Histoire de voyages

Culture, croyances et traditions mongoles

 

Les 5 grandes lignes de l’histoire de la Mongolie

 

  • Avant l’arrivée de Gengis Khan : formation des premièrs empires nomades des steppes et de l’élevage.

 

  • Arrivée de Gengis Khan (1167 – 1227) ce dernier est le fondateur de la Mongolie et possédait à l’époque le plus grand empire jamais connu par l’Histoire. Ses successeurs prendront la relève après sa mort. C’est à cette époque que nous viennent les premiers témoignages de voyageurs.

 

  • Tentatives de restauration du vieil empire échoué mais la Mongolie passe à ce moment là sous la domination des Mandchous, conquérants et maîtres de la Chine.

 

  • Années 1920 : prise d’autonomie de la Mongolie et révolution communiste qui libère les Mongols des Mandchous pour les faire passer sous l’obédience soviétique.

 

  • Années 1990 : Effondrement de l’URSS, démocratisation de la politique et la libéralisation de l’économie.

 

La culture nomade de Mongolie a donc subi de grandes transformations au XXe siècle, mais s’est bien conservée. C’est une culture à part entière et non un folklore.

 

 

 

Nomadisme

 

La population des éleveurs nomades mongols est très dispersée sur le territoire et vit encore sous la yourte (ou « ger »). La Mongolie possède la plus faible densité de population au monde, seulement 2 habitants en moyenne au kilomètre carré. Les pâturages étant rares, il faut à un éleveur des centaines d’hectares pour nourrir son troupeau. Il lui faut aussi se placer, avec yourte et bétail proche des points d’eau. Les familles nomades mongoles changent les animaux de pâturage à chacune des quatre saisons, nommées Uvuljuu (les pâturages d’hiver), Khavarjaa (les pâturages de printemps), Zuslan (les pâturages d’été) et Namarjaa (les pâturages d’automne).

 

 

 

 

Religions et Croyances

 

L’essentiel de la population est bouddhiste, mais perpétue également d’autres croyances. Les Kazakhs qui vivent essentiellement dans l’ouest du pays sont musulmans. Tous font preuve d’une remarquable ouverture d’esprit et d’un respect de l’autre, quelle que soit sa confession. Plusieurs ethnies mongoles et turques vivent en Mongolie, mais le milieu de la steppe les a tous contraints à adopter le même mode de vie nomade. Il y a donc une véritable fraternité entre ces populations de religion et de langue différentes qui vivent sous la yourte, à la campagne comme en ville.

 

Le bouddhisme est certes la religion principale de la Mongolie, mais ce pays est teinté par des pratiques chamanistes toujours très vivantes. Pour les Mongols, il n’y a pas d’antagonisme à fréquenter les temples bouddhistes et à visiter leur chamane attitré. Ce mélange de pratique donne un résultat très coloré, définitivement unique, et une très grande spiritualité et de très nombreuses superstitions.

 

Voici les différents éléments des croyances et de la religion en Mongolie:

 

  • le Fétichisme : se caractérise par la croyance que les objets possèdent des pouvoirs magiques ou sont habités par des esprits

 

  • le Totémisme : se caractérise par la croyance en la connexion entre l’origine d’un groupe et un totem défini, le plus souvent un animal. Le loup et le cerf sont les totems les plus familiers.

 

  • l’Animisme : c’est la conviction que toute chose possède un esprit particulier. Les Mongols aujourd’hui encore adorent les esprits du ciel, des montagnes, de l’eau et du sol, leur faisant des offrandes de produits laitiers, de vodka, de petits gâteaux, ou encore de thé, dans l’espoir que l’esprit de la montagne leur viendra en aide.

 

  • le Chamanisme : c’est communiquer avec les esprits des ancêtres et de la nature. Typiquement, le chamane est celui qui sait communiquer avec  » l’autre monde ».

 

  • Les montagnes sacrées : La tradition de vénérer les montagnes provient des temps préhistoriques. Les montagnes les plus sacrées (par ex., Otgon Tengel, Altan Ovoo) sont adorées régulièrement par des cérémonies nationales. Les montagnes de seconde importance sont quant à elle objet de culte pour les populations locales

 

 

  • Le culte des Ovoos : C’est un monument sacré traditionnel associé à l’origine au culte des Montagnes et du ciel. Il prend le plus souvent la forme d’un tas de pierres, et se trouve typiquement au sommet des collines et des montagnes, ou de tout autre endroit sur élevé. Dans les régions où l’on trouve peu de pierres, l’Ovoo peut être construit à partir de sable, de terre ou encore de branches d’arbres. Un Mongol ne doit jamais passer devant un ovoo sacré sans s’arrêter. Il doit descendre de son cheval et faire une offrande à ce dernier. Il doit également y ajouter une pierre. Le culte de l’Ovoo se déroule à la fin de l’été. Au moment de la vénération, trois branches sont placées sur l’ovoo et des drapeaux, confectionnés à base de tissus ou de papiers et recouverts de textes religieux, sont noués à celles-ci.

 

 

 

Fêtes et Traditions

 

La société Mongole accorde une place importante aux sports, avec des compétitions dans les « trois sports virils »: Tir à l’arc, course équestre et lutte. Tenues principalement lors du festival du Naadam. Les compétences et attributs exigés dans ces sports sont celles que l’on attendait des d’hommes mongols au moyen âge. (Le Naadam, « jeu » en mongol, est le plus grand événement traditionnel de Mongolie. Les jeux sont organisés du 11 au 13 juillet pour célébrer l’anniversaire de la révolution mongole de 1921).

 

Tsagaan Sar (ou lune blanche)! Pour les Mongols c’est la première fête de l’année, elle correspond au nouvel an lunaire. Il s’agit d’une grande fête familiale, avec de nombreuses cérémonies, qui dure trois jours. Les traditions de Tsagaan Sar sont vieilles de plusieurs siècles et sont très respectées par les Mongols. Tsagaan Sar symbolise le premier jour du printemps, quand l’hiver s’achève et que les températures commencent à se réchauffer. Cela correspond au mois de janvier ou de février du calendrier grégorien, en fonction des phases de la lune.

 

La nature, les chevaux et la steppe sont les thèmes populaires de la musique traditionnelle mongole. Les chants longs sont adorés par ces derniers. Les chansons originales ont été écrites il y a environ 800 ans et il y a des chants spécifiques pour les mariages, les fêtes et les cérémonies religieuses. Les Mongols ont fabriqués leurs instruments de musique à travers les âges utilisant le métal, la pierre, le bambou, le cuir et le bois. On trouve notament les instruments suivants:

 

  • le « Morin khuur » (ou la vièle à tête de cheval). C’est l’instrument le plus populaire en Mongolie. Il est censé représenter le mouvement et les sons du cheval. Chaque mongol s’efforce d’en avoir un chez lui.

 

 

  • La « flute Cuur »: elle a été crée pour reproduire et répondre au vent en haut des montagnes comme un « chant diphonique ».

 

  • Le « Khoomii » (ou chant de gorge): est un type de chant diphonique ancestral qui consiste à reproduire des sons naturels comme l’écoulement de l’eau, le souffle du vent, l’écho des montagnes, le grondement du tonnerre, le chant des oiseaux… Un chant diphonique se caractérise par une technique vocale qui permet de produire plusieurs notes simultanément au moyen d’un seul organe vocal en combinant divers types de voix et divers positionnement de langue ou des lèvres.

 

 

Jeux

 

Le jeu mongolle plus atypique est le Shagai, ou les « osselets », qui comme son nom le suggère se joue avec des osselets de mouton nettoyés et polis.

 

 

Ail Ger: Le jeu de l’Ail ger est un jeu traditionnel mongol qui se joue avec des pierres, un peu de la même manière que les enfants occidentaux jouent au « papa et à la maman » avec des poupées. Un petit cercle de pierres représentant la yourte est constitué, d’autres pierres sont placées à l’intérieur pour représenter les meubles et les objets domestiques. Des pierres de formes et de couleurs différentes sont assemblées hors de la « maison » et représentent les troupeaux de la famille. Ail ger a un aspect symbolique important et le voyageur tombant sur un tel jeu se doit d’ajouter une pierre représentant un nouvel animal, augmentant symboliquement la taille du troupeau de la famille et amenant ainsi la bonne chance.

 

Les courses de chevaux et de chameau, notaient chez les enfants. Pour une famille c’est une grande fierté de voir son enfant gagner.

 

La Tortue Multicolore (l’Alag Malkhii): est considéré comme le jeu symbolisant le mieux la richesse en Mongolie. En plus de divertissement, ce jeu, s’il est joué pour le Nouvel an, est supposé porter chance et prospérité à la famille et fertilité à ses animaux.

 

Les échecs: sont un des jeux traditionnels mongols les plus populaire, ainsi que l’un des plus anciens – quelques lettrés mongols arguent que les échecs sont en fait originaires de la Mongolie.

 

 

 

Tenues vestimentaires

 

Le costume national mongol est constitué du deel, d’un chapeau, de bottes, et d’accessoires. Bien qu’il y ait quelques différences entre les costumes des divers groupes ethniques mongols, tout deel suit le modèle général. Le deel moderne a des manches longues, un rabat large qui plie sur la poitrine avec des boutons sur la droite, un col haut et un bandeau de tissu autour de la taille.

 

 

 

 

Autres articles à découvrir :

Laisser un commentaire