Mongolie

Le désert de Gobi au sud de la Mongolie

 

C’est après avoir passé une courte nuit dans l’aéroport d’Oulan-Bator, que nous nous envolons pour le Gobi, ancienne terre des dinosaures avec son fameux désert et autant dire qu’il nous tarde de découvrir ce lieu. La veille nous avons dit au revoir à Khana, notre chauffeur, car dans le Gobi c’est un autre conducteur qui nous attend avec un nouveau van. C’est avec une vague d’émotions que nous saluons cet homme qui nous a conduit pendant les 15 premiers jours du voyage à travers la Mongolie, sa gentillesse, son grand cœur, Khana nous manquera c’est certains! Malgré la barrière de la langue, nous n’oublierons jamais tout nos rires, nos moments à chanter,  nos trajets avec la musique mongole en fond sonore, ou encore les clips musicaux diffusés sur sa tablette accrochée au rétroviseur, que de bons moments! Khana fut un excellent chauffeur qui maitrisait son véhicule à la perfection : en 15 jours, pas une panne, pas une crevaison et pourtant lorsqu’on voyait l’état des pistes… cela nous laissait la plupart du temps perplexe!  Difficile de se dire que nous ne le reverrons plus mais ainsi est le voyage.

 

Lors du vol pour le Gobi, les turbulences sont très présentes, elles dureront d’ailleurs pendant l’heure entière du vol. Ce matin là, nous sommes tellement fatigués que malgré les secousses dans tout les sens, nous arrivons tout les deux à trouver le sommeil dans l’avion (de façon permanente pour Max qui n’a rien senti et de manière saccadé pour Joh qui se réveillait relativement souvent). Arrivés à l’aéroport de Dalanzadgad,  nous rencontrons Mitre, notre nouveau chauffeur, avec son minivan russe. Ce dernier change beaucoup du van 4×4 que nous avions, nous sommes impatients de découvrir l’intérieur 🙂 sauf qu’une fois en route autant dire que ça secoue énormément, beaucoup plus qu’avec le van précédent 😛

 

 

 

 

 

 

 

Gobi – Jour 1

 

 

Nous avons la chance de tomber sur les fêtes du Naadam juste à l’entrée de la ville, nous y passons un très bon moment et découvrons l’ensemble des disciplines sportives (article à venir sur le sujet). Avant de partir dans le désert, petit tour en ville, histoire de faire quelques courses et nous voila en route. Cette dernière est très longue, voir interminable, nous mettons 2h30 pour rejoindre le camp de yourtes Gobi Tour ou nous passerons la nuit. Durant le trajet, tout est très plat et le temps est de plus en plus menaçant, c’est assez rare dans le Gobi. Il faut savoir que le désert de Gobi n’est pas un désert que se compose que de sable comme beaucoup l’imagine. Il y a en effet une partie avec des dunes (5%) mais le reste est un immense paysage semi vallonné, assez caillouteux, qui s’étend à perte de vue avec parfois une yourte perdue au milieu de nul part. C’est le type d’endroit ou l’on peut rouler des heures et des heures sans croiser le moindre signe de vie (d’où le  nom de « désert »).

 

 

 

 

Nous arrivons au camp de yourtes à la mi journée, ou le temps est pluvieux. Ce temps gris et brumeux donne un l’endroit un coté des plus mystérieux, on se croirait au bout du monde! Il est très surprenant, après avoir rouler 2h30 sans croiser personne, de se retrouver là, en plein désert avec ce camp de yourtes qui semble sorti de nul part. On se demande limite si il il y a vraiment beaucoup de personne qui prenne le temps de venir jusqu’ici car quand on voit l’immensité du désert ou il n’y a rien à perte de vue et l’état des pistes ou nous avons passé 2h30 dans le van à être dandinés dans tout les sens…  Enfin, si nous sommes arrivés jusqu’ici tu te doutes bien que c’est parce qu’il y a quelque chose à voir sinon nous n’y serons certainement pas allés (et à ce moment là, on imaginait pas à quel point on allait se prendre une claque)

 

 

 

 

 

Après avoir déjeuné le midi sous la yourte centrale, nous en profitons pour aller roupiller une petite heure, car entre la courte nuit à dormir sur des chaises de l’aéroport et le trajet des plus acrobatiques nous sommes cuits. Cette petite sieste nous fait un bien fou et au réveil, belle surprise, le soleil repointe timidement le bout de son nez, parfait 🙂 C’est donc ainsi que nous remontons dans le van pour quelques minutes de trajet afin d’arriver aux magnifiques falaises de Bayanzag! Ces dernières sont également appelées « falaises enflammées » de part leur couleurs rouge et ocre mais aussi « Cimetière des Dragons » suite aux grands nombres de fossiles de dinosaures retrouvés sur place.

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous passons plus d’une heure à nous balader dans ce décors des plus magiques et clairement, nous sommes scotchés par la beauté du lieu! Qu’il est impressionnant de voir de telles falaises plantées là, au milieu du désert. L’immensité du territoire de là-haut est juste incroyable, autant dire que nous nous sentons telles des fourmis dans ce cadre hors du commun.

 

 

 

 

Par moment, l’endroit nous fait limite penser à un genre de canyon et cette couleur orangée qui pète à travers le soleil et les nuages gris… les mots nous manquent tant nous vibrons! Dans tout les cas, une chose est sur, cela valait vraiment le coup de faire toute cette route pour se retrouver ici! Nous nous sentons vraiment privilégiés de découvrir ces paysages des plus surprenants.

 

 

 

 

De retour au camp de yourtes, nous passons une partie de la fin d’après-midi à jouer au basket avec les jeunes de la famille. Les mongols sont vraiment doués que se soit au basket ou au volley, ils nous auront donner du fil à retordre pour mettre quelques paniers. Après le diner, nous assistons avec d’autres groupes Horseback, à un spectacle de chant diphonique (le Khoomii) et de Morin Khuur (violon mongol), le moment est très sympa! A la fin, un des chanteur, annonce en mongol qu’il veut organiser un concours de chant diphonique et que chaque guide doit sélectionner une personne de son propre groupe pour tenter sa chance. Khuyga choisi Max, mais comme ce dernier a compris ce qui l’attend, il décide d’un coup de dire à Joh d’y aller à sa place :

 

Max : « Tiens ils t’attendent »

Joh : « Qui ça ils m’attendent? »

Max : « Va au centre de la yourte! »

 

Joh, qui à ce moment là réglait son appareil photo, se retrouve donc à aller au centre de la yourte avec 3 autres personnes, sans vraiment savoir ce qui l’attend. Une fois au milieu, les consignes sont dites, et chacun, à tour de rôle, va devoir tenter de chanter le fameux chant diphonique (autant dire qu’à ce moment là, Joh jette un regard noir à Max qui au passage rigole bien en voyant la situation, il l’a échappé belle 😛 ). Joh commence à s’imaginer qu’elle va clairement s’afficher, d’une car elle chante très mal et de deux car chanter du Khoomii est juste impossible à ses yeux au vu la difficulté de l’exercice qui est en réalité un chant de gorge. Heureusement les 3 autres personnes devant elle loupent l’exercice et elle se dit qu’elle ne sera donc pas seule à se ridiculiser ^^ Sous la yourte, l’ambiance est au beau fixe et tout le monde rigole à la vue des prouesses des 3 premiers participants, arrive à présent le tour de Joh… et là, sans le savoir, elle sort des notes… qui sont quasi justes! L’ensemble des mongols présents se décomposent de stupeur de voir une petite européenne réussir cet exercice impossible. C’est donc sous un tas d’applaudissement que se termine cette première partie du concours. Arrive par la suite la question : « Mais tu as déjà pratiqué ce type de chant? ». Réponse : « Pas du tout, c’est une première, j’ai tout fait au pif pensant faire n’importe quoi! ».

 

Joh se retrouve donc à gagner ce petit concours et la famille mongole qui tient le camp de yourte lui offre un magnifique jeu d’échec fait main : le tapis est en laine de mouton et les pions sont en forme de petits animaux taillés dans du bois. Un moment qu’elle n’oubliera pas! Les deux musiciens lui proposeront même de la parrainer afin qu’elle intègre gratuitement la prestigieuse école de chant diphonique d’Oulan-Bator. Joh est bien entendu honorée d’une telle proposition et elle n’en revient toujours pas d’avoir réussi à sortir les bonnes notes : « C’est très rare une européenne qui arrive à chanter ce type de chant, en plus une femme! » Oui car il faut savoir qu’en général le chant diphonique est un chant pratiqué par les hommes car il faut énormément de force au niveau du diaphragme pour sortir les notes. Avant de partir dormir, un des deux musiciens dit à Joh et Max une phrase en mongole que Khuyga leur traduit aussitôt : « Tout les deux vous êtes remplis d’ondes positives et votre vie va vous réserver de magnifiques choses à vivre » Autant dire que cela fait extrêmement plaisir à entendre surtout lorsque ça vient d’une personne que l’on connait à peine. En général, on dit des mongols qu’ils sont très superstitieux et qu’ils ressentent très bien les choses, dans tout les cas, nous, nous y croyons à ce qu’il vient de dire 🙂 

 

 

 

 

Gobi – Jour 2

 

Ce matin au réveil il pleut. En général dans le Gobi la pluie est quasi inexistante mais ce jour là c’est pas de chance, surtout que Khuyga nous apprend qu’il n’a pas plu en ce lieu depuis janvier 2017 (et nous sommes en juillet)…  Les locaux eux, sont ravis, car la vie commençait à devenir compliqué sans cette fameuse pluie, surtout pour abreuver leurs troupeaux car les quelques rivières présentes sont quasiment toutes à secs. Ce matin là, nous reprenons la route en direction des Dunes de Khongor dans le Parc national du Gobi Gurvan Saïkhan (la plus grande zone protégée du pays). Nous mettons 4h30 pour faire les 130km au programme, c’est pour dire à quel point la piste est de mauvaise qualité : il y a des trous partout et dans le van ça tremble de tout les cotés. Et oui! Le Gobi se mérite les amis! On accède pas à ces lieux spectaculaires en claquant des doigts. Autre point, nous ne croisons sur la route aucun signe de vie pendant les 4h30, c’est réellement impressionnant ! Et avec ce temps couvert, l’ambiance des paysages est vraiment mystérieuse, on se croirait limite sur une autre planète.

 

Après plusieurs heures de routes, nous commençons à apercevoir les fameuses dunes, mais avec ce temps, elles sont dans un  brouillard épais, que c’est triste! Nous ne pouvons malheureusement pas vraiment profiter du paysage. Nous arrivons, par la suite, en début d’après-midi, chez une famille nomade, chez laquelle nous passerons les deux prochaines nuits et la pluie continue de plus belle… Les yourtes sont situés non loin des dunes (enfin, à les voir nous avons l’impression qu’elles ne sont pas loin, en réalité il faut environ 1h de marche pour toucher les premiers grains de sable). Une chose nous attendri d’entrée, c’est ce magnifique troupeau d’une trentaine de chameau de bactriane qui est couché à quelques mètres des yourtes en total liberté. C’est absolument fou de les voir là, tout tranquilles, à nous observer avec leurs regards curieux. Nous attendions avec impatience de les approcher de près et il faut dire qu’ils sont réellement impressionnants car une fois debout, les plus grands peuvent atteindre les 2m50!

 

A savoir, l’hiver, ces chameaux ont le poils longs mais l’été ils sont tondus et la famille récupère le tout pour en faire du cachemire.

 

 

 

Nous devions à la base profiter de cette après-midi pour faire l’ascension de la plus haute dune du désert mais avec ce temps, autant attendre le lendemain car le panorama sera surement gâché au sommet. Nous décidons donc de passer un moment à observer nos amis les chameaux! Ces animaux sont vraiment très drôles, on peut les observer des heures sans s’ennuyer une seule seconde! A la fois curieux, craintifs et un brin hautain ces mammifères ont cette mimique de toujours mâcher dans le vide pour avoir un genre de renvoi qui leur facilite la digestion (et mieux vaut ne pas se trouver en face lors du renvoi car l’odeur peut te faire tomber raide 😛 )  Nous sommes autorisés à les caresser mais il ne faut pas oublier que ces derniers restent semi-sauvage et donc se méfient beaucoup.

 

 

 

 

Au bout de quelques temps à nous voir proche d’eux, certains tentent une approche et nous reniflent (et sur le coup c’est assez impressionnant de voir une telle bête s’approcher si près). Il suffit bien entendu qu’un approche pour que les autres commencent à suivre et on se retrouve vite entourés par la plupart du troupeau ^^ (en gros le chameau, c’est un peu comme le mouton, il y en a un qui fait et toute la troupe suit). Une autre chose nous fascine avec eux, c’est le fait de les voir évoluer en total liberté! Ici pas de barrières, pas de chaines, ils vivent libres! Et ça, c’est tout ce qu’on aime! Nous sommes loin des chameaux / dromadaires que l’on peut trouver dans certains pays, tout maigres, à faire des balades non stop avec tout un tas de touristes, enchainés en permanence! Certains chameaux tentent de s’approcher des yourtes, c’est fou comment ils sont curieux, mais le père de famille les renvoient vite à leur place avec des gestes brusques et toute la troupe s’éparpille au galop, sauf que quelques minutes plus tard… ces derniers recommencent 😀 et cela recommencera pendant une bonne partie de l’après-midi, nous sommes mort de rire.

 

 

 

 

 

 

 

Pendant que nous nous amusons à les observer, la petite fille de la famille est non loin de nous, elle nous observe elle aussi tout en rigolant. Sur le coup, nous nous demandons pourquoi ces rires et en nous approchant nous découvrons que cette dernière est entrain de nous dessiner avec les chameaux sur le mur d’une petite maisonnette avec une cré 😛 Elle s’échappe alors en courant et en rougissant et elle passera une partie de l’après-midi à jouer à ce jeu qui nous amuse également ^^

 

La famille reste malgré tout assez distante avec nous, tout comme dans la vallée de l’Orkhon. A part la petite fille, nous n’aurons malheureusement pas la chance d’apprendre à les connaitre d’avantage, dommage (nous t’en dirons plus dans notre article sur la rencontre avec les familles nomades). Nous terminerons donc la fin de la journée sous une genre de pergola à papoter avec d’autres voyageurs d’autres groupes Horseback, avec ce temps impossible de faire autre chose.

 

En fin de journée, quelques rayons de soleil font une apparition timides, nous en profitons pour tenter de rejoindre les premières dunes à pied au loin. Nous qui les voyions proches et bé en réalité, c’est une belle marche d’une heure qui nous attend et au bout d’une bonne demi heure, on ne voit même plus les yourtes. Comme quoi il est très facile de se perdre dans ce genre de décors car de loin, on ne se rendait pas compte de ce relief discret.

 

 

 

 

En cours de route nous tombons sur une rivière quasi asséchée qui ressemble à une petite oasis, avec les dunes non loin le cadre est vraiment superbe! Une fois sur le sable, c’est un vrai bonheur de nous retrouver tout les deux en ce lieu. Nous n’avons qu’une hâte, que le lendemain arrive car les dunes qui sont plus au sud sont beaucoup plus spectaculaires à voir. En attendant, nous profitons du pseudo coucher de soleil avec de gros nuages noir qui s’éloignent de plus en plus. Voir le désert sous la pluie c’était bien triste, cependant voir ce type de coucher de soleil avec des nuages menaçants sur le désert, c’est vraiment très sympa car la couleur des dune ressort très bien!

 

 

 

 

 

 

 

 

Gobi – Jour 3

 

Ce matin, bonne nouvelle, le ciel semble s’éclaircir de plus en plus! Nous en profitons donc pour faire une balade à dos de chameau pour rejoindre les dunes de Khongor. Ces derniers sont vraiment très tranquilles et toujours aussi sympathiques à regarder.  Une fois en selle, entre les deux bosses, nous prenons la route! La balade est paisible et qu’il est bon de profiter de ce cadre sur le dos de cet animal. De temps en temps les chameaux ont des genres de renvoi et pour le coup l’odeur est ici à vomir 😛 mais tout dépend du sens du vent, c’est un peu la surprise à chaque rot ^^

 

 

 

 

 

Une heure après, nous arrivons aux dunes. Celles ci sont déjà plus imposantes que celles ou nous étions la veille et quelle beauté! Ces dunes sont les plus spectaculaires du pays, elles s’étirent sur 180km de long pour 20km de large. Nous avons la chance de nous balader, seuls au monde dans ce décors… Les photos parlent d’elles mêmes :

 

 

 

 

 

 

 

C’est la première fois que nous mettons les pieds dans un désert de sable et c’est M.A.G.N.I.F.I.Q.U.E ! Nous sommes scotchés en voyant l’étendue de sable et surtout ce relief! Une fois au sommet, certaines dunes sont vertigineuses et le panorama au loin est grandiose : il n’y a rien à perte de vue! Avec la pluie tombée la veille, le sable a part endroit, des reflets plus foncés et avec ce ciel bleu qui arrive, les couleurs sont des plus flash! On se croirait dans un décors de cinéma! C’est sans aucun doute l’endroit qui nous aura le plus impressionné depuis le début de cette aventure en Mongolie. Après une bonne heure à nous balader dans le sable, nous retrouvons nos montures à deux bosses afin de rejoindre les yourtes.

 

 

 

 

 

Une fois le ventre rempli, nous reprenons la route en van afin de faire ce qui était prévu la veille : escalader la plus haute dune du désert de Gobi, qui fait 300m de haut. Une demi heure plus tard, nous arrivons au pied de cette dernière et là c’est juste waou! Comparé aux autres dunes, on note tout de suite la différence de taille! Sur le coup on pense que cela va être simple, mais en réalité, plus nous nous approchons, plus le dénivelé est des plus impressionnants et plus nous commençons à nous enfoncer dans le sable (et la on se dit : heureusement qu’il a plu la veille pour durcir un peu ce sable car sinon cela serait encore plus compliqué pour réaliser cette ascension). La température ne va pas aider non plus car oui dans un désert, il fait chaud! Et ce jour là, nous avoisinons les 40°C…

 

 

 

 

 

C’est donc d’un pas décidé que nous commençons à monter et des le début on lutte! Étant donné que l’on s’enfonce à moitié, nous avons l’impression de faire limite du sur place et avec cette chaleur c’est vraiment dur! La pente est également des plus raides et plus nous montons plus le dénivelé est impressionnant (pour Joh qui a le vertige autant dire que c’est un véritable challenge). Il faut donc monter à son rythme et surtout ne pas se retourner, garder à vue le sable devant soi et poser ses pieds dans les empruntes de la personne de devant afin de faciliter la chose. Nous sommes trempés de sueurs et buvons par petites gorgées pour ainsi économiser un maximum d’eau, car si on s’écoutait, on terminerait toute la bouteille d’un coup (ce qui en plein effort n’est pas bon).  La pente est tellement raide que Joh tente même de grimper à quatre pattes, mais clairement ici, elle a limite l’impression d’être sur un mur!

 

 

 

 

 

Tu l’auras compris, le sommet du désert de sable se mérite et c’est en un peu moins de 2h que nous arrivons en haut des 300m et quel spectacle à l’arrivée!!! Nos efforts se sont avérés payants, nous ne regrettons absolument pas d’avoir autant soufferts car cette vue est tellement magnifique! Tout en haut, nous marchons sur une arrête de sable de quelques centimètres de large, il y a de quoi poser les deux pieds cote à cote pas plus. D’un coté, nous avons toute une série de dune en forme de vague et de l’autre, ce dénivelé impressionnant avec le désert à perte de vue!  C’est tellement bon de voir, qu’au sein de ces grands espaces, l’homme n’a tracé aucune route ou autre! Cette nature vierge est tellement belle et rare à voir!

 

 

 

 

 

 

 

La descente, est quant à elle, beaucoup plus fun et se fait en à peine 10min! Certains se font glisser sur les fesses à fond les ballons (c’est assez drôle on se croirait par moment sur de la neige) et d’autres opterons comme nous, pour une descente avec des genre de mini sauts ou l’on s’enfonce dans le sable par les talons, et ou la sensation de vitesse est bien sympa aussi. Pas évident de se lancer quand on a le vertige mais une fois en route c’est tout de même très chouette! C’est incroyable de voir à quel point nous arrivons vite en bas!

 

 

Nous terminons cette magnifique journée aux yourtes avec d’autres voyageurs, d’autres groupes Horseback à papoter sur nos différentes aventures dans ce pays ou autour du monde. Durant la nuit, lors d’une sortie pipi, nous avons même la chance d’apercevoir la magnifique voie lactée. Le désert de Gobi est un endroit idéal pour tenter de l’apercevoir. Malheureusement, nous sommes tellement crevés que nous avons la flemme de sortir l’appareil photos qui est rangé dans nos sacs sous la yourte, résultat, pas de photos de ce jolie spectacle que nous gardons pour nous (et aujourd’hui on s’en mord un peu les doigts de ne pas avoir immortalisé la chose tant c’était grandiose)!

 

 

 

 

Gobi – Jour 4 et dernier jour…

 

Ce matin, nous quittons la famille nomade chez qui nous avons passé les deux dernières nuits pour partir explorer un nouveau type de paysage : les canyons! Nous mettons 4h30 pour réaliser les 140km jusqu’au premier canyon de Dungenee. Le temps est à nouveau couvert ce matin et nous avons de temps à autre, quelques goutes de pluie. Nous qui pensions crevés de chaud dans le Gobi, pour le coup c’est loupé ^^ Le temps était beaucoup plus clément dans les autres régions visitées 🙂

 

 

 

Une fois dans ce premier canyon, nous nous y arrêtons pour déjeuner. Nous sommes entourés de grands murs de pierres avec au milieu une petite rivière qui ruissèle. Par endroit, la roche forme des couloirs relativement étroits et il est impressionnant d’observer la van y passer pile poil ! Les chauffeurs ont vraiment une maitrise hors norme de leurs véhicules!

 

 

 

 

Nous poursuivons l’après-midi avec le canyon de Yoliin Am, 20km plus loin (1h) ce qui mot pour mot veut dire « Gorges au gypaètes barbus » : un rapace qui règne en maitre en ce lieu. D’entrée, celui ci est beaucoup plus spectaculaire que le précédent. Nous nous enfonçons au sein de ces énormes blocs de roche avec une végétation autour très luxuriante.

 

 

Une fois à l’intérieur, on s’y sent très petits et certains endroits sont relativement étroits. Il est dit que la rivière qui traverse ce canyon est présente sous forme de glace durant toute l’année car les rayons du soleil n’arrivent pas à parvenir jusqu’à cette dernière pour dégivrer le tout. Cependant, nous ne constaterons aucune forme de glace. Notre guide nous informe qu’il a fait tellement chaud ces derniers temps que tout a dégivré, par conséquent nous ne marcherons pas sur l’épais manteau de glace normalement présent en ce lieu. En échange, nous aurons le droit de traverser la rivière en sautant des gros cailloux à plusieurs reprises.

 

 

 

 

Nous passons deux bonnes heures à nous balader au fond de ce magnifique canyon. Nous avons d’ailleurs la chance d’apercevoir le fameux rapace et même quelques bouquetins de Sibérie présents sur certaines pentes escarpés en hauteur. D’autres prédateurs sont également présents ici comme le léopard des neiges ou encore le mouton argalis mais nous ne les verront pas.

 

En fin de journée, nous arrivons chez une famille nomade, ça sera notre dernière nuit dans la steppe avant de rejoindre la capitale en avion le lendemain (avant de rentrer en France par la suite). Inutile de dire que l’heure est à la nostalgie! En soirée, nous en profitons pour grimper sur un genre d’énorme rocher présent à coté des yourtes, histoire d’observer pour la dernière fois ces étendues infinies que l’on ne trouve nul part chez nous. On prend conscience à ce moment là, que nous avons vécu un voyage absolument dingue et que le retour à la réalité risque d’être bien difficile.

 

 

 

 

 

 

 

Tu retrouveras le bilan de notre aventure en Mongolie prochainement en cours d’un article ou nous te présenterons notre ressentie sur cette expérience à la fois par écrit et en vidéo :

 

 

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