrit comme étant un paradis sur terre avec voiture interdite sur l’île qui fait 30km de long pour 1,5km de large, ambiance bohème etc. Alors d’après TF1, Holbox est inconnue des touristes… C’est bien pour cela que l’offre hôtelière ne cesse de grandir depuis ces 20 dernières années… A l’époque il n’y avait seulement que quelques cabanes sur l’île, un peu comme à Tulum. Alors oui, certes, ce lieu n’attire pas autant les foules que sur la Riviera, mais l’île se développe malgré tout à vitesse grand V et cela à de quoi faire peur, car quand on voit le résultat du tourisme sur la Riviera… Mais ici TF1 n’en parle pas bizarrement…

Voici un nouveau témoignage de Naomi sur cet endroit, suite à une expérience qu’elle a elle même vécue :

La photo ci-dessous a été prise à Holbox en 2017. Nous avions fait le tour de l'île en bateau et nous avons eu la chance incroyable de croiser le chemin d’un héron. Avant même d’avoir le temps d’en profiter, une horde de touristes s’est littéralement jetés sur le pauvre animal. Une fois leurs photos prises, ils s’en sont allés sans même prêter attention à l’oiseau. Envie de gerber …
Naomi
Co-fondatrice de l'agence Mexique Horizons
Touristes peu respecteux sur l'île d'Holbox

On oublie pas également le cas des requin-baleines… Une activité qui prend de plus en plus une tournure pas forcément favorable aux bien être de ces animaux…On a vu récemment circuler plusieurs photos sur les réseaux concernant cette activité : des bateaux en pagaille avec des touristes pas forcément respectueux… Et après les médias racontent que cette île est inconnue ? Non ! Cette île est à coup sur la prochaine cible des investisseurs… Surtout si les médias commencent à parler d’elle….

Passons à présent à la deuxième cible des futurs investisseurs qui était présentée dans ce reportage : Bacalar ! « Bacalar pueblo magico » comme l’appellent les locaux. Enfin, à voir combien de temps résistera encore ce « village magique »…

Alors oui, ce lieu n’en est pas encore au stade de la Riviera (et heureusement), mais le tourisme ne cesse d’accroitre autour de cette lagune. Lors de notre passage là-bas en janvier 2018, nous avions déjà constaté que pour se baigner à Bacalar il faut : ou posséder un hébergement sur place (qui dispose d’un ponton privé), ou passer par une agence qui organise un tour en bateau sur la lagune, ou payer quelques pesos aux locaux qui  mettent à disposition le jardin de leur propriété qui donne sur la lagune.

Notre amie Naomi s’est également rendue sur place récemment et voici ce qu’elle a constaté :

L’endroit est spectaculaire mais les activités nautiques et les sorties en bateau ne sont pas régulées… A chaque fois que j’y retourne c’est de pire en pire ! Là où j’hallucine c’est quand je lis ou que j’entends que Bacalar est un lieu épargné par le tourisme de masse ! Vraiment ? Allez donc sur la lagune un samedi à 13H. Si vous avez de la chance vous pourrez même profiter des musiques assourdissantes que mettent les visiteurs riches sur leurs voiliers.
Photo faites par Mexique Horizons, un samedi, fin 2018

En janvier 2018, nous avons pourtant fait cette balade en voilier un samedi après-midi et c’était loin d’être ainsi. Tu peux donc constater, que l’augmentation du tourisme va très vite à Bacalar… 

Photo prise par nous même, un samedi, en janvier 2018

On pense que là, pour le coup, il n’y a pas plus parlant comme exemple. Ces deux photos prises à quelques mois d’intervalle veulent tout dire ! Alors tout ceux qui disent :

« Bacalar est tout de même à 400km de Cancun et plus de 200km de Tulum, ce n’est pas demain la veille que le tourisme de masse arrivera là-bas ».

Détrompez vous !!! Le tourisme de masse arrive à Bacalar et il arrive à très grands pas ! Ce lieu ne va devenir que la continuité de la Riviera Maya… D’ailleurs, on parle du nombre d’agences présentent sur la Riviera qui proposent en ce moment même des excursions à la journée vers la lagune de Bacalar? Il y en a de plus en plus chers lecteurs !  Les photos, telle, celle que nous avons prise en janvier 2018, risquent de devenir assez rare à l’avenir… et c’est bien triste quand on voit la beauté de l’endroit, qui, lors de notre passage, était un véritable paradis sur terre !

Pour finir sur ce reportage : à quoi sert il, si ce n’est faire gober des conneries aux gens et attirer encore plus de monde à ces endroits qui sont, pour le moment, encore relativement tranquilles ? A croire que l’homme doit forcément poser ses gros sabots partout et tout pourrir… Les constructions n’ont pas fini d’émerger à Bacalar, on peut te le dire !

Déviances et agissements incorrects des voyageurs - Dégout Acte 4

En dehors des points précédents, il y a aussi ce qu’on appelle les déviances ! Qu’est ce qu’une déviance ? Une déviance est une rupture avec la norme qui ne saute pas forcément aux yeux.

Le Mexique est un pays qui possède un niveau de vie bien plus bas que le notre. Nous ne comptons pas, par exemple, le nombre de personne que nous avons croisé au cours de nos 15 jours sur place qui cherchait impérativement à tout négocier. Une fois, même l’entrée d’un de ces cénotes perdus, qui ne coutait que 35 pesos (soit l’équivalent d’1,50€…). A ces personnes qui font ça, nous avons une question à vous poser :

« N’avez vous pas honte ? »

Vous vous payez des vacances au Mexique et vous faites une scène pour un minable euros cinquante ? A titre de comparaison, combien coute une entrée à la piscine municipale chez nous? Plus qu’1,50€ c’est certains ! Et là, es ce que vous la négociez aussi votre entrée à la piscine ? Certainement pas !

Alors à tout ces voyageurs qui essayent de gratter le moindre centime par ci par là, à ceux qui pensent que tout leur est du, n’oubliez pas qu’en voyage vous n’êtes pas chez vous ! Et de vouloir profiter de la gentillesse du gardien de ce cénote perdu, qui gagne même pas le dixième de ton salaire par mois, c’est juste scandaleux à nos yeux ! Si vous n’avez pas les moyens de vous payez un cénote à 1,50€ alors le mieux est peut être de rester chez vous !

Ce point nous l’avons également constaté dans plein d’autres pays et pas qu’au Mexique…

On retrouve aussi souvent ce problème avec les agences : au Mexique, combien d’agences sous payent leurs guides locaux et s’en mettent plein les poches? Une ribambelle ! Alors avant de cherchez l’excursion la moins chère possible à Sian Ka’an par exemple, pense que pour aller là-bas, l’agence doit payer un guide, mais aussi un chauffeur, potentiellement un bon plein d’essence pour le mini-bus (car 2h allée et 2h retour). Il y a ensuite le capitaine de la lancha qui t’emmènera découvrir cet écosystème, l’essence pour le moteur du bateau, mais aussi le petit restaurant local qui t’accueillera pour que tu puisses te remplir le ventre à la mi journée. Donc oui, une excursion à Sian Ka’an, ce n’est pas moins de 90€ en général ! A moins de passer directement par un guide local sans agence. Attention donc si tu trouves des prix inférieurs à 90€ pour cette excursion, c’est sans doute que l’agence en question ne paye pas très bien les personnes avec qui elles collaborent… Et n’oublie pas qu’en France, le prix d’une telle sortie serait facilement multipliée par 2.

Tu as donc là, deux beaux exemples de déviances ! Et ce deuxième cas, on l’a aussi beaucoup constaté au cours de notre voyage au Pérou pour les treks !

Pour terminer cet article, nous avons décidé de laisser la parole à notre amie Naomi :

« Non, le développement durable ce n’est pas seulement de trier ses déchets et laisser les animaux en paix. Et là est tout le problème…

Je pourrais vous parler des comportements des voyageurs pendant des heures et des heures, surtout maintenant que je les cotois en permanence avec mon agence. Certains chercheurs mettent en avant un terme scientifique ou parlent d’un syndrome pour justifier les déviances et les agissements incorrects des voyageurs. D’autres vous diront qu’ « en vacances on a bien le droit à un peu de liberté » . Et bien non justement !

Mais comment faire lorsque ces dérives sont également pratiquées par des agences de voyages ?! Que dire aux gens ?

– Des gens qui refusent de payer un pourboire parce que « en France c’est plus simple et c’est déjà inclus».

– Ceux qui prennent des enfants pauvres en photo sans pudeur parce que « c’est incroyable comme ils peuvent être sales ».

– Ceux qui font appel à des prostituées à peine majeures parce qu’« ici c’est moins grave ».

– Ceux qui ne disent jamais bonjour ni au revoir parce que « de toute façon ils ne parlent pas notre langue »

– Ceux qui ont la chance incroyable de découvrir un endroit encore un peu méconnu et qui balancent l’info sur les réseaux sociaux à 80 000 followers.

– Ceux qui postent une photo de leurs clients nageant avec des requins baleines suivis du hashtag #agencedurable

– Ceux qui me demandent de dormir au sein d’une communauté Maya mais qui m’expliquent « qu’il ne faut pas non plus que ce soit trop pauvre pour ne pas gâcher leurs vacances » (email reçu en Septembre dernier!).

– Ceux qui approchent des espèces animales harcelées en bateau, mais qui vous disent « que c’est normal de vouloir en profiter comme les autres ».

–  Ceux qui nagent et touchent les tortues à Akumal « parce que de toute façon tout le monde le fait et puis eux ce n’est pas trop grave, parce qu’ils voyagent avec une agence durable» (WTF!).

– Ceux qui adorent voir des spectacles folkloriques parce qu’ « au moins ils auront vu un peu la culture du pays ».

– Ceux qui facturent un déjeuner chez l’habitant 15€ et qui n’en reversent que 2€ à la famille (oui oui oui je connais des agences qui font ça).

– Ceux qui font voler leurs drones dans des zones interdites et qui font chier tout le monde avec.

– Ceux qui me demandent tout étonnés « mais pourquoi certains Mexicains ne portent ni sombreros ni ponchos ? ».

– Ceux qui ramènent des plantes dans leurs valises parce que « c’est cool ».

– Ceux qui se badigeonnent de crème solaire et de répulsifs anti-moustiques avant de plonger dans un cenote où vivent encore de nombreuses espèces animales sans même s’en soucier.

– Ceux qui demandent un remboursement parce qu’ils n’ont pas eu d’eau chaude un jour sur quinze et que « c’est impensable de ne pas pouvoir se doucher à l’eau chaude ! ».

– Ceux qui vous font des crises d’hystérie au téléphone parce qu’ils n’ont pas le wifi à San Cristobal de Las Casas sans même se rendre compte qu’il est 3H du matin chez vous en France.

–  Ceux et ceux et ceux et ceux qui se prétendent écologiques, agences durables, environnementalistes, et qui encouragent le mauvais tourisme.

Je suis une personne qui croit aux humains … j’y crois fort jusqu’à ce qu’ils me déçoivent. Et ils me déçoivent toujours. Mon travail est compliqué dans ce sens les amis… Devoir expliquer la politesse aux gens, le bon sens et le savoir-vivre. Toutes les situations que je vous ai listées au dessus sont réelles. Je les ai toutes vécues ! Parfois dans la peau de la directrice d’agence, mais aussi parfois en tant que touriste. Et au fond, je me dis que l’éducation pourrait être la clé de toutes ces dérives… Je n’en sais trop rien à vrai dire. Je suis spectatrice d’un fléau Mondial qui touche des environnements que j’affectionne énormément et qui détruisent des lieux spectaculaires. Et tout ça pourquoi ? « Parce qu’en vacances on peut vivre un peu ».

Dans mon malheur j’ai la chance de travailler avec de Luis. Il est mes yeux sur le passé et il brise très souvent mes rêves par des phrases comme : « Si tu révèles cet endroit, dans 2 ans il n’existe plus », ou « Il y a 15 ans, Tulum ressemblait à un chemin de terre bordé d’une dizaine de palmiers ». C’est mon conteur d’histoires et ça me rends triste de voir que tout ces changements l’affectent. C’est son pays, ses souvenirs… »

Naomi cofondatrice de l’agence Mexique Horizons

Les cas évoqués ci-dessus par Naomi sont bien sur valables dans tout un tas d’autres pays que le Mexique, et nous mêmes, après avoir mis les pieds dans 15 pays, nous avons retrouvé, en la lisant, des situations que nous avons déjà vécues en voyage…

On ne sait pas toi, mais nous concernant, la fin de son témoignage nous touche particulièrement… Il est triste de voir que des lieux si fascinants deviennent petit à petit… des histoires…

Conclusion

Au cours de cet article nous avons principalement parlé du Mexique, car jusqu’à présent, suite à tout nos voyages, c’est le pays qui nous a le plus choqué en matière de dégradation liée au tourisme de masse… Mais il y a bien entendu tellement d’autres pays au sein de notre planète ou l’on peut retrouver tout les cas cités au cours de cet article, si ce n’est pire…

Si personne ne se bouge un minimum, le tourisme deviendra l’un des pires fléau de notre société les amis ! Et se bouger, ça peut par exemple commencer en gardant certaines pépites pour soi, sans forcément ressentir ce besoin de toujours tout partager. Parce que oui, aujourd’hui, on le clame haut et fort : il y a des choses à ne pas mettre sur un blog ! Même lorsque l’on est de petits bloggers comme nous, car sur la toile tout peut être consulté par n’importe qui.

Pour ceux qui se posent la question du devenir de ce blog : oui ce blog continuera d’exister, car nous le faisons par passion avant tout. Cependant, tout ne sera plus forcément partagé comme nous le faisions avant. Ce voyage au Mexique nous a vraiment ouvert les yeux la dessus.

Alors si tu comprends notre raisonnement pour défendre cette cause qui nous tient particulièrement à cœur, celle d’être un minimum ecoresponsable, nous t’en remercions 🙂 Si au contraire tu ne comprends pas, que tu trouves cela égoïste et que cela te déçoit, tu peux tout à fait te désabonner de nos réseaux et arrêter de suivre ce blog. D’une car la course aux abonnés ne nous intéresse pas, et de deux, car on ne compte pas changer la dessus ! 🙂

En voyageant, nous faisons tous des erreurs, le voyageur parfait n’existe pas. Le tout est d’en prendre conscience, pour essayer de ne pas les reproduire. Nous concernant, l’erreur que nous avons fait ici, est d’avoir partagé sur ce blog notre article sur les cénotes. Mais également d’avoir fait confiance à des personnes « #JeMenFoutiste », qui ne pense qu’à leur plaisir personnel et qui ont été, derrière, tout étaler sur les réseaux… Si c’était à refaire, il n’y aurait aucun article sur les cénotes sur ce blog, et nous n’aurions partagé aucune photo de ces endroits sur les réseaux sociaux (même en stories sur Instagram).

Suite à cette erreur, la question qui trotte actuellement dans nos têtes est la suivante : « Le partage, c’est bien, mais jusqu’où ? Quelle limite ne pas franchir pour ne pas mettre en péril certains coins ? » Notre prochaine destination est Oman, dans 10 jours, et on peut te dire que pour le coup, cette question n’aura jamais pris autant d’importance à nos yeux que pour ce pays, qui a la chance encore aujourd’hui, d’être inconnu des 3/4 de la population mondiale. On en reparlera dans 5 ans, pour voir l’évolution des choses…

Si tu es arrivés jusqu’ici, et bien un grand merci ! Tu as tout lu ! Et cela veut probablement dire que ce sujet te tient autant à cœur qu’à nous. N’hésite donc pas à partager cet article autant de fois que tu le pourras. Ce point de vue nous l’assumons totalement et si il y a bien un article qui a besoin à nos yeux d’être partagé un maximum, c’est bien celui ci ! 

Nous tenions également à remercier chaleureusement Naomi, cofondatrice de l’agence Mexique Horizons, et Jennifer, auteur du blog Miss Aventure, d’avoir accepté de collaborer pour cet article 🙂 Ça fait plaisir de voir que nous ne sommes pas les seuls à accorder de l’importance à cette cause si importante ! 🙂

6 réflexions au sujet de « Péninsule du Yucatàn, plus nous te voyons, plus nous avons envie de pleurer ! »

  1. Super article, moi qui pensais en faire un du memê genre sur les comportements deviants et l impact ecologique du tourisme, je ne pourrai dire plus et peu simplement confirmer votre ressenti.
    A l epoque on avait adoré le Mexique mais certaines choses nous chagrinés deja, triste de voir comment un lieu peu souffrir à cause d’un tourisme non respectueux.
    Un plaisir d avoir participé a cet article ;).

    1. Merci encore Jennifer 🙂 On ne peut que t’encourager à en faire un sur ton blog aussi car on se dit que plus ce type d’article sera lu, plus les mentalités changeront (enfin on espère ^^)

  2. Très bel article, bravo. Je fais hélas partie de ceux qui ont découvert votre blog en cherchant des infos sur le Mexique. Oman, super destination, nous y avons fait 8 jours de road trip en avril. Fantastique et effectivement encore préservé. Enjoy !!!

    1. Merci beaucoup Clo pour votre retour 🙂 Concernant le Mexique, il faut utiliser les infos à bon escient mais malheureusement très très peu de personne le font… Nous concernant, nous avons été bien naïfs sur certains points, en faisant confiance trop facilement (Il faut qu’on arrête de vivre dans un monde utopique ^^). On espère en tout cas que cet article en fera cogiter plus d’un 🙂 Il nous tarde d’être à Oman, ce pays à l’air grandiose ! A nous de voir à présent comment nous allons partager ce voyage sur ce blog : en dire sans trop en dire 🙂

  3. Please, continuez de nous faire rêver! Effectivement le Yucatan est une destination qui fait rêver mais comme tous les lieux très / trop touristiques, c’est à nous voyageurs d’essayer de respecter les lieux et les personnes. J’espère que nous ne serons pas déçus le mois prochain. Pour nous pas de tortues, ni de Tulum ou Playa de Carmen…

    1. Vous faites bien Clotilde 😉 Croyez nous, vous ne perdrez vraiment rien en supprimant ces lieux de votre itinéraire. La pour le coup cette Riviera fait bien passer du rêve à la réalité… Le blog continuera malgré tout, il faut juste qu’on apprenne à doser les infos que nous partageons pour ne pas nuire à certains endroits 😉

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