Mongolie

Oulan-Bator, capitale de la Mongolie

 

Oulan-Bator = Ulaanbaatar en mongol (Ulaan = rouge / Baatar = héros)
Cette ville s’appelle donc « le Héros Rouge »

 

 

Oulan-Bator, l »endroit ou tout à commencé et un nom inconnu pour la plupart d’entre vous ! C’était assez drôle de voir la réaction de nos proches : famille et amis, lorsqu’on leur annonçait il y a maintenant un an, qu’en juillet 2017 nous ferions un vol Paris/Moscou puis Moscou/Oulan-Bator et le pire était lorsque l’on annonçait que nous partions avec la compagnie aérienne Aeroflot Russian Airlines (compagnie nationale russe).

 

 

« Oulan-Bator mais c’est ou ça? » 

« Je ne connais pas cet endroit, ça craint là-bas? » 

« Eh bé vous n’avez pas peur vous 2 de voler avec Aeroflot ! » 

« Je ne suis pas fan que vous partiez là-bas, niveau sécurité c’est pas tip top »

 

 

Ces affirmations, ces questions, nous les avons entendus un milliard de fois avant notre départ en Mongolie. Par moment on avait limite l’impression, à les entendre, que l’on partait en zone de guerres. C’est assez fou de voir à quel point les gens peuvent juger un pays sans même le connaitre un minimum. Aujourd’hui, nous vivons pourtant dans un hexagone qui subit de plus en plus d’horreurs et on se méfient plus d’un pays comme la Mongolie dont on entend jamais parler dans les médias? Étrange leurs raisonnements!  En fait, à ce moment là, on a vite compris que les 3/4 des gens ont tout simplement peurs de l’inconnu, peurs de sortir de leur zone de confort, peur d’aller dans un pays oh combien différent du notre.

 

 

Par la suite est arrivée la question suivante :

 

« Mais vous y restez combien de temps? 1 semaine? 2 semaines grand max? »

 

« Non non, 3 semaines ! » Et là, autant dire que c’était la totale incompréhension de la part des personnes en face.

 

« Mais vous allez faire quoi 3 semaines là-bas? Il n’y a rien dans ce pays à part la steppe »

 

 

Ah oui, il faut tout de même signaler que pour 90% des occidentaux, la Mongolie est un pays plat, sans rien, avec de la steppe en continue ou tout est très vert (eh bé tu risques d’être très surpris au fil de nos articles alors si tu penses ça 😛 )

 

 

Le Soyombo, emblème du pays

 

 

C’est donc sur toutes ces interrogations que nous avons pris notre envol ce dimanche 2 juillet 2017 en fin de matinée, à l’aéroport Charles de Gaulle de Paris, avec cette fameuse compagnie soi disant pas sur du tout, du nom d’Aéroflot, à destination d’Oulan-Bator.

 

 

Avant toute chose, mettons les points sur les i : Aeroflot était une compagnie craignosse il y a de ça une dizaine d’année mais de nos jours, cette dernière a renouvelé l’ensemble de sa flotte ce qui veut dire que tous ses avions sont récents. En 3 semaines, nous avons pris 4 avions Aeroflot et on peut confirmer qu’ils n’étaient pas du tout vieillots (nous avons connu plus vieux avec Air Canada par exemple). Le service à bord était correct et les hôtesses nous on tout de même adressé quelques sourires. Nous n’avons cependant pas trop accroché avec le contenu des plateaux repas (par rapport à d’autres, nous n’avons pas trouvé ça très bon). Le Burger King à l’aéroport de Moscou, lors de notre escale de 3h, nous a permis de mieux nous rassasier.

 

 

Lors du vol Moscou/Oulan-Bator, qui dure tout de même 6h30, seule la première classe avait un écran, tout comme au retour (ce que nous avons trouvé moyen) mais bon, ce n’est pas à cause de ça qu’on va te dire de ne jamais prendre cette compagnie car il faut savoir qu’elle propose les tarifs les moins chers au départ de Paris pour la Mongolie. Nous ne comptons pas le nombre de personnes rencontrées au cours de notre voyage, qui nous ont dit avoir eu plus de 10h de retard, lors d’une escale à Pékin avec Air China par exemple, ou encore avec la M.I.A.T (compagnie nationale mongole), sans parler des pertes de bagages! Bon, par contre, il faut savoir qu’Aeroflot n’est pas réputée très fiable pour les bagages également, il y a aussi ici pas mal de pertes (nous concernant, nous n’avons  eu aucun problème à déplorer, ouf!). Pour terminer ce petit point, si demain nous devons reprendre cette compagnie, nous revolerons avec eux sans problème car nos 4 vols se sont dans l’ensemble bien passés 😉

 

 

 

 

C’est aux alentours de 6h30 du matin à J+1 du départ, que nous arrivons à Oulan-Bator ou au cours du vol de nuit, nous avons eu le droit à un splendide spectacle de rencontre entre le jour et la nuit.

 

 

 

Au moment de l’atterrissage, nous sommes surpris de constater tout ce relief. Non, la Mongolie ce n’est pas que du plat, il y a énormément de vallonnement avec de grandes collines un peu partout.

 

 

 

Parmi tout ces monts, de temps à autre, nous apercevons un point blanc perdu au milieu de nul part. Il s’agit des yourtes. C’est là, que nous commençons à nous rendre compte à quel point la nature est imposante dans ce pays et pourtant nous sommes encore dans les airs (et à mille lieux de nous imaginer cette aventure de fou qui nous attend).

 

 

Une fois sur terre, le soleil est bien présent et à 6h30 du mat’ il fait déjà 25°C. Oui, la Mongolie dispose du plus fort taux d’ensoleillement au monde. En général, on dit qu’il y fait beau 265 jours par an. L’aéroport internationale de Genghis Khan n’est pas très grand et la piste est entourée de ces nombreuses collines. Une fois les bagages récupérées, nous sommes accueillis par l’agence Horseback Mongolia à la sortie. Un chauffeur nous attend avec un van pour nous accompagner jusqu’à notre hôtel.

 

 

Nous prenons la route et d’entrée plusieurs choses attirent notre attention :

 

 

  • L’odeur : avec cette chaleur, les fenêtre du véhicule sont ouvertes et par endroit c’est assez insoutenable, surtout lorsque l’on croise un bus ou un camion. Oulan-Bator est une ville extrêmement polluée et sur les grands axes ça sent par moment très mauvais. On aperçoit d’ailleurs aux alentours de grandes cheminées avec d’énormes canalisations à certains endroits. Nous apprenons que ces dernières permettent de chauffer la ville l’hiver au charbon, ce qui fait que cette capitale est l’une des villes les plus pollué au monde (et plus il fait chaud, plus les odeurs sont présentes).

 

 

  • La conduite : nous avions lu, avant notre départ, qu’il était déconseillé de louer une voiture en Mongolie car les locaux ont une conduite très spéciale. En effet, nous n’avons pas tardé à le constater! Ici les clignotants sont inexistants, les gens doublent de manière assez brutales de n’importe quels cotés, les files de 2 voies deviennent souvent des files de 4 voies et la priorité revient souvent au plus culotté. Les klaxonnes sont rois et si tu es piétons, ne te fis pas au bonhomme vert car même si tu traverses, les conducteurs, eux, ne s’arrêtent pas, et tu as en prime le droit à une série de mots pas très sympas… (et un mongol qui s’énerve, crois nous ça ne rigole pas)! La conduite est à droite tout comme en France, cependant il y a des voitures qui possèdent un volant à gauche et d’autres à droite. Pourquoi cela? La Mongolie est un pays ou il y a énormément de voitures d’occasions, tout dépend donc du pays d’où provient la voiture.

 

 

  • Les embouteillages : à même pas 7h du matin, nous avons mis facile 50min pour rejoindre notre hôtel (qui est en temps normal à 20min de l’aéroport, durée que nous avons mis lors du retour en France). Ici, les voitures grouillent de tout les cotés et vu la conduite, heureusement que nous ne conduisons pas car ça aurait été l’accident directe ! Notre guide nous a appris par la suite qu’il y a seulement 4 routes pour rejoindre la capitale (on insiste bien sur le mot route car en Mongolie, les autoroutes n’existent pas). Oulan-Bator était une ville, qui à l’origine, pouvait accueillir 400 000 habitants sauf qu’aujourd’hui elle en possède 1.3 millions (soi 45% de la population totale du pays) ! Oulan-Bator est donc une ville très étendue. Comme tu t’en doutes, les bouchons représentent un problème majeure et pour aller quelques part, autant de ne pas être pressé ou alors il faut bien anticiper. Les voitures ne peuvent de plus pas conduire tout les jours : si ta plaque se termine par 1 ou 6, tu n’es pas autorisé à circuler le lundi. Si elle se termine par 2 et 7 interdiction de conduire le mardi etc mais même ainsi les embouteillages sont présents à longueur de journée. Les policiers sont également partout et crois nous il ne rigolent pas sur les amendes, voir les suspensions de permis.

 

 

 

  • Le décors : ce dernier est très hétéroclite : les immeubles de style soviétique se mélangent aux grands buildings en verre à la New-York, on peut croiser de belles voitures de luxes comme des véhicules très anciens, des personnes avec la tenue traditionnelle : le del ou encore avec un style très moderne. On aperçoit souvent des squelettes d’immeubles ou les travaux sont interrompues. On apprendra plus tard qu’à Oulan-Bator, la construction des immeubles ne dure que 4 mois par an (de juin à septembre) en raison des températures extrêmes qui y règnent l’hiver (-50°C par moment) ce qui du coup empêche tout travail en extérieur. Un immeuble peut donc mettre une dizaine d’année avant d’être totalement terminé. Pour finir sur ce point, il est vraiment surprenant de voir ce mélange d’ancien et de moderne. Le pays se modernise d’ailleurs à vitesse grand V, depuis 1990, date de l’effondrement de l’URSS. Tu verras à travers nos articles que cette modernité déplait à beaucoup de personnes, notamment les anciens, car les traditions se perdent de plus en plus et les nouvelles générations favorisent du coup la capitale à la campagne.

 

 

 

Nous arrivons au Dream Hôtel, un petit hôtel classique situé dans une ruelle au calme à environ 15min à pied de la place centrale Genghis Khan. On nous avait décrit un lieu de confort simple et bien belle surprise, les chambres sont spacieuses, lumineuses, avec douche à l’italienne, deux grands lits king size, un mini frigo etc tout ce que l’on peut trouver dans un hôtel chez nous.  On s’y sent bien tout de suite. Les parties communes sont certes un peu sombres avec cette couleur rouge sur les murs mais bon, ceci n’est qu’un détails. Le wifi est d’excellente qualité à la réception mais dans les chambres il est quasi inexistant. Nous en profitons pour nous reposer le reste de la matinée car le jetlag commence à se faire sentir et notre guide n’arrivera qu’à midi pour commencer la visite de la ville.

 

 

 

A la mi-journée, direction le hall d’entrée, nous faisons connaissance avec une jeune femme qui nous annonce qu’elle sera notre guide uniquement pour la journée. Notre « vrai » guide du séjour n’arrivera que le lendemain suite à un empêchement de dernière minute. Il faut savoir que la Mongolie, c’est un peu le pays de l’imprévu.  Il est donc bon de se mettre tout de suite en mode « on se laisse guider » et de ne pas vouloir tout maitriser (comme la plupart des occidentaux). De plus, nous te conseillons de toujours faire confiance à ton guide car peu importe les situations, en général, il trouvera toujours LA solution si problème il y a. Autre petit détails, ne soi jamais pessimiste car pour les mongols cela apporterait le mauvais œil et si quelque chose de mal venait vraiment à se produire, il pourrait dire que cela est de ta faute 😉 Nous rencontrons également Sylvie, une dame voyageant seule qui fera également partie du séjour. Nous serons donc 3 pour ce voyage, ravis de l’apprendre car les plus gros groupes sont au nombre de 10 (et à 10 l’organisation est toujours plus complexe qu’à 3). Il faut d’ailleurs être minimum 3 pour ce parcours que nous avons choisi du nom de « Chevauchée et Découvertes« . Si nous n’avions été que tout les 2, nous aurions du rajouter un supplément de 400€/personne pour que le départ puisse être assuré.

 

 

Nous commençons par nous rendre dans un restaurant pour déjeuner à quelques minutes de l’hôtel du nom de Modern Nomad et celui là, on ne peut que le recommander car on y mange très bien pour pas cher (le niveau de vie est bien plus faible qu’en France en Mongolie, un smic représente l’équivalent de 150€ et un salaire aisé 400€). Nous avons décidé de laisser notre guide choisir les plats car après tout autant découvrir la nourriture mongole par une personne vivant sur place. Nous avons donc eu le droit au Buuz (genre de ravioli avec à l’intérieur de la viande mouton) et au barbecue mongol Khorkhog (viande de chèvre mélangée avec patates et carotte). Ici la technique de cuisson est assez surprenante car pour cuire la viande les mongols placent dans la marmite l’ensemble des aliments avec des pierres bouillantes qui se chargent de cuire le tout. Cette cuisson donne à la viande un super gout nous avons adoré! Nous avons également eu le droit à des pâtes colorées (les pâtes mongoles sont faites à base de farine et d’eau) et autant dire que ce repas fut une vrai réussite pour nous qui découvrions cette cuisine. Nous nous sommes régalés ! 🙂

 

 

 

Une fois le ventre rempli, nous avons commencé par le musée d’Histoire de la Mongolie ou nous sommes restés une bonne heure et demi. Nous avons trouvé ce musée passionnant, et le fait d’avoir une guide avec nous a été un vrai plus car elle a pu nous raconter toute l’histoire du pays en détails. Ce qui nous a surpris à travers cette visite, c’est qu’en France, pas une seule fois on parle de ce pays dans les livres d’histoire à l’école par exemple. Alors oui on nous bassine avec l’empire romain et compagnie, on nous parle même des Huns en Chine mais pas un mot sur l’empire mongol qui pourtant a une histoire des plus riches! Un pays qui a été à la fois sous l’emprise des mandchoues, peuple chinois mais également sous l’emprise du communisme par la Russie. Les mongols se sont battus de plein cœur pour conserver leur terre et ont parfois subi bien des horreurs. Il y a également eu l’époque du célèbre Genghis Khan au 13ème siècle, considéré encore aujourd’hui comme un véritable dieu, son nom et son portrait sont présents partout dans le pays. Il reste d’ailleurs à ce jour l’empereur qui possédait le plus grand territoire continental au monde, ce dernier s’étendait jusqu’à la Pologne à l’époque. Ce musée mérite vraiment qu’on s’y attarde et le fait de le faire au début du voyage a été à nos yeux une très bonne chose car il met directement dans l’ambiance et permet de comprendre plein de choses. Ne fait donc pas l’impasse dessus si tu dois te rendre sur place et surtout fait le avec un guide car tout est écrit en mongol et anglais.

 

 

 

Par la suite, nous passons par le lieu emblématique de la ville, l’endroit ou toutes personnes passent au moins une fois lors de sa venue à Oulan-Bator : la fameuse place Genghis Khan ou se situe le somptueux Palais du Gouvernement. Alors autant sur les cotés, ce palais n’a rien d’exceptionnel car l’entretien du bâtiment laisse à désirer et ses jardins ne sont pas entretenus mais sur la place centrale c’est tout une autre histoire : grandiose, très imposant et bien sur, on trouve en plein milieu cette statut de ce fameux Genghis Khan, entouré de deux militaires qui montent la garde.

 

 

 

 

Nous terminons la journée en allant voir le spectacle de chant et de danse Tumen-Ekh, ce dernier dure environ 1h. Ici nous avons découvert le chant de gorge appelé khoomii. Ce dernier est la plupart du temps chanté par les hommes car il faut, pour sortir les notes, une certaine puissance vocale, tout vient ici du diaphragme. C’est un chant diphonique ancestral qui consiste à reproduire les sons de la nature. Nous avons également eu le droit à des démonstrations de Morin Khuur, le violon traditionnel à tête de cheval, ce dernier est censé représenter le mouvement et les sons de l’équidé. Nous assistons pour continuer à des danses avec des tenues traditionnelles, une contorsion d’une jeune fille des plus impressionnante, une démonstration d’un chaman pour invoquer les esprits sans oublier pour finir la danse Tsam (un rite important du bouddhisme tibétain, genre de danse avec des masques très colorés). Ce spectacle nous charme sur le moment (mais au cours de notre voyage, nous avons eu la chance d’assister à un spectacle beaucoup plus authentique que tu découvriras dans un de nos autres articles).

 

 

 

En soirée, nous avons quartier libre, nous retournons donc faire un tour sur la place centrale qui nous impressionne toujours autant et surtout nous retournons manger dans le restaurant du midi que nous avions adoré avant de partir nous coucher car les effets du jetlag sont toujours bien présents. Notre première journée sur le sol mongol s’arrête ici et on commence petit à petit à se rendre compte que ça y est, la grande aventure que l’on attendait depuis maintenant un an commence 🙂

 

 

 

 

 

Oulan-Bator à mi parcours

 

Cette ville, nous aurions du y passer uniquement le premier le dernier jour de notre voyage, mais, comme la Mongolie est le pays de l’imprévu, nous y avons refait un passage éclair avant notre départ en avion pour le Gobi, explications :

 

 

Notre séjour comprenait 3 vols intérieurs pour minimiser le temps en van et pour aller dans le Gobi, nous devions prendre un avion interne pour faire la liaison depuis la capitale. Peu de temps avant le jour J, nous apprenons que notre vol est prévu à 6h30 du matin, sauf que la veille, nous devions dormir chez une famille nomade à 130km de l’aéroport. Oui, les vols internes en Mongolie, c’est un peu la loterie, les horaires changent souvent et les annulations ne sont pas rares il faut donc toujours s’adapter. Étant donné qu’il est déconseillé de conduire la nuit dans la steppe (car entre les animaux sauvages et l’état des routes qui sont en réalité des pistes de terre remplies de nids de poule), notre guide nous a proposé de rouler directement, la veille, jusqu’à Oulan-Bator, de passer la soirée en ville et par la suite de dormir dans l’aéroport, ce que nous avons accepté sans problème. Et puis découvrir la capitale de nuit, pourquoi pas !

 

 

Nous sommes donc allés premièrement dans un quartier très branché, non loin de la place centrale afin d’aller boire un verre. Nous sommes rentrés dans un bar hyper branché, avec télévisions qui retransmettaient en direct des sports comme le basket (sur le coup on se serait cru sur le continent américain, ça nous a fait sourire). Les gens sur place étaient tous bien habillés, les filles maquillées jusqu’au bout des ongles et nous avec nos tenues de 15 jours dans la steppe et bé on avait l’impression de faire un peu tache dans ce décors mais on a bien rigolé. C’était super de voir ce coté là de la ville, car pour le coup, on ne se serait pas cru en Mongolie. On ne s’attendait pas à tant de modernité, c’était vraiment comme chez nous dans les quartiers branchés de notre capitale par exemple.

 

 

 

Une fois sortie aux alentours de 23h, nous avons pris la direction de la colline Zaisan au sud de la ville, qui permet d’avoir un point de vue d’ensemble sur Oulan-Bator. Au sommet un mémorial russe a été dressé lors des 50 ans de la Révolution en l’honneur des soldats soviétiques tués au cours de la 2ème Guerre Mondiale. Sur la colonne principales figure la faucille et le marteau (symbole du communisme) avec le Soyombo (emblème de la Mongolie présent sur le drapeau). Une fresque représente d’ailleurs l’amitié entre la Russie et la Mongolie.

 

 

 

Du haut de cette colline nous avons eu une bien jolie vue sur la capitale et c’est là  que nous nous sommes rendus compte à quel point elle est étendue. La montée n’est pas compliquée car nous avons pu stationner le van à seulement 10min du monument. Notre guide a pointé du doigt tout les petits points lumineux que l’on pouvait voir aux extrémités, ici il s’agit en réalité des yourtes, explications. Il faut savoir qu’en Mongolie, la vie dans la steppe est extrêmement difficile, particulièrement l’hiver lorsque les températures peuvent avoisiner les -50°C. Les mongols redoutent énormément le « dzud » (phénomène climatique qui apporte un froid glacial) car ce dernier décime une majorité des troupeaux. A titre d’exemple, lors de l’hiver 2016/2017, plus de 30 000 animaux sont morts à cause du « dzud » sur les terres mongoles… Beaucoup de nomades n’ont donc plus de quoi vivre et se voit contraint de rejoindre la capitale pour trouver du travail. En général, ces derniers ne veulent pas rentrer dans la modernité et préfèrent conserver leurs traditions par conséquent ils s’installent en bordure de la ville avec leurs yourtes. Les conditions de vie en ces lieux sont des plus chaotiques car ils s’agit en réalité de véritable bidonvilles. Chaque année, Oulan-Bator accueille environ 20 000 personnes qui vivaient dans les steppes, ou comment briser le rêve d’un nomade… Beaucoup pense qu’à travers les années, les peuples nomades de Mongolie seront, malheureusement, voués à disparaitre…

 

 

 

Aux alentours de 00h30, nous avons rejoint l’aéroport ou nous avons dormi sur des chaises. Première fois que nous dormions dans un aéroport, c’est une expérience à vivre, après tout, quel véritable globe-trotter n’a jamais dormi dans un aéroport? 😛 Nous qui voulions vivre une vrai aventure, on peut  te dire qu’on a été servi 🙂

 

 

 

 

Oulan-Bator, dernier jour…

 

Nous sommes rentrés du Gobi le samedi 22 juillet assez tôt le matin par les airs, nous avons donc eu toute une journée entière pour acheter les derniers souvenirs et flâner une dernière fois dans les rues de la capitale. Notre guide a eu la gentillesse de nous accompagner au marché de la ville. Pour s’y rendre nous avons du prendre un taxi (la course ne nous a couté que quelques petits euros) et une fois sur place, on peut le dire, ce fut la déception! Pourquoi? Car la plupart des produits sont en faite exportés de Chine, il n’y a donc rien de vraiment authentique (à part peut être les stand de matériels pour monter à cheval ou ils vendent de très jolies selles toutes colorées).

 

 

 

Nous nous sommes par la suite rendus dans un grand centre commercial (anciennement magasin d’État ou magasin de l’amitié). Ce dernier est sur 6 étages et autant dire qu’il est énorme ! Ce qui nous a intéressé ici c’est tout d’abord le rez de chaussé qui contient un magasin alimentaire ou nous avons pu acheter plusieurs gâteaux locaux pour les ramener à nos proches. Ensuite, direction le dernier étage ou se trouve un immense magasin de souvenirs et la crois nous il y a de quoi faire (par contre c’est parfois un peu plus chers que certains petits magasins sur lesquels on était tombés dans des petits villages de la steppe).  Ici tu trouveras gadget, bibelot, de très beaux cuirs, du cachemire etc il y a de tout! Nous y avons passé facile deux bonnes heures.

 

 

Concernant le cachemire, il y a une usine à Oulan-Bator qui est conseillé pour en acheter mais pour cela il faut reprendre un taxi. Nous ne nous y sommes cependant pas rendus, nous avons préféré terminer la journée avec deux nana québécoises très sympas que nous avions rencontré au court du voyage dans un autre groupe. Nous avons donc conclu ce séjour en allant boire un verre au tout dernier étage du magasin d’État ou au passage nous avions une jolie vue sur la ville puis au restaurant Modern Nomad (ou nous avions mangé le premier jour).

 

 

A savoir sur les taxis : 1km = 1000 turgrik, attention car certains sont malhonnêtes et propose de simple petites courses à 10 000 turgrik voir 20 000 turgrik (nos amies québecoises s’étaient justement fait avoir). Vérifie bien avant de démarrer que le compteur soi bien à 0.

 

 

 

 

 

Oulan-Bator : Notre avis !

 

Cette ville a été pour nous très surprenante surtout suite à ce mélange d’ancien et de moderne ! C’est un peu comme si il y avait deux Mongolie : Oulan-Bator et puis la steppe dans le reste du pays. Nous avons vraiment eu l’impression d’être dans deux mondes complètement différents. Oulan-Bator est une ville qui se fait très bien en une journée, pas besoin de plus. Les attractions principales se situent srtout autour de la place Genghis Khan ou tout se fait très bien à pied (sauf pour le marché et l’usine de cachemire ou il convient de prendre taxi). Cette capitale n’a pas été un coup de cœur car elle reste tout de même assez particulière mais nous pensons qu’il ne faut pas faire l’impasse dessus. Nous avons lu a beaucoup de reprises sur certains forums de voyages : « N’allez pas à Oulan-Bator, vous allez perdre votre temps, cette ville n’est rien comparé à ce qu’on peut vivre dans la steppe ». Alors certes, ce n’est pas à Oulan-Bator que tu vas vivre l’aventure de ta vie cependant c’est à Oulan-Bator que tu vas prendre conscience du contraste entre la vie moderne et la vie traditionnelle nomade, ici il y a une véritable coupure entre les deux, d’où cette impression de deux mondes comme indiqué plus haut. A nos yeux, il faut vraiment voir plus loin afin de bien réaliser ce choc / voir cette confrontation des cultures au sein de ce même pays. Ne fait donc pas l’impasse sur cette capitale hors du commun, si tu viens à te rendre sur place 😉 Nous tenions également à préciser qu’à aucun moment nous ne nous sommes sentis en insécurité au sein de cette capitale (alors qu’avant notre départ, on avait pu lire et entendre tout un tas de bêtises sur ce sujet).

 

 

Oulan-Bator sur une carte :

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Une réflexion au sujet de « Oulan-Bator, capitale de la Mongolie »

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