Canada

Le Parc National de Yoho

 

Road-trip ouest canadien, juin 2016 : étape 7

 

Localisation : Colombie Britannique, dans les Rocheuses Canadiennes

Combien de temps? 1 journée (avec nuit toujours à Banff)

Météo sur cette journée : soleil, nuage, neige, pluie avec températures assez fraîches

 

 

 

Samedi 18 juin 2016

 

Ce matin, réveil à 6h dans notre Bed&Breakfast à Banff. C’est notre dernière journée dans les Rocheuses Canadiennes avant de partir découvrir la mythique ville de Vancouver. Il ne faut pas qu’on traîne car une grosse journée nous attend dans le Yoho National Park, à une petite heure de route. Au programme: grande randonnée autour du lac O’hara. Un endroit unique d’une rare beauté à voir impérativement!

 

Avant de te détailler cette journée, qui fut à nos yeux une des plus belle de tout le trip, il faut t’expliquer la marche à suivre pour pouvoir profiter de cet endroit, car chaque année, c’est uniquement une poignée de privilégiés qui peuvent se rendre en ce lieu magique! Parfois, nous avons encore du mal à réaliser que nous faisons désormais parti de ces quelques personnes!
Nous tenions dans un premier temps à remercier notre ami belge, François (si tu passes par là, encore un énorme merci à toi) car sans toi nous serions tout simplement passés à coté de cette journée de dingue! François a eu la gentillesse de nous contacter en message privé sur le site Voyage Forum pour nous conseiller sur notre voyage dans l’ouest canadien. Ces conseils ont été pour nous très précieux et nous on permis de découvrir des endroits que nous n’avions pas étudié lors de nos recherches pour la préparation de ce road-trip. C’est donc grâce à lui que nous avons découvert la marche à suivre pour se rendre au fameux lac O’hara… Encore Merci! Les forums sont vraiment un excellent moyen pour préparer un voyage soi même car il n’y a rien de mieux que l’expérience de ceux qui sont déjà passés par là.

 

Si nous n’avions pas croisé la route de François, nous serions tout simplement arrivés comme des fleurs le jour J pour prendre la route pour accéder au lac! Énorme erreur! Il faut savoir que le lac O’hara est considéré comme le bijou des Rocheuses Canadiennes et afin de préserver un maximum cet endroit magnifique, les autorités des Parcs Canada ont décidé de fermer la route au public et de mettre en place une navette payante (rassure toi le prix n’est pas très élevé, il faut compter environ 7€/personne). Ce qu’il faut surtout prendre en compte ici c’est qu’il n’y a pas 36 mais 2 navettes par jour (et la montée jusqu’au lac fait 11km).

 

Afin d’être sur d’embarquer dans l’une d’elle il faut impérativement réserver sur le site de Parcs Canada en cliquant ici. Tu pourras sélectionner la navette A/R soit pour un départ à 8h, soit à 10h et, si tu le souhaites, un emplacement pour planter ta tante dans le petit camping (dans ce cas là, n’oublie pas de ramener tout ton matériel car une fois en haut, il n’y a qu’un petit refuge).

 

 

 

Comment s’est déroulée notre réservation? (car oui pour le coup, c’était toute une histoire et pas mal de stress)

 

Nous avons eu une chance de malade car il faut savoir que les navettes sont mises en service que pour la saison estivale et ces dernières démarraient leur service le samedi 18 juin 2016 (dernier jour que nous passions dans les Rocheuses, ouf!). La date peut changer selon les années, tout dépend du taux d’enneigement. Tu verras au cours de l’article qu’il y avait de la neige à certains endroits et pas qu’un peu!
Pour la saison 2016, les réservations ouvraient le 20 avril 2016 à 15h, heure française, et si tu veux voir ce lac tu as intérêt à être au taquet car nous concernant à 15h15 tout était complet jusqu’à la fin de l’été, juste incroyable! C’est pour dire à quel point cet endroit est demandé. Les billets partent ici comme des places de concerts. Le site bug de plus énormément à ce moment là, il faut vraiment rafraîchir la page en permanence jusqu’à ce que les réservations apparaissent comme « ouvertes » et réserver dans l’immédiat (ne le fait pas d’un vieux PC qui rame car là c’est la fin…).

 

Oublie pour finir le téléphone car les lignes sont complètement saturées, tu auras plus de chance d’obtenir tes places sur internet. Autant te dire qu’entre le PC qui avançait tout doucement du au pic de fréquentation extrême, nous étions des plus stressés et après quelques longues minutes nous avions enfin nos places! Notre joie a tout simplement éclatées car au final c’est un peut comme la loterie cette réservation!
Si tu as raté le précieux sésame, il te reste tout de même une solution pour atteindre le lac… tes pieds! C’est donc 11km qui t’attendent ici, le tout bien sur en montée à travers la forêt. Compte entre 4h et 5h.
Il y a cependant un facteur qu’on ne peut pas prendre en compte lors de la réservation c’est le climat! Et la il faut croiser très fort les doigts car voir O’hara et ses alentours sous la pluie ou les nuages bas est un véritable gâchis… mais ça, c’est mère nature qui décide! Encore une fois nous avons eu une chance incroyable (surtout quand on sait, que sur la saison estivale 2016, la pluie n’a cessée de tomber dans les Rocheuses. En temps normal, il fait meilleure à cette saison en ces lieux).
 

 

Notre journée

 

45 minutes après notre départ de Banff, ou nous petit déjeunons sur la route, nous arrivons au parking de rendez-vous afin d’y laisser notre véhicule pour emprunter la navette qui nous conduira au lac O’hara dans le Yoho National Park. Pour rejoindre ce dernier il n’y a pas d’adresse particulière, il suffit juste de prendre l’autoroute 1 en direction de la ville de Field et suivre les panneaux, tout est très bien indiqué.

 

Le Yoho National Park fait partie des Rocheuses canadiennes mais coté Colombie Britannique, nous quittons donc ici l’état d’Alberta. Attention car l’heure de la réservation correspond ici au fuseau horaire de l’Alberta, soit 1h en plus que celui de la Colombie Britannique.

 

Avant de monter dans la navette (un vieux bus scolaire jaune) nous donnons notre coupon de réservation aux gardes de Parcs Canada et assistons à plusieurs refus de personnes qui arrivent malheureusement sans être informées de la procédure à suivre… Quelle déception pour ces dernières!

 

A 8h tapante nous partons, le chemin en pleine forêt est des plus sinueux et ça grimpe sans fin! Nous croisons d’ailleurs plusieurs biches et cerfs en cours de route et deux groupes de randonneurs. Nous commençons à comprendre pourquoi très peu de personne tentent les 11km à pied car c’est assez rude.

 

Arrivés à 8h30, nous descendons devant le refuge en bois, ou nous allons récupérer un plan des lieux. A ce moment, un garde de Parc Canada nous informe des endroits à éviter à cause de la neige (ce qui rend certains trails glissant et dangereux). Ce dernier nous indique également les horaires de retour des navettes, il y en a plusieurs dans l’après midi qui descendent (et sache, si tu es monté à pieds, que tu pourras redescendre en navette si cette dernière n’est pas complète).

 

C’est donc aux alentours de 8h45, sous un soleil de plomb mais avec un vent assez frais que nous partons à l’aventure. Notre but est de découvrir 3 lacs : le O’hara, le Oesa (recommandé par les gardes comme étant très jolie) et le McArthur (beaucoup oubli le McArthur, ne fait pas l’impasse dessus, tu feras ici une énorme erreur). Nous te conseillons d’ailleurs si tu tente les 11km à pieds de partir directement en direction du McArthur (car le trail est assez long et difficile mais tellement magique)!

 

 

Le lac O’hara se trouve à quelques minutes du refuge et lorsque nous arrivons devant, après avoir contourné quelques sapins, nous sommes sans voix tant les paysages qui nous entourent sont grandioses! Les photos du dessous parlent d’elles mêmes!

 

 

 

 

 

 

Sur le coup on se dit que c’est notre lac préféré (en faite ce qui est dingue c’est qu’au fil des jours nos lacs préférés ne sont jamais les mêmes tant nous allons de merveilles en merveilles)! A partir de ce point nous avons 3.2km pour rejoindre le lac Osea avec un gain d’altitude de 240m.

 

 

Nous commençons par longer la partie gauche du lac O’hara, puis au bout d’un bon quart d’heure, nous attaquons la montée pour le lac Oesa. Le sentier est assez raide et zigzague pas mal, il est de plus relativement étroit mais tellement magique! Nous passons ici par des paysages très différents et nous n’avons qu’un mot à la bouche « waouuu »:

 


 

Magnifiques vues sur O’hara au cours de la montée :

 

 

 


Seuls au monde en pleine montagne, dans un décors des plus rocailleux (ces rochers proviennent des avalanches l’hiver mais rassure toi, on retrouve facilement son chemin car ceux sur lesquels tu marcheras son plats, il suffit ici de les suivre)

 

 

 

 

 

 

 

On croise de jolies cascades et de chouettes petits lacs

 

 

 

 

 

Les marmottes sont également au rendez-vous

 

 

 

Plus nous montons, plus la végétation se fait rare et plus nous nous sentons petits car les montagnes autour de nous sont si imposantes c’est vraiment incroyable sans oublier ce silence toujours si présent. Ici qu’on se le dise l’expression « pommés en pleine nature » prend tout son sens et c’est tellement plaisant! Nous qui aimons tant la nature, nous sommes aux anges et profitons à fond de chaque instant. Inutile de dire qu’on fait flamber l’appareil photo (et encore, à ce moment là, nous ignorions le magnifique spectacle qui nous attendais à la fin de la randonnée).
Les paysages sont tellement vastes que parfois, on ne sait par ou regarder pour savoir si des animaux sont dans les parages ou non. Comme toujours nous avons nos clochettes à ours et passons notre temps à chanter et à parler fort par moment c’est assez comique! ^^ D’après les gardes, si nous restons bien sur les sentiers il n’y a très peu de chance de tomber sur des animaux comme des grizzlis car ces derniers sont le plus souvent présents dans la vallée du McArthur qui est un couloir faunique (zone grisée sur le premier plan du dessus). Cette zone est d’ailleurs fermée au public et n’est accessible que quelques jours par an avec un guide expérimenté (car dans le passé il y eu plusieurs affrontement violents entre homme et grizzlis à cet endroit).

 

Au bout de 2h d’effort, nous arrivons au lac Oesa! C’est vraiment extra, ce petit lac au creux de la montagne possède encore une partie gelée, juste magnifique! Nous avons bien fait d’écouter les gardes des parcs quant à ce lac car il vaut en effet vraiment le coup d’être vue! La montée pour y arriver se fait facilement même si ça grimpe pas mal, beaucoup d’endroit sont aménagés sous forme d’escaliers naturels.

 


 

 

Nous en profitons pour faire une pause de 10 minutes histoire d’avaler un petit gâteau avant de repartir. A ce moment, nous souhaitons continuer via le sentier du plateau Opabin (comme indiqué ci-dessous en rouge).

 

 


Cependant, les gardes le déconseillent car la neige est à cet endroit encore très présente, ce qui rend ce trail de 6km dangereux. Ce sentier est très technique, étroit et difficile, le dénivelé quant à lui est des plus impressionnants! D’après les gardes, il ne faut s’y aventurer que quand on a de l’expérience en montagne, voir même quand on est alpiniste! Nous décidons donc de rester sérieux et de rebrousser chemin jusqu’aux rives du lac O’hara histoire de rejoindre le lac McArthur sans danger. Nous sommes tout de même un peu déçus car le plateau Opabin offre les plus belles vues sur le lac O’hara mais tant pis, mieux vaut rester entier!

 

A 11h, nous repartons donc jusqu’aux rives du lac O’hara par le même chemin qu’à l’allée afin de rejoindre le coté droit de ce lac. La descente se fait facilement et rapidement.

 

 

 

 

 

Quel plaisir de se retrouver au pied du lac, ce dernier est tellement magique! Ici le chemin est plat.

 

 

 

Cependant, le climat commence à changer, le soleil laisse place aux nuages (et oui nous commençons à avoir l’habitude, le soleil reste rarement toute une journée quand on randonne sur des chemins en altitude). Lorsque nous levons les yeux en direction du chemin qui mène au lac Oesa, on se rend compte qu’il est totalement dans les nuages, nous avons eu beaucoup de chance. Il ne faut donc pas qu’on traîne si on veut profiter du McArthur.

 

Avant de quitter les rives du lac en direction du Mc Arthur, il est non loin de 12h15 nous croisons les gardes des parcs qui se baladent eux aussi. Ces derniers nous demandent si tout se passe bien, d’ou nous venons, ou nous allons et surtout, es ce que nous avons croisé des choses anormales au cours de notre randonnée. Nous leur répondons que tout se passe très bien, que nous étions au lac Oesa et que maintenant nous prenons la route du McArthur. Ces derniers sont surpris dans le bon sens car d’après eux, les randonneurs qui arrivent à voir les deux lacs: Oesa et McArthur en une journée sont très rares! Nous sommes ravis de l’apprendre, cela veut dire que nous ne sommes pas mauvais en randonnée! ^^ Dans tout les cas c’est rassurant de les croiser et c’est toujours très sympathique car ils n’hésitent à donner des conseils.

 

A partir de ce moment, le sentier commence à se compliquer car il nous faut remonter le flanc de la montagne en passant par le lac Mary avant de rejoindre le lac Schaffer (situé plus ou moins à mi chemin entre O’hara et McArthur). Nous quittons donc les rives du lac pour une forêt des plus sombres! Et franchement, c’est tout de même assez flippant! C’est sans aucun doute l’endroit ou nous avons le plus chanté de toutes les Rocheuses canadiennes.

 

 

Nous sommes bien sur absolument seuls, nous entendons parfois les craquements de certaines branches de sapin qui nous font sursauter (ici, il ne faut vraiment pas être parano car on peut vite se faire très peur). C’est donc en faisant un boucan pas possible que nous entamons la montée dans la forêt pour une bonne demi heure. Cette montée est assez physique, nous avons hâte de la terminer… Sauf qu’une fois au bout de la forêt c’est une autre énorme montée, d’une bonne heure cette fois, qui nous attend pour rejoindre le lac Schaffer, le tout à travers un chemin des plus étroits dans les rochers. Et pour rajouter une difficulté supplémentaire, il commence à neiger. On commence à comprendre ici que le McArthur se mérite, et qu’il ne va pas être simple d’y arriver!

 

 

 

Sur le chemin les marmottes et pikas sont très présents.

 

 

Nous entamons donc cette deuxième montée. C’est très dure, nous nous arrêtons souvent, nous trébuchons, la fatigue commence à être là, il est à ce moment 12h50. Nous croisons au cours de notre ascension un monsieur à l’arrêt qui fait quelques photos. Nous nous arrêtons afin de lui demander combien de temps il reste jusqu’au lac Schaffer. D’après lui il y a encore 45 minutes, et autant dire qu’on commence à prendre un coup au moral car la difficulté est de plus en plus forte. Ce dernier décide de nous suivre, nous continuons donc la route à 3. C’est après beaucoup d’efforts que nous découvrons le lac Schaffer aux alentours de 13h30, moins charmant que le lac Oesa mais assez sympa tout de même avec les montagnes semi enneigées en fond.

 

 

Nous faisons une petite pause de 5 minutes ou nous discutons avec le monsieur qui fit la route avec nous. Ce dernier nous apprend qu’il vient de Toronto et qu’il est amoureux de l’ouest canadien, par conséquent il y vient très souvent. Il nous raconte même qu’il y a quelques jours il s’est retrouvé face à des bébés ours qui grimpaient à un arbre juste devant lui. Il nous montre la photo c’est juste incroyable! Nous sommes vraiment amoureux de ce pays, non seulement par ses animaux mais également par toutes les rencontres qu’on y fait! On ne compte pas le nombre d’échange avec des personnes venant des 4 coins du monde que nous avons croisé au cours de nos randonnées, c’est vraiment extra!
Nous continuons ici notre route, laissant le monsieur qui s’arrête plus longtemps que nous pour faire diverses photos.
Quelques instants après avoir quittés le lac Schaffer, nous apprenons qu’il y a deux possibilités pour rejoindre le McArthur, le sentier dit « inférieur » et le sentier dit « supérieur ». On ne sait sur le moment vers lequel s’orienter, dans tout les cas on sait qu’il nous reste environ 1h pour atteindre le McArthur.
Nous décidons finalement de prendre le sentier supérieur et la c’est une troisième montée qui nous attend! Nous qui pensions en avoir terminé avec les montées et bé non! C’est loin d’être la fin, car il s’agit ici de la plus technique! Et ça nous l’avons découvert au cours du parcours!

 


 

On commence à s’aventurer sur un chemin des plus étroits, sans doute le plus étroit de toutes les randonnées faites jusqu’à maintenant car nous avons à peine 60cm de large pour nous déplacer sans oublier le dénivelé qui va avec. La montée est de plus en plus raide et à ce stade ce n’est plus une montée mais limite de l’escalade et mieux vaut ne pas regarder en bas…

 

A certains moments, nous nous arrêtons, car il ne faut pas oublier qu’avec nos sacs sur le dos c’est toujours plus compliqué, nous n’avons de plus toujours pas mangé. Parfois nous nous regardons et on se demande ce que l’on fou là, c’est très dure et tellement vertigineux. On se dit que si on était filmés et que si ces images étaient montrées à notre famille, cette dernière nous prendrait certainement pour des fous d’être à un tel endroit.

 

 

Tu l’auras donc compris, ce sentier est de loin le plus technique et le plus dure de tout ceux que nous avons fait jusqu’à présent mais le paysage est des plus magiques et c’est bien ça qui nous donne la force pour continuer! Faut dire que malgré la difficulté on en prend plein la vue. Même si à certains instants nous sommes à deux doigts de faire demi-tour, on se dit qu’on ne peut pas abandonner si prêt du but! Qu’on s’en mordrait les doigts toutes notre vie alors on s’entraide, on se soutient et on avance! Bien sur on enlève de nos têtes les idées suivantes: « Et si l’un de nous tombe dans le vide? » « Et si on croise un ours à cet endroit? » Avec de telles idées en tête, tu n’atteindras jamais le bout.

 

 

 

Au loin derrière nous, très loin, nous apercevons un groupe de 3 filles et ces dernières ont l’air de lutter tout autant que nous! Après avoir terminés la montée, nous nous retrouvons sur un sentier assez plat mais nous ne crions pas victoire aussitôt car le lac n’est toujours pas à vue… Cela va bientôt faire une heure que nous avons quitté le lac Schaffer, on ne devrait donc plus tarder. Ici le décors est des plus surprenants, la neige est très présente, ça glisse pas mal et nous sommes entourés de roches couleurs orange/brique.

 

Une nouvelle petite montée se présente devant nous et là on se dit, pourvu que se soit la dernière!

 

 

Et là victoire! Une fois en haut c’est un énorme crie de joie que nous poussons car le lac est face à nous… semi gelé… entouré par de magnifiques montagnes enneigées… et avec ce décors brumeux que dire… on se croirait dans un décors de conte de fée! Le plus magique ici c’est qu’on ne s’attendait absolument pas à le voir derrière!

 

 

 

Il est difficile de décrire l’émotion ressentie à ce moment là: tout d’abord de la fierté! Fiers de ne pas avoir abandonné et d’avoir réalisé ce parcours des plus durs! Pour notre dernière randonnée dans les Rocheuses, on peut dire que c’est la cerise sur le gâteau! Nous avons, sans le faire exprès, gardé le meilleur pour la fin! Et on ne s’attendait absolument pas à tomber nez à nez avec un tel décors! Le type de paysage que tu croises que dans tes rêves! La joie est si forte que part moment on en a limite les larmes aux yeux, le fait d’être là, dans cet endroit que seul quelques privilégiés dans le monde ont le droit de découvrir et cela que lorsque mère nature le décide! C’est beau! Nous n’aurions jamais imaginé vivre ça et pourtant oui nous sommes bien là!

 

 

 

Avant d’approcher le lac, nous nous retournons et voyons les 3 filles se rapprocher de plus en plus du but. En entendant nos cris, ces dernières ont compris que le lac est tout proche, nous pouvons voir leurs sourires sur leurs visages! On leur fait bien évidemment signe en leur disant que c’est ici, histoire de leur donner encore plus de courage pour terminer les derniers mètres.

 

 

Il est 14h30 lorsque nous sommes au plus proche du lac, sur les rochers qui servent d’observatoire. Nous nous asseyons, sans mot et contemplons la beauté que nous offre mère nature. Par moment, nous entendons un bruit, juste un seul, celui de la neige qui craque sur les montagnes en face et qui se termine par des mini avalanches, c’est juste dingue! A ce moment nous sommes à 8km du refuge, seuls, les filles ne sont pas encore arrivées, et on se dit que cette nature ne pourrait faire qu’une bouchée de nous si le climat venait à tourner par exemple, c’est vraiment impressionnant! C’est dans ce genre de moment que tu te rends compte que l’homme n’est rien face à la nature.

 

 

 

Nous en profitons pour manger notre pic-nique avec une pause vraiment méritée! Nous nous retrouvons très vite entourés de marmottes et d’écureuils et ces derniers sont vraiment sans gênes car ils essaient de nous voler notre nourriture! Énorme, on aura bien rigolé! De vrais goinfres sur pattes!

 

 

Les filles arrivent et se joignent à nous, après plusieurs longues minutes à contempler le lac McArthur nous décidons de repartir tous ensemble jusqu’au refuge car la neige commence à tomber et le temps devient des plus menaçant! Il est non loin de 15h et nous avons une navette pour redescendre à 17h. Nous avons donc 2h devant nous pour faire les 8km qu’il nous reste pour rejoindre le point de départ.

Au moment de quitter ce lieu, qu’on ne verra sans doute qu’une seule fois dans notre vie, nous jetons un dernier regard au lac histoire de conserver cette image au fond de notre tête pour toujours.

 

 

Après quelques mètres, il est déjà masqué par les rochers derrière nous, et c’est avec une pointe de nostalgie que nous continuons notre périple mais un problème se pose… Étant donné le dénivelé des plus impressionnants auquel nous avons eu le droit à l’allée, notre but avec les filles est de passer par le sentier inférieur mais impossible de trouver la route de ce dernier. Il n’y a ici aucune indication et aucun chemin à vue ce qui nous surprend car depuis notre arrivée dans l’ouest canadien les sentiers de randonnées sont vraiment très bien balisés et simple à reconnaître or ici, ce n’est pas le cas!

 

Nous n’avons donc pas le choix, nous repartons par le circuit supérieur, soit la même route qu’à l’allée. Il va falloir ne pas regarder en bas et surtout s’entraider pour descendre les rochers escaladés auparavant.

 

 

Le chemin du retour est des des plus chaotiques: neige à gogo, vent très fort, et plus nous perdons en altitude plus la neige se transforme en pluie! Heureusement que nous avons nos imperméables (et franchement les petits imperméables à 8€ de chez Décathlon sont vraiment top, car ils coupent vraiment du vent et ne font passer aucune goutte, nous les recommandons! Comme quoi parfois pas besoin de mettre un prix exorbitant).

 

Nous arrivons aux alentours de 16h20 au refuge, le retour fut assez rapide car tout en descente et en attendant la navette, nous en profitons pour sécher nos impers face au feu et prenons un bon chocolat chaud. Nous avons réalisé un total de 14km, en 3 jours nous sommes donc à 44km de randonnée, quelle fierté! Surtout quand on sait qu’on est au pays des ours! A 17h30, nous sommes de retour au parking, nous sommes cuits! Mais avant de rejoindre Banff, il nous reste quelques endroits à découvrir dans le Yoho National Park.

 

Nous partons donc en direction du Natural Bridge, un endroit très jolie ou l’eau a creusé un pont naturel dans la roche.

 

 

 

La pluie est cependant de plus en plus forte et nous ne nous attardons pas. Nous poursuivons en allant voir le lac Emerald. Même sous la pluie ce dernier est grandiose! Il y a plusieurs petits lodges en bois et des canoës sur la rive, c’est vraiment très charmant! Malheureusement ce temps gâche un peu la fin de la journée (même si on ne va pas se plaindre car nous avons quand même eu de la chance autour du lac O’hara).

 

 

Nous tentons enfin pour finir la fameuse Takakkaw Falls, la plus grande chute d’eau de la Colombie Britannique. Nous avions lu avant notre départ que la route qui mène à cette dernière devait ouvrir quelques jours après notre passage dans les Rocheuses à cause de la neige. Comme nous avons eu de la chance pour le glacier Edith Cavell à Jasper qui était dans le même cas, mais qui finalement avait ouvert plutôt que prévu, nous décidons de tenter pour cette cascade. Malheureusement au cours de la route, nous arrivons face à une barrière qui indique que le chemin est fermé et que ce dernier ouvrira dans 5 jours… Quel dommage, à quelques jours près… Nous ne verrons donc pas cette fameuse cascade.

 

Nous retournons sur Banff, ou nous terminons la soirée en allant manger dans un restaurant italien que nous avions adoré à Victoria sur l’île de Vancouver: The Old Spaghetti Factory, 2ème fois qu’on y mange et toujours aussi bon! Après avoir dévoré notre dîner, nous retournons préparer nos affaires car c’est notre dernière nuit sur Banff. Demain nous quittons les Rocheuses canadiennes à 8h30 pour rejoindre Vancouver, notre dernière étape ou presque 10h de route nous attendent. Après cette journée riche en émotion autant dire que nous nous sommes vite endormis.

 

 

 

Bilan sur cette étape

 

Nous qui pensions avoir tout vu dans le Banff National Park, nous nous sommes rendus compte que le Parc Yoho possède des merveilles incomparables! La randonnée que nous avons réalisé ce jour est pour nous à faire impérativement! Nous avons tout simplement vécu un rêve éveillé! N’oublie donc pas de réserver la navette!
Si nous avions eu un jour de plus, nous en aurions profiter pour faire une rando autour du lac Emerald car le cadre est vraiment enchanteur.
Cette journée reste pour nous la plus belle et la plus intense en émotion sur notre semaine passée dans les Rocheuses canadiennes.
Sache que pour profiter des Rocheuses, il convient d’y passer minimum une semaine (c’est vraiment le minimum pour voir la base et nous concernant nous serions bien restés plus longtemps). Ce qui est génial en démarrant les Rocheuses à Jasper c’est que plus tu descendras vers le sud, plus tu seras émerveillés par les paysages! C’est vraiment l’impression que nous avons eu, plus les jours passaient plus nous vivions un véritable rêve tant la nature est époustouflante en ces lieux! Inutile de dire que le McArthur est de loin notre endroit préféré.

A savoir : aucune photo n’a été retouché et si tu souhaites avoir plus d’informations quant aux choses à voir autour du lac O’hara, clique ici. Pour les réservations de la navette c’est par ici

 

 

Le lac O’hara sur une carte :

 

 

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