Mongolie

La nourriture en Mongolie

Avant notre départ, on va dire qu’on se posait pas mal de questions sur ce sujet. Nous avions lu de plus des avis assez mitigés du genre : « Ne vous attendez pas à bien manger », « La nourriture mongolie… C’est très spéciale » ou encore « Si vous voulez faire un régime c’est le voyage idéale » Autant dire qu’on s’attendait vraiment à gouter plein de choses bizarres (du moins pour nous) du coup, de peur d’avoir faim, nous sommes partis avec tout un tas de barres de céréales et de fruits secs dans nos sacs à dos 😛

 

Diner chez une famille nomade

 

 

 

Alors verdict? Elle est comment l’alimentation en Mongolie?

 

 

Contre toute attente, et ce fut une belle surprise, nous avons très bien mangé, voir même beaucoup mangé! Oui notre guide nous servait en général de sacrées portions et les familles qui nous ont accueillis, des plats bien copieux. Au final on a plus distribué nos barres de céréales et nos fruits secs plutôt que de les manger ^^ D’ailleurs, les mongols ont adoré nos fruits secs! Au début, ils regardaient ça avec un air sceptique puis une fois goutés, miam! Le paquet partait très vite! 🙂 Les enfant, eux, étaient plus attirés par les barres de céréales.

 

Le petit hic, cependant, c’est que la nourriture mongole n’est pas très variée. Les principaux plats tournent autour des animaux d’élevages comme le mouton, la chèvre, le yak, le bœuf et plus rares: les chevaux (spécialement l’hiver car riche en fer) et les chameaux. Ces viandes sont toujours bouillies et accompagnées de pâtes, riz et/ou patates, façon goulache. Vu les conditions de vies difficiles dans la steppe, les plats sont relativement copieux et riches en graisses afin que ça tienne au corps et il n’est pas rare de voir des féculents mélangés ensemble style riz/patate ou encore patate/pâtes. La viande qui revient le plus souvent est le mouton, mais cette dernière est très forte. Joh avait une préférence pour celle de chèvre et de yak (beaucoup plus douce). Max, quant à lui, n’avait aucun préférence, tout passait très bien ^^

 

A savoir : les mongoles n’abattent jamais de jeunes animaux

 

Concernant la boissons, les mongols boivent principalement du thé au lait salé. Ce dernier peut être mélangé avec de la farine ou encore du riz afin de le rendre plus consistant, le tout accompagné de « Boortsog » (petits gâteaux frits). Les produits laitiers sont également très présents dans leur alimentation

 

Et les légumes dans tout ça ? Il y en a très peu, surtout à cause des températures extrêmes l’hiver (récoltes difficiles). En général ça se résume à carottes et choux.

 

Les mongols ne mangent qu’un plat consistant avec de la viande par  jour, en soirée, et le reste de la journée ils boivent du thé au lait. Nous concernant, nous avions bien nos trois repas quotidien. Nous mangions local chez les familles, mais également dans les camps de yourtes et quelques fois dans des petits restaurants. Lorsque nous mangions en pleine steppe, lors de nos pauses sur la route, c’est note guide qui préparait les repas avec un réchaud et en général, cette cuisine était plutôt européenne. Les petits déjeuners restaient dans l’ensemble assez classique : confiture, nutella, brioche, jus de cerise, thé au lait de yak salé, œufs, petits gâteaux secs.

 

A savoir : en général les mongols ne prennent pas de dessert et ils favorisent la viande pour l’hiver alors que l’été se sont plus les produits laitiers

 

 

Préparation du déjeuner dans la steppe

 

 

 

Ces plats / aliments / boissons que nous avons aimé :

 

 

  • Le thé au lait de yak salé : clairement, au début, nous étions un peu sceptique et finalement nous avons trouvé que ça se buvait très bien. Nous l’avons bu nature, sans farine, riz ou autre aliment à l’intérieur. On en avait toujours à disposition lors de nos repas.

 

  • Le Boortsog : ce dernier est un petit gâteau frit qui se déguste en général avec le thé et nous avons adoré! Nous en avons eu chez les deux familles nomades qui nous ont offert le thé et à chaque fois, ce fut un régal! C’est typiquement le genre de gâteau que tu manges par pure gourmandise, bien qu’il laisse quelques trace de gras sur les mains.

 

 

 

  • Le jus de cerise : ici, à l’inverse du jus de fruit classique que l’on boit chez nous au petit déjeuner, nous avions du jus de cerise et ce dernier était très bon! Dans les camps yourtes, ce dernier était même servi avec des vrais cerises à l’intérieur.

 

  • Le khuushuur : Ce plat est un véritable délice! Nous avons adoré! Et d’après notre guide c’est un peu comme le Mcdo mongol. Il s’agit en réalité d’un genre de chausson (réalisé avec de la farine et de l’eau) qui est farcit avec de la viande, de l’ail, des oignons. Le tout est très gras mais vraiment trop bon.

 

 

 

  • Le buuz : ce sont les fameux raviolis mongols, la pâte est réaliser avec de la farine et de l’eau et ils sont garnit avec de la viande principalement de mouton. Joh a préféré cependant ceux qui étaient à base de viande de chèvre car beaucoup moins forts. Ces raviolis sont très consistants, nous étions vite calés (en général 2 nous suffisaient).

 

 

 

  • Le tsuivan : encore un plat que nous avons adoré! Il s’agit de pâtes style « nouilles » préparées avec quelques légumes (carottes, poivrons) et de la viande en lamelle. Nous en avons mangé à la fois chez les familles nomades mais aussi en restaurants et à chaque fois, ce fut un vrai délice!

 

 

 

  • Le khorkhog (ou barbecue mongole) : encore un plat qui a fait frémir nos papilles! La préparation est quant à elle assez particulière! Premièrement, on découpe de la viande de chèvre ou de mouton en la gardant avec les os. On continue en mettant plusieurs pierres de la taille d’un poing dans le feu afin de les faire chauffer. Une fois ces dernières chaudes, on les placent avec la viande dans un récipient en métal et on recouvre le tout avec patates et carottes. On y rajoute de l’eau et on remet le tout sur le feu pendant environ 1h  / 1h30. A la fin de la cuisson, le khorkhog  est prêt à être dégusté et les pierres sont devenues noir (à cause du feu et de la graisse de l’animal absorbée). Les invités sont amenés, avant de commencer à manger, à prendre une pierre chaude dans leurs mains, les mongols considèrent que cela est bénéfique pour leur santé. On mange ensuite le tout avec les doigts.  Nous concernant, nous avons joué le jeu avec les pierres et autant dire que nous n’avions jamais eu les mains aussi grasses 😛

 

 

 

 

Ces plats / aliments / boissons que nous n’avons pas aimé :

 

  • L’aaruul : c’est un genre de formage qui se compose de lait bouillie qui a séché au soleil par conséquent ce dernier est ultra dur! Ce dernier est souvent proposé lorsque tu arrives chez une famille nomade en petits morceaux. Le gout est très fort, ce n’est vraiment pas passé. Un seul bout nous avait amplement suffit histoire de faire bonne figure.

 

  • Le Zuukhiit : c’est une genre de crème de beurre réalisée avec du lait porté à ébullition. Nous en avons gouté au petit déjeuner sur de la brioche et avons trouvé ça assez écœurant.

 

  • Les boyaux : lorsque nous avons passé deux nuits dans une guesthouse mongole, en arrivant le premier soir dans la salle commune, nous avons aperçu sur le feu cette chose qui nous semblait être une saucisse. En réalité pas du tout puisqu’il s’agissait des boyaux d’une chèvre… Ce qui bouillait était donc les intestins suivi des poumons, du cœur etc Joh s’est juste contentée de regarder tandis que Max a gouté le poumon et a trouvé ça très bon 😛

 

  • La marmotte : cet animal est à la base protégé et ne doit pas être mangé mais les mongols en raffolent et font souvent (et discrètement) abstraction à la règle. La préparation d’une marmotte se déroule donc en général dans le plus grand des secrets en pleine nature, loin de tout car l’odeur est très forte. Nous avons donc pu en gouter un bout… Max a adoré et Joh pas vraiment… Comme une impression de mâcher du caoutchouc.

 

 

 

  • L’airag : sans doute le pire truc que nous ayons gouté dans notre vie! Et dire que les mongols en raffolent! Ici rien que l’odeur nous faisait limite tombés raides! C’est le fameux lait de jument fermentée et autant dire qu’en Mongolie cette boisson est on ne peut plus sacrée! Tout refus d’en boire est donc bien entendu mal vue (au moins tu es prévenu ^^). L’airag est souvent proposé en guise de bienvenue lorsque l’on rentre sous la yourte d’une famille nomade. L’airag se confectionne à partir de lait de jument que l’on mélange avec du ferment de l’année précédente dans une grande poche en peau de vache (Khökhüür) et que l’on va battre. Cela donne une boisson à la saveur acide, mais très rafraîchissante et est faiblement alcoolisée (environ 2 à 3% d’alcool) définition prise sur le site d’Horseback Lorsque Joh en a bu la première fois, c’était lors du Naadam et elle pensait que le guide lui avait tendu un bol de thé au lait de yak salé. En réalité pas du tout et elle a vite déchanté des la première gorgée ce qui lui a valu les moqueries du guide, du chauffeur et de Max (qui d’ailleurs n’a pas fait le fier à son tour derrière héhé ^^). Par la suite, lorsque l’on nous proposait l’airag sous la yourte, on ne faisait que tremper les lèvres en faisant semblant de faire une ou deux gorgée puis nous passions le bol à la personne d’à coté (histoire de ne pas manquer de respect à la famille). L’airag est également utilisé à des fins thérapeutiques, par exemple l’été, les mongols s’en mettent sur le dos, cela guérirait les maladies liées aux poumons l’hiver

 

Joh buvant de l’airag lors du Naadam

 

 

  • Les glaces au lait de yak : notre guide a eu la gentille de nous en offrir lors d’une pause dans un village et faut dire que c’est très fort. Une nous aura amplement suffit.

 

 

 

 

Avons nous été malade avec ce type d’alimentation ?

 

Max non, Joh oui mais cela n’a duré qu’une seule journée à la mi parcours ou on va dire que les toilettes étaient son ami (on va épargner les détails hein ^^). Dans ce genre de moment, lorsque tu es sur la route, difficile de s’isoler tranquille dans la nature lorsque la steppe est plate… On va dire qu’il ne faut pas avoir d’envie pressante car par endroit, on peut marcher un bon moment avant de pouvoir se cacher 😛 Ce type de désagrément lui est arrivée aussi la première semaine du retour en France, surement à cause du changement radical de nourriture et de style de vie. Dans ce genre de moment le Spasfon sera ton meilleur ami 😛 Sur ce point, bien entendu, tout dépend des organismes de chacun à accepter ce changement de nourriture, certains l’acceptent très bien, d’autres peuvent avoir plus de mal. Nous avons par exemple, par moment, croiser des groupes ou des personnes avaient été malades sur 4 – 5 jours. Prévoir une bonne trousse à pharmacie est donc indispensable à nos yeux pour vivre ce voyage au mieux.

 

 

 

 

Pour conclure :

 

Nous avons donc dans l’ensemble très bien mangé au cours de ce voyage et nous n’avons pas maigri comme beaucoup nous l’avait dit au moment du départ. Nous n’avons au passage pas grossit non plus car au vue du rythme, nous bougions en permanence et heureusement car la nourriture était très riche! Ce qui nous a beaucoup surpris ici c’est le mode de conservation de la viande. Une fois par exemple, notre guide avait acheté un morceau de chèvre au supermarché du coin lors de notre passage dans un village. Nous avons trimballé la chèvre dans un simple sac plastique pendant 2 à 3 jours de route avant de la manger. Au final, cette méthode n’est pas à craindre car en Mongolie la viande est bouillie (ce qui tue les microbes) mais faut dire que chez nous, c’est assez rare de voir ce genre de scénario ^^ Il n’est donc pas rare, parfois, lorsqu’on arrive chez une famille de voir un morceau de chèvre ou de mouton étalé sur une table pendant quelques jours en attendant d’être mangé.

 

 

 

Lors de notre retour en France on peut cependant te dire que nous avons banni la viande notre alimentation pendant toute la première semaine qui a suivi car pour être honnêtes, on saturait un peu (beaucoup) de manger de la chèvre et du mouton 😛 mais ça fait partie du jeu!

 

 

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4 réflexions au sujet de « La nourriture en Mongolie »

  1. Très intéressant, la Mongolie est un pays qui me fascine et que j’aimerais découvrir, mais j’appréhendais la nourriture, cet article me rassuer finalement, au moins on sait à quoi s’en tenir, merci !

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