Histoire de voyages

Ces choses à savoir et à ne pas faire en Mongolie !

 

La Mongolie est un pays oh combien différent du notre! On ne débarque donc pas sur place en terrain conquis.

 

Il convient de se renseigner un minimum sur le comportement à adopter, surtout lorsque l’on se rend chez une famille nomade. Ceci, afin de ne pas mettre tes hôtes mal à l’aise.

 

 

 

  • Les chauffeurs et les guides :

 

Les guides et les chauffeurs sont rémunérés suivant le niveau de salaire en vigueur en Mongolie. Tu es libre de leur offrir un pourboire en fin de voyage. Son attribution et son montant, en fonction du service rendu et de ta satisfaction, reste à ton entière appréciation. Par ailleurs, Il n’existe pas d’école de formation au métier de guides en Mongolie, la formation se fait sur le tas, avec l’expérience (n’oublie pas que ce pays n’est ouvert au Tourisme que depuis 20 ans).

 

 

  • Le rapport au temps :

 

Chose inconcevable à nos yeux d’européens toujours pressés par le temps, les Mongols et particulièrement les nomades ne portent pas de montres. Si cela donne l’immense avantage de ne pas se stresser toute la journée, cela a aussi un inconvénient : la ponctualité n’est pas toujours au rendez-vous. Quand tu seras en famille nomade tu seras peut-être confrontés à cette différence culturelle parfois un peu pesante.

 

 

  • Un accueil hors pair :

 

Les mongols ont la réputation d’être très accueillants, mais ils sont extrêmement timides. Traditionnellement, l’hospitalité mongole veut que, lorsqu’on entre dans une yourte, on offre de l’airak (lait de jument fermenté), du fromage et du thé salé et il est mal vu de refuser.

 

 

  • Offrir des petits cadeaux :

 

Les cadeaux en Mongolie font partie de la vie quotidienne. Lorsque l’on se rend chez des amis, ou que l’on part dans la steppe et que l’on sait que l’on va dormir chez une famille, on prend toujours avec soit des petits cadeaux. Ils font toujours plaisir, et pense à leur utilité chez les nomades: des cartes postales de la région d’où l’on vient, des photos ou des livres d’images de la France, des livres à colorier pour les enfants, des crayons, des vêtements bien qu’un peu usés encore en bon état, des crèmes de visage, des aiguilles, des fioles de parfum pour les jeunes femmes nomades, des fournitures scolaires, des bougies, du dentifrice, des brosse à dents, du savon, des bonbons, du chocolat, des stylos, des élastiques pour les cheveux des enfants, des cigarettes américaines pour les hommes, des briquets… etc. Preuve de savoir-vivre et d’amitié.

 

 

  • Comportement à adapter sous la yourte :

 

-La yourte est divisée en deux parties, à l’ouest se tiennent les hommes, à l’est les femmes et la porte de la yourte doit toujours faire face au sud, en direction du soleil. Ainsi, tous les ustensiles associés aux activités masculines, y compris le sac à airag, les selles, les fers rouges et le fusil de chasse sont gardés sur la gauche de la maison, près de la porte. Les outils de travail des femmes: ustensiles de cuisine, les barils d’eau et la théière sont gardés à la droite de l’entrée. Les lits sont placés sur chaque côté de la yourte. Les objets de valeur de la famille sont gardés au fond de la yourte, partie associée au respect. Chaque famille possède un ou plusieurs coffres en bois. Les vêtements, l’argent et autres articles de valeur y sont rangés dedans, et les icônes religieuses, livres, photographies de la famille etc sont exposés au dessus.

 

-La yourte se compose d’une armature en bois et d’une couverture de feutre. Les pôles centraux assurent d’une part la stabilité de la yourte mais sont aussi le symbole de la stabilité de la famille. La tradition interdit de s’y adosser, de passer ou de faire passer un objet entre les deux poteaux sous peine de casser les liens unissant la famille.

 

-Le feu du foyer est sacré. Il est interdit d’y jeter quoique ce soit.

 

 

-Il est considéré de mauvaise augure de marcher, de s’arrêter ou trébucher sur le seuil de la yourte en entrant. Les personnes voyageant en Mongolie au Moyen-Age ont rapporté que n’importe qui marchait sur le seuil du palais de Khaan était mis à mort.

 

-Le rite le plus important est l’échange des tabatières. Saisi de la main droite celle que l’on te tendra, admire-la, sent-la, fait coulisser le bouchon et prise un peu de tabac. Puis rend-la de la main droite en regardant ton hôte dans les yeux. De même, si l’on te tend un bol d’aïrag ou de thé, ne refuse pas. Ce que les mongols t’offriront sous la yourte est leur bien le plus précieux.

 

-Si tu souhaites faire des photos ou des vidéos, demande à tes hôtes si ils n’y voient aucun inconvénient.

 

-Si tu prends des photos sous une yourte, demande à ton guide de te noter l’adresse à laquelle tu pourras leur en envoyer un exemplaire. Et surtout, n’oublie pas de tenir promesse. Le mieux est encore de prévoir un petit appareil polaroïd afin de la leur laisser tout de suite. Les mongols sont tout aussi curieux de te rencontrer: emmène des photos de ta famille, de tes animaux de compagnie si tu en as, de ta maison, de ta ville… Elles briseront d’elles-mêmes la barrière de la langue.

 

-Marcher ou s’asseoir au nord d’une personne plus âgée que soi. Bien que les Mongols adhèrent moins rigidement aux valeurs confucianistes que d’autres peuples asiatiques, les aînées se voient traditionnellement accordés un considérable respect. Les plus anciens et plus respectés visiteurs s’assoient à l’arrière de la yourte, et les autres s’asseyant à leur côté par ordre d’âge décroissant.

 

-Passer entre le feu et l’arrière de la yourte. Le feu et l’arrière de la maison sont les deux parties les plus sacrées de la yourte. Les nomades croient qu’une ligne d’énergie passe entre ces deux points, et il ne faut pas la rompre. Tout visiteur doit donc entrer et sortir du même côté.

 

-Ne pas marcher dans le sens inverse des aiguilles d’une montre lorsque l’on monte ou démonte la yourte. Le «nar zuv», littéralement «la direction de la rotation du soleil» se référent en Mongolie au sens des aiguilles d’une montre. Les Mongols pensent que tout dans l’univers appartient aux cycles du temps et du mouvement, et il est important de se déplacer en harmonie avec ces cycles. Ainsi lorsque l’on rabat le toit de la maison, par l’exemple, on doit marcher dans la yourte dans le sens des aiguilles d’une montre.

 

-Amener des armes dans le foyer. Avant d’entrer dans la yourte, le visiteur doit retirer son couteau de sa ceinture et le pendre à la vue de tous, indiquant ainsi ses intentions amicales.

 

-Il est déconseillé de s’asseoir en tailleur ou même de rester debout.

 

-Ne pas siffler à l’intérieur de la yourte

 

-Ne pas s’amuser à toucher le chapeau d’autrui, ou, encore pire, tapoter la tête d’un mongol (même en dehors de la yourte).

 

-Ne pas marcher sur le « urgaa », sorte de lasso pour attraper les chevaux (même en dehors de la yourte).

 

-Ne montre pas les choses du doigt mais la main toute entière, la paume tournée vers le haut (même en dehors de la yourte).

 

 

  • Par respect pour l’environnement naturel :

 

Utilise des lingettes biodégradables ou munis toi d’un gant et d’un savon écologique. Ensuite, tant par respect pour leur croyance chamane qui honnit toute pollution de l’eau que pour la préservation de la pureté des cours d’eau, tu es prié de ne jamais uriner, te laver ou faire ta lessive à même les lacs, fleuves ou rivières. L’eau est sacrée! Se baigner ne pose par contre aucun problème.

 

 

  • Les Ovoos :

 

En haut des cols ou à certains croisements de chemins, tu ne manqueras pas de t’arrêter près des « Ovoos », un amas de pierres ou de branches de forme conique, considéré comme la résidence des esprits. Selon le rituel, les Mongols doivent y apposer des crins de chevaux ou du tissu. Sois patient, il convient d’en faire trois fois le tour avant de continuer son chemin.

 

 

  • Les montagnes :

 

Les montagnes sont également sacrées, il convient de ne pas demander le nom d’une montagne alors que celle-ci est visible.

 

 

  • La propreté :

 

Mélanger des affaires sales et propres. Les Mongols ont une grande estime pour la propreté, et ils pensent que permettre à des objets sales de toucher des objets propres va contaminer ces derniers. Ainsi, conformément à cette coutume, il est inacceptable, par exemple, de placer des vêtements sales dans le coffre familial.

 

 

 

Parlons à présent du « Parlé Blanc », mais que quoi s’agit il ? Ce sont des phrases typiques, que nous, hommes blancs, avons l’habitude d’employer, sauf que pour les mongols, la signification est tout autre!

 

  • Le mot « Merci »

 

Ne pas dire merci toutes les 30 secondes! En général, il faut remercier la famille uniquement lors du départ avec pourquoi pas un petit cadeau. Dire « merci » en permanence reviendrait à casser le lien entre la famille et vous même.

 

 

  • Le jeu du « J’ai volé ton nez »

 

Qui n’a jamais joué avec un enfant à lui voler son nez? Chose assez classique pour nous « hommes blancs »: attraper avec sa main le nez d’un enfant et faire apparaître son pouce entre son index et son majeur. Sauf que pour les mongols ce geste représente notre majeur en l’air… Ne fait donc surtout pas ce jeu sous peine de t’attirer les foudres de la famille.

 

 

  • « Dans combien de temps on arrive? » demandons nous au guide..

 

Les mongols assimilent cela au “Parlé blanc”. Le mongol pense qu’en répondant « on va arriver dans une heure » cela apporterait le mauvais œil sur le groupe avec par exemple une panne ou une crevaison. Prend donc ton mal en patience et si tu es impatient de connaître la réponse, essaye avec une façon détournée comme par exemple: « combien reste il de kilomètres? »

 

  • « Combien avez vous d’animaux » demandons nous à la famille nomade qui nous accueille…

 

Encore du “Parlé blanc”. Ici ne nous t’étonne pas d’obtenir une réponse des plus vagues car pour les mongols, annoncer le nombre exacte d’animaux qu’ils possèdent, provoquerait le mauvais œil soit la mort prochaine de plusieurs de leurs animaux. Cette question est donc mal vue, surtout si un animal venait vraiment à décéder par la suite, ils diraient alors que c’est de ta faute…

 

 

  • « Mais la voiture ne passeras jamais dans ce gué! » annonçons nous à notre guide et chauffeur lors du trajet…

 

Même principe que pour le nombre d’animaux, dire ce type de phrase porterait, d’après les mongoles, le mauvais œil. Fait leur confiance, ces derniers ont l’habitude des pistes en mauvais état et des gués à traverser. Si le gué ne venait pas à être franchit à cause d’une panne ou autre, ils diraient que c’est de ta faute.

 

 

Voici donc les 5 boulettes culturelles à ne pas commettre! Certes, à lire comme ça, cela peut faire sourire, mais en réalité, ces quelques phrases peuvent mettre tes hôtes en bien mauvaises postures. Ce n’est pas forcément évident de se rappeler de tout mais enfin voila, tout est écrit pour t’aider au maximum ^^

 

 

Cet article a été rédigé avec l’aide de notre road-book réalisé par l’agence Osm’oz Voyages et avec le site internet de l’agence Horsback Mongolia.

 

 

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