Pérou

Le trek du Salkantay

Si il y a bien une chose que l’on voulait absolument faire au cours de notre voyage au Pérou, c’était de rejoindre le célèbre Machu Picchu en trek ! On ne se voyait pas y aller en transport et basta, car à nos yeux, cela perd de son charme. Ce lieu est tellement mythique et on en rêvait tellement, qu’on voulait y accéder de la façon la plus mythique qui soit ! On voulait le mériter ce Machu Picchu, et pour cela, l’option trek fut, de loin, le meilleur des choix !

Lors de la préparation de notre voyage au Pérou, nous avons constaté qu’il y a 2 trek qui mènent au Machu Picchu : le célèbre chemin de l’Inca en 4 jours, 3 nuits et le trek du Salkantay en 5 jours, 4 nuits (ces deux treks peuvent aussi se faire de façon plus courte, en 3 jours par exemple, mais nous concernant nous le déconseillons, car tu louperas de magnifiques paysages).

 

Pourquoi avoir choisi le Salkantay et non le Chemin de l'Inca?

– Premièrement, les paysages nous semblaient plus spectaculaires que ceux du Chemin de l’Inca (peut être un peu trop « vert » à notre gout).

– Le coté challenge / défis personnels : la version classique du Salkantay est de 5 jours pour 70km avec un point culminant à 4635m, contrairement au Chemin de l’Inca qui est jugé plus facile car il ne dure que 4 jours pour 40km, et le point le plus haut est à 4200m.

– Le prix (pour les 2 treks, l’entrée au Machu Picchu est comprise) : le Salkantay est carrément moins chère que le Chemin de l’Inca. Nous avons vu beaucoup d’agences proposer le Chemin de l’Inca à un prix qui tournait en moyenne à 750$ par personne, ce qui à nos yeux est très chère pour seulement 4 jours de trek ! Pour notre trek du Salkantay, nous avons payé un total de 460$ par personne avec location de duvet et bâton de marche inclus (et ici nous avons sélectionné une formule avec des hébergements atypiques, d’où le prix, mais il est possible de trouver ce trek pour encore moins chère en le faisant sous tente. Attention, cependant aux prix trop bas qui veulent souvent dire que les porteurs, guides etc sont sous payés).

– Le trek du Salkantay ne doit pas forcément être réservé longtemps à l’avance car il ne possède aucun quota de visiteurs, contrairement au trek de l’Inca qui, depuis 2001, est limité à 500 personnes par jour (porteurs et guide inclus). Ici il faut donc obligatoirement passer par une agence, à l’inverse du Salkantay, qui lui peu se réaliser en total autonomie. Si tu es intéressé par le Chemin de l’Inca, réserve au moins 6 mois avant le départ car les places partent très vite au vu de la popularité de ce trek.

– Le trek du Salkantay est l’un des plus beaux treks du Pérou, il a d’ailleurs été classé par National Geographic comme faisant partie des 25 plus beaux trek au monde.

Ce que tu n'auras pas, en faisant le trek du Salkantay

– Contrairement au trek de l’Inca, tu n’arriveras pas au Machu Picchu par la porte du Soleil. Ici, le 4ème soir, tu dormiras dans un hôtel d’Aguas Calientes, la ville au pied de la citadelle du Machu Picchu, ce qui veut dire que le lendemain, tu montera jusqu’au Machu Picchu soit en bus, soit à pied (selon tes envies). Le trek de l’Inca, lui, arrive directement au Machu Picchu au jour 4.

– Tu passeras seulement sur un site archéologique au cours de ce trek (les ruines de Llactapata), à l’inverse du Chemin de l’Inca ou tu passeras par plusieurs de ces sites. Attention, pour le Salkantay, pas toutes les agences font le détour jusqu’aux ruines de Llactapata, certaines choisissent ici l’option de longer une piste poussiéreuse (ce qui est beaucoup plus ennuyeux et surtout moins grandiose). Nous te conseillons donc de sélectionner une agence qui passe par ce petit site archéologique, qui offre de plus une magnifique vue au loin sur le Machu Picchu, lors du 4ème jour de trek.

– Ne t’attends pas à être seuls au monde : le trek du Salkantay connait un général un grand succès, par conséquent, il y a des endroits ou ça fait un peu « autoroute à touristes », et encore plus depuis que le trek de l’Inca a été réglementé (ce qui nous a beaucoup changé de notre premier trek réalisé 15 jours auparavant dans le Cordillère Blanche, du coté de Huaraz, ou nous étions la plupart du temps sans personne autour).

Par quelle agence sommes nous passés?

Lors de nos recherches, nous avions lu d’excellents commentaires sur Salkantay Trekking, nous nous sommes donc lancés avec eux. La particularité de cette agence c’est qu’elle possède des hébergements atypiques que la plupart des autres agences n’ont pas.

Le programme des nuits au fil du trek  : Nuit 1 : igloo de verre. Nuit 2 : huttes andine. Nuit 3 : dômes dans la jungle. Nuit 4 : hôtel de confort simple à Aguas Calientes.

Au moment de la réservation, pour être honnêtes, cette particularité nous avait attiré. On s’était dit que ça changerait de notre premier trek sous tente, et il faut avouer que les photos que nous avions vu des fameux igloos de verre nous avait pas mal vendu du rêve.

Alors avons nous été conquis? Recommandons nous cette agence? On te laisse découvrir toutes nos impressions à travers le récit de notre trek que nous allons débuter des à présent 🙂

 

Trek du Salkantay :
la réservation

Nous avons effectué la réservation pour ce trek au mois de janvier pour le mois de juin 2018, depuis la France. Alors oui, certains diront que rien ne sert de réserver si tôt, car au Pérou on peut bloquer son trek limite du jour au lendemain, également que ce trek peut être fait en autonomie blablabla… Bref, cet article n’a pas pour but de provoquer un débat sur ce point, car chacun est libre de s’organiser comme il le souhaite. Ne voyageant pas au long court, nous avons préféré assurer notre départ en réservant à l’avance, point 🙂

Nous avons donc contacté l’agence par mail et avons du envoyer, via Paypal, 50% d’acompte pour bloquer la date de départ souhaitée. En procédant ainsi, le risque, c’est que si personne d’autres ne réserve à cette même date, un supplément est demandé pour assurer le départ pour seulement 2 personnes. En même temps, vu le succès du Salkantay, on ne se faisait vraiment pas de soucis la dessus, nous savions que nous ne serions pas les seuls.

Trek du Salkantay : règlement du solde

Lors de notre arrivée à Cusco, nous sommes passés le jour même à l’agence pour régler le solde restant. Après avoir mis un peu de temps pour trouver leurs bureaux, qui se situent au premier étage d’une petite galerie commerçante, nous avons été accueillis sans un sourire… Ambiance très froide au rendez-vous! Autant dire que ça nous a changé de l’accueil qu’on avait pu avoir avec l’agence Quechuandes une semaine auparavant, du coté de Huaraz.

Nous avons donc payé et hop : « Rendez-vous le dimanche 24 juin 2018 à 18h ici même, pour le briefing avec le guide qui vous expliquera tout ». C’était très expéditif !

Trek du Salkantay : le briefing

Dimanche 24 juin 2018 à 18h : nous y voila ! Nous faisons alors connaissance avec Miguel et Juan Carlo, nos 2 guides, et heureusement, ils sont beaucoup plus sympathiques que le monsieur que l’on avait pu voir pour le paiement !

Nous faisons également connaissance avec les autres participants du groupe. Au total nous serons 10 (le nombre de personne maximum par groupe). Nous apprenons que nous aurons  2 guides, pour la simple et bonne raison qu’au sein du groupe, il y a des personnes qui réalisent ce trek en 4 jours et non en 5 comme nous, par conséquent, à la mi journée du jour 3, nous nous retrouverons avec Juan Carlo et Miguel, lui, partira avec le groupe des 4 jours.

Bien que l’ambiance soit au beau fixe au cours de ce briefing, un point nous surprend : aucun des 2 guides n’aborde le sujet de l’altitude et de l’acclimatation… Étonnant, car ce trek monte tout de même à 4635m, ce qui n’est pas rien.

Nous apprendrons par la suite que plusieurs personnes de notre groupe ne sont arrivées à Cusco que depuis la veille, et que par conséquent, elles n’ont passé qu’une seule journée à 3400m (ce qui, bien entendu, n’est pas une acclimatation idéale pour se lancer dans un tel trek le lendemain…). Nous hallucinerons également devant la tenue vestimentaire de certains, dont un jeune homme qui envisage de partir… en mocassin ! Là on se dit, que le trek risque d’être comique! On a d’ailleurs toujours pas compris comment l’agence pouvait accepter de partir avec des personnes qui portent des mocassins aux pieds pour ce type d’aventure… S’équiper un minimum c’est tout de même la base avant se lancer dans un trek.

Avant de quitter les lieux, l’agence ne se soucie pas une seule fois de savoir si nous possédons une assurance rapatriement, à coté de ça, elle nous demande simplement de signer une décharge, stipulant que si il venait à se produire le moindre problème : blessures, mal des montagnes, etc, elle ne serait en aucun cas tenue comme responsable… Ce que nous trouvons très petit de leur part, surtout quand aucune personne de chez eux, n’aborde le point de l’altitude par exemple… En les écoutant on a limite l’impression qu’il s’agit là d’une promenade de printemps.

En sortant du briefing, on trouve que ça fait très « argent » tout ça… On sent tout de suite que c’est la grosse agence qui a le monopole sur Cusco et qui se fiche un peu du reste. En gros : « on envoi n’importe qui en trek, du moment que ça rapporte ». C’est clairement l’impression que ça nous donne.

Trek de Salkantay Jour 1

Départ à 3600m à Challacancha – Camp de Base à 3920m – A/R Laguna Humantay 4200m

Distance : 12km

Niveau facile le matin et moyen l’après-midi

C’est à 5h du matin que l’on vient le lendemain matin nous chercher à l’hôtel. Le réveil pique, mais on commence à être habitués à ces heures matinales 🙂 Il y a, à partir de maintenant, environ 3h30 de route pour arriver jusqu’au début du trek à Challacancha (3350m).

Nous profitons des deux heure à venir pour finir notre nuit, d’ailleurs, dans le mini bus, tout le monde roupille ! Aux alentours de 7h00 du matin, nous nous arrêtons dans le petit village de Mollepata (2900m) pour prendre un petit déjeuner chez l’habitant (à payer directement à la famille). Nous nous régalons (comme toujours au Pérou).

Nous reprenons la route 45min plus tard, les paysages autour de nous sont très verts et ça zigzag pas mal. Une heure trente plus tard, le mini bus s’arrête au milieu de nul part, à un endroit ou les muletiers nous attendent afin de charger les ânes et les chevaux qui porteront le matériel au cours du trek. Une fois tout le monde prêts, nous partons à travers la végétation, il est environ 9h45.

Cette première partie de trek est très facile, ça monte légèrement, puis nous nous retrouvons à longer un petit canal qui transporte l’eau (construit à l’époque par les incas). La végétation aux alentours est magnifique et nous commençons à apercevoir au loin, le fameux Mont Salkantay qui culmine à 6270m. Une vache nous barre au même moment la route, madame est très curieuse elle nous tournera autour durant un petit moment ^^

Une meuh meuh qui tape la pose avec le Salkantay

Le Salkantay, est une montagnes sacrée pour le peuple Quechua. Lorsque nous l’apercevons pour la première fois, nous avons comme un frisson tant elle est imposante ! Elle domine au milieu de la végétation luxuriante avec son pic enneigé, c’est vraiment grandiose ! Nous nous sentons plus que petit à coté ! D’autant plus que nous avons beaucoup de chance, car l’un de nos guides nous apprend que ce n’est pas tout les jours que l’on peut apercevoir cette montagne, car elle joue régulièrement à cache cache avec les nuages.

Nous apprendrons également que sur les 15 derniers jours avant notre arrivée, il a beaucoup plu sur l’ensemble du trek, autant dire que nous avons ce jour là une très bonne étoile car le soleil est bien présent 🙂

A la mi journée, nous arrivons au camp de base ou nous allons passer notre première nuit. Il s’agit là du fameux « Sky Camp » (les igloos de verres) situé à Soraypampa (3920m). Ce lieu nous avait pas mal vendu du rêve en photo (d’ailleurs, l’agence n’hésite pas à les mettre en avant un peu partout, c’est un peu leur marque de fabrique pour attirer du monde). Oui mais voila, en vrai, nous sommes déçus ! On va dire qu’on s’attendait au truc, perdu au milieu de nul part, en petit comité, en réalité pas vraiment…

Déjà pour rejoindre ces igloos, il faut traverser un genre de terrain ou on sent qu’une pelleteuse est passée par là. Nous marchons au sein d’un mélange de terre et cailloux (adieu le vert du début), ou d’autres igloos sont actuellement en construction. Du coup le paysage en ce lieu est forcément très moche…

Nous arrivons par la suite au Sky Camp et là c’est la désillusion. Alors ok, le cadre avec les igloos de verre au milieu des montagnes ça peut faire rêver, sauf que là il y a beaucoup de monde, ça braille un peu de tout les cotés, et surtout, il y a, à nos yeux, bien trop d’igloos. Adieu donc le coté « intime » qu’on s’attendait à trouver ici… Nous constatons qu’il y a en réalité de nombreux groupes de l’agence qui se côtoient : des groupes qui font le trek en 5 jours, d’autres en 4, en 3 etc. Deux nouvelles personnes nous rejoindront même le lendemain matin car ces dernières ne pouvaient pas faire la première journée. Résultat, notre groupe de 10 passe à 12 jusqu’à la mi journée du jour 3, ou ces derniers partiront avec le groupe qui fait le trek en 4 jours.

Autour du Sky Camp, il y a également tout un tas d’autres camps, qui appartiennent à d’autres agences, qui proposent de dormir ou sous tente ou dans des huttes andines. Ces dernières sont souvent toutes alignées le unes à coté des autres, ça fait très militaire. En regardant bien, il y a donc ici un nombre incalculable de personnes, et surtout, un paysage trop modifié par l’homme à notre gout… On trouvera même une autre agence proposer des cabanes en bois, isolées dans les hauteurs, avec jacuzzi en pleine air (au top le développement durable…).

On ose imaginer à quoi va ressembler cet endroit d’ici quelques années, car quand on voit que des nouveaux igloos sont entrain de fleurir, en juin 2018… Le lieu risque vraiment de perdre le peu d’authenticité qu’il lui reste et c’est vraiment dommage, car il y a ici une bien jolie vue sur le Mont Salkantay et le Mont Humantay.

Une partie des igloos avec dans le fond les nouveaux igloos

Après avoir fait le tour du propriétaire et découvert nos igloos ou nous passerons la nuit, nous filons déjeuner au réfectoire du Sky Camp, et la encore, c’est toute une agitation. Il y a bien une bonne vingtaine de grandes tables ou tout les groupes sont assis, et autant dire qu’il est bien difficile de s’entendre parler d’un bout à l’autre de la table, vu le boucan qui règne en ce lieu…

Le déjeuner est très copieux, voir même trop copieux à nos yeux. Ici, le cuisinier vient déposer mille et un plats et chacun se sert à sa guise. Le problème c’est que tout refroidi très vite, par conséquent, le plat que l’on prend en dernier est vite froid. Il y a cependant un très bonne ambiance dans le groupe et ça, ça fait plaisir ! L’ambiance est au beau fixe, tout le monde fait connaissance, c’est très sympa !

En quittant la table, il reste tout un tas de nourriture non mangée, ça fait limite mal au cœur de se dire que le tout va finir à la poubelle… Ça change beaucoup du trek de Santa Cruz que nous avions fait du coté de Huaraz, ou nous mangions dans le calme, ou nous étions servis à table, directement avec tout dans l’assiette (ce qui permettait de manger chaud), et surtout, il y avait beaucoup moins de gâchis (d’ailleurs il n’y avait pas de gâchis du tout vu que la nourriture non mangée était donnée aux ânes).

Cette pause déjeuner fait tout de même du bien, mais pour être honnêtes, on se croirait plus dans un centre de colonie plutôt qu’en trek… Nous avons par le suite le droit à 30min de pause avant de repartir en direction de la Lagune Humantay : on en profitera pour fermer les yeux rapidement dans notre igloo.

Au refectoire ! Les maisons dans le fond à gauche = les autres camps

Après ce cours dodo, nous voila reparti, mais cette fois nous ne sommes pas au complet : une personne du groupe préfère rester dans les igloos pour continuer de se reposer car il souffre de mal de tête (le manque d’acclimatation commence à se faire sentir pour lui, nous sommes à 3920m).

Un des guides essayent tout de même de le motiver, car il nous explique que la montée jusqu’à la Laguna Humantay sert un peu de test pour voir le niveau du groupe (surtout que le lendemain aura lieu l’une des journées les plus difficiles et la plus longue du trek). Nous partirons malgré tout, sans lui.

Le Sky Camp est tout en bas

La montée est bien raide, ça grimpe pas mal, mais plus nous prenons de la hauteur et plus  nous en prenons plein la vue. Le ciel devient également de plus en plus menaçant, mais nous n’aurons pas de pluie 🙂

Une fois arrivés à 4200m, après environ 1h45 de marche, nous découvrons la lagune Humantay au pied du mont du même nom qui culmine à plus de 6000m ! Les nuages apportent un coté très mystérieux à l’endroit, ça donne un peu l’impression que le temps s’est arrêté.

Ce n’est pas la plus belle lagune que nous ayons vu au Pérou, mais elle mérite tout de même le détour. Lorsque l’on prend un peu de hauteur, le cadre est tout de même fabuleux !

Nous mettons par la suite une bonne heure pour redescendre jusqu’au Sky Camp. Après le diner, la lune illumine au loin le Mont Humantay, c’est grandiose ! Nous rejoignons par la suite notre habitation pour la nuit, et faut dire que nous sommes tellement crevés, que nous nous endormons très rapidement, du coup nous ne profiterons pas vraiment de cet igloo afin de voir le ciel étoilé.

Mont Humantay

Trek du Salkantay Jour 2

Départ 3920m – Col du Salkantay 4635m (en passant par le trail des 7 serpents) – Camp de base à Chaullay à 2900m

Distance : 22km (environ 10h de marche)

Niveau : difficile

Le réveil à 5h du matin pique ! Et la nuit ne fut pas vraiment bonne, pour tout dire, nous avons eu très froid ! Les duvets compris dans le prix du trek ne sont à nos yeux pas de très bonne qualité (rien à voir avec ceux que l’on avait pour le trek de Santa Cruz). On vient nous apporter une tasse de maté de coca, la chaleur de la boisson fait un bien fou. Après un bon petit déjeuner dans le réfectoire et une fois tout le monde prêts, nous partons aux alentours de 6h30 (avec une demi heure de retard).

Cette journée est l’une des plus difficile du trek car nous allons franchir le col du Salkantay à 4635m, le point le plus haut de cette aventure. Nous partons en tête et notre guide nous dit de continuer en marchant à notre rythme car une partie du groupe a du mal ce matin.

Le jour se lève et c’est absolument grandiose ! Le soleil est de plus complètement revenu, nous avons  beaucoup de chance !

Le Salkantay est à droite

Nous nous étonnons de ne plus voir l’un des deux guides revenir vers nous. Étant en tête nous décidons donc de faire une pause afin d’attendre le reste du groupe. Nous apprendrons quelques instants plus tard, qu’une des jeunes filles de notre groupe a fait une chute brutale de tension et était à deux doigts du malaise (d’où l’importance de bien s’acclimater avant de partir en trek à de hautes altitudes). Elle terminera la montée, toute pâle, sur un cheval de secours.

A partir de ce point, nous allons commencer les choses sérieuses avec le trail des 7 serpents : ici clairement ça monte sec !! Et tout est en zigzag ! Le lieu est très beau mais nous sommes au milieu de dizaines et dizaines de trekkeurs, guides et muletiers, ça fait clairement « autoroute à touristes » mais les paysages nous font vite oublier ce point ! La montée est difficile, nous y allons pas après pas mais waou, le cadre est juste fabuleux (et le dénivelé par endroit impressionnant)

Nous nous retrouvons par la suite dans une zone semi plate, et nous nous rapprochons de plus en plus du Salkantay qui est, oh combien imposant ! Ce passage nous permet de récupérer en douceur, ça tombe à pique !

Nous arrivons au pied de la dernière montée, et autant dire que vue d’en bas c’est bien raide ! On se dit qu’il va falloir s’accrocher !

C’est aux alentours de 12h que nous arrivons au col du Salkantay à 4635m ! Malgré le monde, le lieu est superbe et nous en prenons plein la vue ! Nous sommes émerveillés par ces montagnes si imposantes et sommes fiers d’être arrivés jusqu’à là ! Quel spectacle et qu’est ce que nous nous sentons tout petits !

Avec l'imposant Salkantay en arrière plan

Après une petite pause à cet endroit, ou nous avons le droit à un petit sandwich au guacamole histoire de reprendre des forces, notre guide Miguel nous annonce alors que nous allons aller dans un endroit qui à la base, n’était pas prévu. Il envisage de nous faire découvrir la lagune du Salkantay ! Cette dernière n’est pas très loin, une grosse bonne demi heure de marche. Sans guide, nous ne l’aurions jamais trouvé car elle est vraiment cachée !

Nous sommes aux anges à ce moment là car nous qui sommes fans des lacs de montagne ! On a hâte de découvrir ce nouveau bijou naturel ! Nous partons vers une direction ou personne ne va. Pendant que les autres groupes commencent à descendre de l’autre coté du col, nous nous dirigeons vers l’imposant Salkantay et marchons en pleine neige ! La beauté des paysages est fascinante ! Par moment, ces montagnes et cette neige semblent tout droit sorties de nos rêves !

Nous sommes au pied d’une montagne qui fait tout de même près de 6300m, c’est juste hyper impressionnant ! Nous arrivons en premier, avec notre guide Miguel, à la lagune du Salkantay et là clairement les mots nous manquent ! La lagune n’est pas très grande mais l’eau est d’un bleu incroyable ! Sans oublier autour ce mont enneigé grandiose ! C’est complètement fou ! Miguel fait alors une offrande à la Pachamama en quechua et nous invite à boire une boisson alcoolisée pour que nous rendons hommage à la nature à notre tour. Nous ne savons pas vraiment ce que nous venons de boire mais waouh ça arrache ! ^^ Peu importe, le moment est juste fabuleux et restera à jamais gravé en nous !

On ne s’en lasse pas ! On aurait pu rester là des heures à contempler cette nature incroyable ! C’est au-delà de toutes nos espérances et nous avons du mal à réaliser tout ce que nous vivons ! Le lieu est de plus désert, car la plupart des groupes ne viennent pas jusqu’ici.

Vers 13h30, il est temps de commencer la descente et le décors est toujours aussi fou. Nous commençons à nous rapprocher des nuages et les imposantes montagnes qui nous observent de dos ne tarderont pas à disparaitre définitivement derrière ces derniers.

Plus nous descendons et plus la cadre devient vert, il fait aussi plus chaud. Aux alentours de 15h, nous déjeunons dans un petit campement et autant dire que ça fait un bien fou après tout ces efforts.

A partir de ce point, nous rentrons dans une magnifique forêt tropicale ou les nuages sont tout près. Ces derniers apportent tout un coté mystérieux, les Andes au milieu des nuages, c’est vraiment grandiose aussi !

On croise par moment des maisons les locaux vendent des encas
Toute cette végétatation est d'une beauté incroyable

Nous arrivons au campement à Chaullay (2900m), il est non loin de 18h30, la nuit commence à tomber tout doucement. Ce soir nous dormons dans des petites huttes andines, mais la encore, le campement nous fait pas vibrer plus que ça. Il y a beaucoup trop de huttes à nos yeux et on retrouve cette ambiance colonie de vacances qu’il y avait au Sky Camp la veille.

Le petit plus ici, c’est qu’il y a le wifi et des douches chaudes (à payer en supplément aux locaux du coin pour quelques Sol). Enfin, le wifi n’est pas vraiment un plus à nos yeux, certes nous sommes contents d’avoir quelques nouvelles de nos proches en envoyant quelques petits messages, mais du coup, chacun s’en va vaquer à ses occupations sur son téléphone et résultat, il y a très peu d’échanges entre les membres du groupe ce soir là… A nos yeux, un trek permet d’être couper du monde en pleine nature, or ici ce n’est pas vraiment le cas… On retrouve trop ce coté « civilisation » à la fin de chaque journée.

Ce soir là, lorsque nous prenons le thé et les popcorns en guise de gouter avant de diner, nous constatons qu’il manque une personne. En réalité, cette dernière n’est pas encore arrivée, car ayant trébuchée sur une pierre dans l’après-midi, elle a du ralentir le pas suite à la douleur de la chute. Nous étions persuadés que notre amie était en compagnie du deuxième guide, qui n’était toujours pas là lui non plus. Nous la verrons arriver une bonne demi-heure plus tard, seule, dans la nuit. En réalité, les guides l’avait un peu oublié, ce qui nous fait halluciner….

Nous passons tout de même une bonne soirée à table, ou nous fêtons l’anniversaire d’un des membres du groupe. L’équipe de cuisiniers lui a d’ailleurs préparé un excellent gâteau que nous dégustons tous ensemble.

Nous ne tardons pas par la suite à nous endormir, nous sommes cuits car la journée a été mine de rien, relativement physique (10h de marche).

Trek du Salkantay : Jour 3

Départ à 2900m – Arrivée au village de la Playa à 2064m

Distance 15km (au lieu des 18km prévus)

Niveau relativement facile avec quelques passages délicats

Après une nuit relativement fraiche mais ou nous avons tout de même mieux dormi que la veille, nous sommes réveillés à 5h du matin ou l’on vient nous apporter du maté de coca, avant de tous se retrouver pour le petit déjeuner.

C’est aujourd’hui que le groupe se sépare à la mi journée : ceux qui font le trek en 4 jours et 3 jours partiront avec Miguel, et ceux qui le font en 5 jours comme nous partiront avec Juan Carlo.

Nous partons vers 6h30 du matin et longeons pendant une bonne partie du temps, une longue piste poussiéreuse, ou des voitures passent relativement souvent. C’est clairement l’endroit qui nous fera le moins vibrer du trek. Nous sommes envahit de poussière limite tout les quarts d’heure, on va dire que nous avons connu des cadres bien plus sympas auparavant.

L’un de nos guides, décident alors d’emprunter un chemin un peu plus long mais qui du coup nous fera éviter cette piste et d’un coup, ça devient tout de suite beaucoup plus sympa.

Nous nous retrouvons à nouveau au milieu de la végétation, nous sommes fans ! Il y a cependant par ce chemin un pont à traverser sans garde corps, mieux vaut ici ne pas avoir le vertige et le passer sans réfléchir ^^

Le cadre qui nous entoure est magnifique, mais il est vrai que par moment, nous passons par des endroits à flancs de falaises ou mieux vaut ne pas souffrir de la peur du vide. Nous n’avons pas de photos de ces quelques lieux, car une fois engagé sur ces chemins, notre guide nous demande de ne pas prendre de photos afin de rester concentrés, et surtout de ne pas trainés en route, car les risques d’éboulement ne sont pas rares. C’est donc avec un peu d’adrénaline que nous passons ces passages délicats très impressionnants (mais ou la vue est à couper le souffle).

Nous passons également par des petites maisons ou les locaux vendent des encas : nous savourons ici d’excellents fruits tropicaux comme la « granadilla » avant de poursuivre en longeant une magnifique rivière jusqu’au village de La Playa (qui n’a rien à voir avec « la plage » ^^).

Nous traversons le village à pied, et autant dire qu’ici règne une grande pauvreté. Au bout de l’allée principale, nous arrivons chez une famille à la mi journée, ou dans le jardin sont présents quelques huttes andines et on nous apprend que c’est ici que nous allons passer la nuit.

A la base, nous aurions du dormir 3km plus loin à Lucmabamba dans les « Jungle Dome », genre d’igloo de la jungle, sauf que notre guide nous apprend que ces derniers sont actuellement en réhabilitation (et bien entendu, personne ne nous en avait parlé avant, lors du briefing par exemple, ce que nous trouvons moyen car l’agence joue beaucoup sur ces hébergements atypiques pour vendre…).

L’avantage que nous trouvons à cette situation c’est qu’au moins ici, nous ne sommes plus dans l’ambiance colonie de vacances : il y a seulement quelques huttes dans le jardin de la famille qui nous accueille, ça fait tout de même plus authentique car nous sommes le seul groupe.

Après un dernier déjeuner tous ensemble, il est l’heure de saluer une partie de notre groupe, qui s’en va en mini van jusqu’à Hidroelectrica, ou ils entameront les 3h de marche à pied le long de la voie de chemin de fer, pour rejoindre la petite ville d’Aguas Calientes, au pied du Machu Picchu. Nous concernant, nous ferons l’ensemble de ce trajet à pied le lendemain, au jour 4. Les au revoir sont assez émouvants, il faut dire qu’il y avait une superbe ambiance entre nous tous. De 12 nous passons donc à 5, ça fait tout drôle.

En cette après-midi du jour 3, il n’y a pas de marche pour nous, c’est repos. Nous ne le savions pas encore, mais la journée du jour 4 s’annonce encore plus difficile que le jour 2 fait la veille. Notre guide nous annonce donc le programme de l’après-midi : ça sera direction les sources chaudes à environ 45min de route, pour se détendre. L’activité est cependant payante en plus du prix du trek, elle est donc facultative, chacun est libre d’y aller ou non. Le prix est de 50 Sol par personne (10 Sol l’entrée des sources chaudes et 20 Sol pour l’allée et le retour, en mini van, avec un habitant du coin).

Pour être honnêtes, nous ne sommes pas fans de ce genre d’endroits, car en général, c’est souvent blindé de monde. Nous demandons donc au guide si il est possible que nous restions au campement afin de nous balader dans le village pour aller à la rencontre les locaux du coin. Ce dernier nous annonce que si nous restons ici, nous allons nous ennuyer car il nous sera impossible de sortir de la maison pour des mesures de sécurité. La famille était de plus absente dans l’après midi… Nous décidons donc de partir aux sources chaudes avec le reste du groupe mais de ne pas nous baigner. Sur place il y a une buvette, nous en profiterons donc pour boire un verre en ce lieu. Nous trouvons tout de même un peu « abusé » cette option, car ici, nous nous retrouvons un peu dans l’obligation de devoir payer une prestation que ne nous intéresse pas forcément.

Après avoir emprunté une piste chaotique en plein milieu de la végétation, nous arrivons aux sources chaudes et comme on l’avait imaginé, ça fait très « usine à touristes ». Nous sommes contents de ne pas avoir pris nos maillots de bain. Nous en profitons donc pour boire un verre avec notre guide (qui lui même ne se baigne pas) en mangeant quelques chip’s. Cette pause détente fait tout de même un bien fou et passons un agréable moment à papoter. Nous restons jusqu’à la tombée de la nuit, et buvons à nouveau un verre avec le reste du groupe une fois ces derniers sortis de l’eau. Nous goutons une des boissons phares du Pérou : le Pisco, que nous trouvons très bon ! Par contre nous ne sommes pas fans de l’Inka Kola, genre de coco-cola des incas, boisson jaune à l’allure de redbull, mais en beaucoup plus sucrée, berk ! ^^.

Nous reprenons le mini van en pleine nuit, notre chauffeur a une conduite assez sportive et nous passons notre temps à chantonner des musiques péruvienne, l’ambiance est au beau fixe ! Une fois arrivée, nous faisons connaissance avec la famille chez qui nous dormons et belle surprise, il y a ici un petit garçon qui ne cesse de venir nous voir en nous lançant des « Hola ! » (salut !) avec un grand sourire. Avant de diner, nous passons du coup un bonne partie de la soirée à jouer au foot avec lui dans le jardin, un super moment passé tous ensemble !

Trek du Salkantay : Jour 4

Départ à 2064m – Passage par Lucmabamba à 2260m, puis Llactapata à 2700m – Descente jusqu’à Hidroelectrica à1890m – Arrivée à Aguas Calientes à 2050m

Distance : 21km

Niveau : difficile (la journée la plus dure pour nous)

Nouveau réveil à 5h du matin et autant dire que ce réveil pique tout particulièrement. Nous commençons a sentir la fatigue depuis le début de notre aventure péruvienne. C’est à 6h15 que nous quittons les lieux, et d’entrée, notre guide commence à nous presser en nous disant qu’une très longue journée nous attend et que par conséquent il ne va pas falloir trainer pour ne pas se mettre en retard. Nous partons en direction de Lucmabamba, lieu ou nous aurions du dormir la veille. C’est aussi l’endroit ou sont présentes plusieurs « ferme à café ». A la base, nous aurions du explorer ces fermes la veille au cours de l’après-midi, c’est ce qui était convenu lors de la réservation du trek, mais nous sommes finalement allés aux sources chaudes, suite au changement d’hébergements.

Nous demandons donc à notre guide si nous pouvons au moins nous arrêter quelques minutes, histoire d’en apprendre un peu plus sur ces lieux. Ce dernier accepte mais cela fut très expéditif, nous gouterons un café moulu devant nous et hop, nous voila repartis.

Nous voila par la suite partis pour l’ascension jusqu’aux ruines de Llactapata, à 2700m, et autant dire que cette montée, on s’en souviendra ! Ça monte, ça monte et ça monte non stop. Il fait chaud, humide, nous transpirons, c’est par moment relativement éprouvant ! Bien entendu les paysages sont toujours aussi fous et nous donnent la force de continuer cette aventure grandiose ! Nous nous retrouvons de plus sur l’ancien Chemin de l’Inca qui mène au Machu Picchu. C’est assez fou, d’être sur cette route si mythique !

La montée est interminable, nous avons l’impression que nous n’arriverons jamais au bout. Alors on s’accroche, on s’entraide, on se soutient ! Pfiou ! Par moment on a vraiment hâte de pouvoir faire une pause. Parfois, on croit arriver au bout et derrière un virage, nous découvrons sans cesse de nouvelles montées ! Nous passons dans des zones très sombres, d’autres très éclairées, nous tombons sur des cours d’eaux, des petites cascades… Malgré la grande difficulté, le cadre ou nous nous trouvons est juste dingue ! La végétation luxuriante est grandiose ! Et en prime, nous sommes seuls au monde !

Nous finissons par arriver à un mirador absolument magique ! La vue sur les Andes est spectaculaire ! Il y a ici une petite maison ou nous achetons quelques encas (qui nous font un bien fou ^^) et là, surprise ! Nous découvrons une balançoire, au point le plus haut du mirador ! Nous sommes à ce moment là comme des gosses, le moment est fabuleux ! Se balancer sur ces balançoires dans le vide nous procure une sensation de liberté incroyable !! Après tout ces efforts, c’est la récompense, et quelle récompense de dingue !

Après cette pause qui fit un bien fou ! Nous repartons et surprise : nouvelle grosse montée ! Nous sommes dépités haha ^^ Nous qui pensions qu’on en avait fini avec les montées, et ba non ! Ça continue ! Heureusement, nous ne tardons pas à arriver dans une zone de plat avec un panneau qui indique le Mirador de Llactapata non loin, ouf ! Le plus difficile est donc derrière nous 🙂 

Nous arrivons au Mirador et aux ruines de Llactapata, nous sommes bluffés par la beauté des lieux ! C’est magnifique et en prime nous avons le droit, au loin, d’observer le Machu Picchu. On a du mal à le reconnaitre mais ça y est, enfin il est là !

Serez vous reconnaitre le Machu Picchu sur cette photo? 🙂

A présent, il nous faut descendre l’autre versant de la montagne que nous venons de grimper, et là c’est quasi 1000m de dénivelé négatif qui nous attendent jusqu’à la gare d’Hidroeletrica, ou nous longerons la voie ferrée jusqu’à Aguas Calientes.

La descente n’est pas si simple que ça, il faut se concentrer pour ne pas glisser et ça zigzag en permanence. Par moment, les vues sont à couper le souffle. Nous déjeunons dans un petit restaurant local au cours de la descente, en pleine foret tropicale.

Après le passage de cette passerelle himalayenne, nous arrivons un quart d’heure après, à Hidroelectrica ou se situe la gare ferrovière pour aller jusqu’à Aguas Calientes. Ici, il y a deux options : soit payer en plus et y aller en train, soit y aller à pied en 3h de marche le long de la voie ferrée (point à spécifier lors de la réservation du trek, afin de payer les billets en avance, si tu choisis la première option). Nous concernant, nous le ferons tous à pied.

L’ambiance devient soudain assez électrique au sein du groupe. Deux personnes ont du mal à garder un rythme de marche régulier, par conséquent notre guide se permet entre autre d’aller leur faire la morale, en leur disant qu’il faut impérativement que nous fassions le trajet à venir en 3h, pas plus, car après la nuit tombe et cela pourrait être dangereux… Il essaie de les forcer à prendre le train (qui au passage à tout de même un prix), mais ces dernières veulent faire le trajet à pied. A ce moment là, nous sommes scotchés de voir la façon comment notre guide s’adresse à ces deux personnes… A nos yeux, c’est clairement anti professionnel car aucun de nous n’a payé pour se faire malmener de la sorte ! Surtout que lors du briefing, aucun des deux guides, n’a insisté sur le niveau de difficulté du trek, avant d’accepter de partir avec le groupe… Nous trouvons ça honteux !

Nous faisons une dernière pause, au début de la voie ferrée, histoire que chacun achète quelques provisions, car notre guide nous informe qu’il n’y aura aucune pause au cours des 3 prochaines heures, soit jusqu’à l’arrivée. L’ambiance est glaciale, monsieur fait clairement la gueule, c’est très agréable ! (ironie bien sur…)

Nous entamons donc sous une ambiance tendue, la dernière partie de ce trek du Salkantay, nos 3 dernières heures. Notre guide, en tête, marche à un rythme effréné, il cavale non stop, c’est très difficile même pour nous de devoir le suivre ainsi au pas de course ! Nous ne pouvons limite même pas nous arrêter pour faire quelques photos des lieux ! Le cadre est pourtant magnifique : nous marchons le long de la voie ferrée, au milieu d’une végétation grandiose, avec tout un tas de bruits d’oiseaux aux alentours.

Après bien une heure de marche à ce rythme infernal, ou par moment nous nous décalons pour laisser passer le train, nous décidons clairement de ralentir le pas car ra le bol ! Du coup, tant pis si monsieur n’est pas content, nous comptons tout de même profiter du cadre ! L’agence avait qu’à ici mieux s’organiser ! Il est donc hors de question que nous terminons en faisant la course, sans oublier que la fatigue des premiers jours est bien là aussi ! Même pour des personnes comme nous, habituées à marcher, la cadence devenait ici difficile à suivre.

Notre guide, finira par s’arrêter dans un petit commerce du coin pour nous attendre et nous avons finalement le droit à une mini pause. Enfin mini pause, pas pour tout le monde ! Nous sommes 3 à en profiter vraiment, les deux derniers, eux, n’en profiteront pas, car à peine arrivés qu’il faut déjà repartir. Nous concernant, nous poursuivons à un rythme normal, sans nous presser. 

Par moment, il nous arrive de devoir enjamber de rails en rails pour passer au dessus des rivières, c’est assez impressionnant, voir même dangereux (et notre guide, lui, est toujours en tête, sans se soucier de ce qui se passe derrière).

Nous commençons à arriver non loin du Machu Picchu, nous distinguons les genre d’énormes pain de sucre autour de nous. Ça y est, nous sommes au pied de cette mythique citadelle ! C’est complètement fou ! Cela veut dire que nous avons réussi ce trek avec ces 70km à pied ! Nous avons du mal à réaliser ! 

Nous arrivons par la suite à Aguas Calientes, ville sans charme, crée uniquement dans le but d’accueillir les touristes au pied du Machu Picchu. Nous sommes vraiment fiers d’être arrivés jusqu’ici à pied ! Nous allons directement dans un restaurant pour diner. Nous retrouvons au restaurant Miguel, notre guide des 3 premiers jours, et nous ne nous gênons pas pour lui dire tout ce qu’il vient de se passer,  lorsqu’il nous demande comment s’est déroulée cette dernière journée. N’oublions pas que ce retard est aussi du aux 3km en plus réalisés ce jour, car nous n’avons pas dormi à Lucmabamba mais La Playa. Bien entendu, ça le guide ne le dira pas, il dira juste que certaines personnes du groupe étaient trop lente… Miguel est à moitié gêné, mais nous n’insisterons pas, pour tout de même passer une bonne dernière soirée tous ensemble (heureusement dans le groupe, nous avons tous cet état d’esprit, ce qui fait que nous passons un super dernier diner).

La joie d'avoir réussi ! Nous sommes cuits ! ^^

Après ce repas qui fit un bien fou ! Juan Carlo nous annonce que demain, il y a 2 options pour monter jusqu’au Machu Picchu : soit en bus (payant en plus), soit à pied (2h). Dans les deux cas, nous devons nous retrouver là-haut avant 6h du matin, heure à laquelle le site ouvre.

Nous décidons donc tous d’aller acheter nos tickets de bus (à 24 dollars tout de même…), car au vu de la fatigue général du groupe, nous préférons opter pour le bus (surtout que pour le coup, la montée à pied se serait fait dans le noir à la frontale à 3h45 du matin, donc aucun paysages à voir).

Juan Carlo nous annonce qu’il nous attendra donc le lendemain à la station de bus à 3h30 du matin et que lui sera là à partir de 3h pour commencer à faire la queue. Tu dois te dire pourquoi si tôt? Tout simplement car les gens commencent à faire la queue des la première heure pour arriver en premier sur le site ! C’est assez fou mais on t’assure qu’à 3h30 du matin il y avait déjà une sacrée file indienne.

La nuit va donc être très courte, nous ne devons pas trainer si nous voulons nous reposer un minimum et avec les efforts du jour, nous avons tous hâte de rejoindre notre lit (lorsque nous sortons du restaurant il est déjà 20h passée).

Notre hôtel se situe à environ 10 bonnes minutes à pied de la station de bus. Une fois à l’intérieur, nous prenons sans aucun doute la meilleures des douches de notre vie ^^ avant de tomber dans les bras de Morphée.

Trek du Salkantay : Jour 5

Le 5ème jour de ce trek, notre arrivée au Machu Picchu, est raconté dans notre dernier article ici 🙂

Trek du Salkantay : Conclusion

Nous avons vibré avec un grand A ! Un trek qu’il faut absolument faire à nos yeux lorsque l’on se rend au Pérou (à condition de se préparer un minimum avant. Une personne qui se lance dans ce type d’aventure sans avoir jamais vraiment fait de marche active, va ici clairement souffrir). La diversité et la beauté des paysages sont absolument incroyables du début à la fin ! Malgré le coté touristique que l’on trouve à certains endroits, il serait tout de même dommage de passer à coté !

Si c’était à refaire, nous sélectionnerons cependant une autre agence car nous avons été déçu par Salkantay Trekking. Alors oui, dans l’ensemble, nous avons très bien mangé (malgré le gâchis permanent du surplus de nourriture). Nous avons, à notre niveau, pas vraiment eu de problème avec les guides (notamment Miguel, qui était de loin le plus sympathique des 2 et qu’on aurait aimé avoir pour la fin du trek). Nous avons découvert des paysages exceptionnels que nous n’oublierons jamais ! Nous avons ressentis une fierté et une émotion incroyable lorsque nous arrivions aux points les plus hauts !

Mais ce que nous reprochons à cette agence, c’est ce coté « j’accepte n’importe qui, tant que ça fait de l’argent ». Un de nos guides nous a même dit qu’une fois une personne a tenté ce trek en genre de « chaussons » (on te laisse imaginer l’état des pieds de cette personne à la fin…). Alors oui, cet individu ne devait pas avoir grand chose dans la tête, mais à nos yeux, c’est aussi à l’agence de faire du filtrage : sur l’acclimatation mais aussi sur les tenues vestimentaires avant de partir en trek… Laisser une personne partir en chaussons pour ce type d’aventure c’est clairement de l’inconscience à nos yeux ! Sans oublier que derrière, ça ralenti forcément un groupe, quitte à créer des tensions ! Mais ici, l’agence s’en moque un peu, pour la simple et bonne raison que si une personne veut arrêter, il y a toujours moyen de venir la récupérer en véhicule à la fin d’une journée. Les guides doivent ici se débrouiller avec ces personnes là.

Nous n’avons de plus pas vraiment apprécié de n’avoir pas été prévenu en amont pour le changement d’hébergement au jour 3, ce qui du coup à modifié un peu les choses que nous devions voir au cours de l’après-midi ce même jour. Pas vraiment très pro, pour une agence qui ne cesse de mettre en avant tout ces hébergements atypiques…

A l’avenir, nous privilégierons des treks uniquement en tente et non dans des hébergements atypiques comme ici car selon nous, cela modifie trop à la nature et fait trop « colonie de vacances ». Le but premier d’un trek n’est il pas de ne laisser aucun trace de notre passage dans cette sublime nature? Avec Salkantay Trekking, ce n’est pas le cas. Ici, il nous a clairement manqué le soir, le cadre « intime » que nous avions au cours de notre Trek de Santa Cruz par exemple.

Nous garderons cependant un super souvenir du groupe que nous avions au cours de cette aventure, notamment Marta et Xochil, deux mexicaines adorables qui sont devenues de véritables amies ! <3

Pour terminer, nous répondrons à la questions que nous vous avons posé un peu plus haut : à savoir ou se situait le Machu Picchu sur la photo ci-dessous : Réponse en image ! 😉

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2 réflexions au sujet de « Le trek du Salkantay »

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